Et deux vitrines UMP par terre, deux ! - Dijon & Montceau, nuit du 30 au 31 octobre

Publié le par la Rédaction

 Bourgogne : Les permanences UMP à Montceau et Dijon vandalisées

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, les vitrines des permanences UMP de Montceau et de Dijon ont été vandalisées.

 

 

Dans la nuit du samedi 30 octobre, deux permanences UMP de la région ont été vandalisées, celle de Montceau et celle de Dijon (lire ci-dessous). Les deux vitrines ont été complètement brisées. Deux enquêtes de police sont en cours.

 

«Ce sera la troisième»

 

À Montceau, la vitre de la permanence UMP a été brisée en plusieurs endroits, au moyen d’un objet qui n’a pas été retrouvé sur les lieux. Une plainte sera déposée mardi au commissariat de police. «Ce sera la troisième depuis que la permanence est installée là» a annoncé Marie-Claude Jarrot. L’élue UMP a précisé qu’il s’agissait selon toute vraisemblance d’un acte de «vandalisme pur, qui n’a rien à voir avec des revendications politiques et qu’il ne faut pas confondre avec ce qui peut se passer en journée». La permanence avait été récemment recouverte d’affiches et d’autocollants peu élogieux à l’égard du parti.

 

Ces dernières semaines en effet, les permanences des partis de droite ont servi de cible lors des défilés de manifestants. Celle de la toute nouvelle UMP départementale, rue Général-Leclerc à Chalon, a été tapissée à deux reprises. Et le 25 octobre dernier, le collectif chalonnais «Ma retraite, j’y tiens» est descendu dans les rues pour une «retraite aux flambeaux» qui a pris pour cible la grille d’entrée du Medef.

 

Leur presse (Émilie Bousseau, 
Le Journal de Saône-et-Loire), 1er novembre 2010.

 

 

Dijon : Le siège de l’UMP vandalisé

 

La vitrine du siège de l’UMP 21 a été brisée dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête de police a été ouverte.

 

 

Stupeur à l’UMP 21. Hier matin, le siège du parti présidentiel, situé au 38, boulevard de la Marne à Dijon, présentait un trou béant en lieu et place de la vitre en verre.

 

Le ou les vandales auraient agi dans la nuit de samedi à dimanche. D’après les premières constatations, aucun vol ne serait à déplorer. L’UMP a porté plainte, et la police a ouvert une enquête pour tenter d’identifier les auteurs. Alain Suguenot, président de l’UMP 21, n’a pas tardé à réagir : «Je suis scandalisé. Apparemment, il n’y a pas eu d’objet dérobé, ce qui signifie que cet acte n’est pas lié à un cambriolage mais à une volonté de violence délibérée.»

 

Un déni de démocratie ?

 

«S’il est confirmé qu’il s’agit d’un acte gratuit, je tiens à préciser que cette méthode lâche est l’œuvre de personnes qui ne reconnaissent pas la démocratie. Dans un contexte particulier (celui de la réforme des retraites, Ndlr), j’ai entendu parler d’autres formes d’action. J’ose espérer qu’il ne s’agit pas de cela», a indiqué hier le député maire de Beaune.

 

«On attend les résultats de l’enquête, j’espère qu’on aura les moyens de retrouver les auteurs. Si cet acte est une attaque contre un parti politique, c’est grave, car c’est une atteinte à la République», a ajouté Alain Suguenot.

 

Coïncidence ? La même nuit, la vitrine de la permanence UMP de Montceau-les-Mines a été vandalisée elle aussi. La vitre a été brisée en plusieurs endroits.

 

Le 19 octobre, la permanence UMP de Saint-Brieuc avait elle aussi subi des dégradations. Le 22 octobre, la permanence du président du groupe UMP du Sénat, Gérard Longuet, à Bar-le-Duc, et celle de la fédération départementale UMP du Doubs, à Besançon, ont été murées. Jeudi dernier, la permanence UMP de Cherbourg a subi le même sort.

 

Enfin, il y a dix jours, ce sont cette fois les locaux du Medef de Saône-et-Loire qui ont été visés par des actes de malveillance.

 

Leur presse (Nicolas Rouillard,
Le Bien Public), 1er novembre.

 

 

Charleville : L'UMP panse ses plaies

 

Dès jeudi soir, et hier matin encore, dirigeants et militants bénévoles de l'UMP ont nettoyé les lieux et dressé l'inventaire des dégâts après les incidents de jeudi.

 

 

«Non seulement les vitrines ont été brisées, mais les projectiles ont provoqué des dommages matériels dans les bureaux» a expliqué hier Else Joseph, secrétaire départementale du parti de la majorité présidentielle.

 

«Heureusement que personne n'était à l'intérieur au moment des faits. Par précaution, notre seule salariée et les éventuels militants qui auraient pu être présents avaient été conviés à quitter les lieux.»

 

Évidemment, une plainte a été déposée.

 

«Je conçois évidemment que des salariés ou fonctionnaires fassent grève, je conçois tout autant que des gens manifestent. Mais ce genre de casse, évidemment, ce n'est pas admissible» a déploré la conseillère municipale de Charleville.

 

«Nous devrons attendre plusieurs semaines pour que la vitrine soit remplacée. Par ailleurs, une photocopieuse et un ordinateur ont été détruits. Je ne sais pas comment nous allons travailler dans les temps qui viennent alors que le calendrier est chargé, avec notamment la préparation des Cantonales.»

 

La secrétaire départementale de l'UMP qui ne pouvait encore livrer d'estimation totale des dommages a indiqué par ailleurs que huit projectiles de poids avaient été retrouvés dans le local. Des dégâts ont également été constatés au niveau de l'association dont les locaux sont voisins (Cap emploi) et de l'entrée de la copropriété.

 

Leur presse (L'Ardennais), 30 octobre.

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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