Et une gendarmerie prise pour cible, une ! - Yenne (Savoie), nuit du 3 au 4 décembre

Publié le par la Rédaction

 

Yenne : Deux cocktails molotov lancés contre la gendarmerie

 

Au village, en toute discrétion, l’histoire évolue de version en version. Oui, à Yenne, la brigade territoriale de gendarmerie de la commune a été la cible de plusieurs objets incendiaires. Non, il n’y a eu ni blessés, ni dégâts pharamineux.

 

Le méfait, rarissime dans notre département, a agité la nuit de vendredi à samedi, vers trois heures du matin. Plusieurs objets, qui pourraient être des cocktails Molotov, ont été jetés dans l’enceinte de la brigade.

 

Ils ont atterri dans la cour qui devance l’entrée du bâtiment, sur la voiture privée d’un militaire, qui a pris feu et a terminé entièrement calcinée. L’incendie s’est propagé à un second véhicule garé à côté. Celui-ci a également brûlé, avant que le sinistre ne soit maîtrisé par les pompiers.

 

Sur instruction du parquet du procureur de la République de Chambéry, une enquête a immédiatement été ouverte. Hier soir, les motivations de ce geste étaient encore inexpliquées. Personne n’a pour l’instant été interpellé.

 

Un petit village tranquille

 

Avisé, le maire de la commune n’a pas souhaité s’exprimer. Plus aucune trace de cette délinquance nocturne n’était d’ailleurs visible hier. Les deux voitures détruites avaient été enlevées.

 

Même dans la salle polyvalente du village, pourtant au centre des animations du Téléthon dans l’après-midi, «l’agression» ne nourrissait pas d’abondants commentaires. «Elle a été passée sous silence, nous a-t-on simplement confié. Il n’y a pas grand monde de ma connaissance qui soit au courant.»

 

Il faut dire que Yenne et ses même pas 3000 âmes ne sont pas réputées pour être un haut lieu de la délinquance savoyarde. Porte d’entrée du département, plantée à quelques kilomètres du tunnel du Chat, la vox populi y voit plutôt un petit endroit tranquille, davantage connu pour accueillir sur ses hauteurs… le seul camp naturiste de Savoie.

 

Aussi toutes les hypothèses peuvent être envisagées comme motivation à un tel acte criminel. Les investigations sont en cours pour les écarter, une à une.

 

Leur presse (Le Dauphiné Libéré), 5 décembre 2010.

 


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