Premiers échos de la journée du 6 décembre à Athènes et à Thessalonique

Publié le par la Rédaction

Grèce : incidents lors de manifestations, plus de 100 arrestations

Des heurts ont éclaté dimanche à Athènes et Salonique des milliers de jeunes manifestants commémorant la mort d’un adolescent tué par un policier il y a un an et les forces de lordre, qui ont arrêté plus dune centaine de personnes, selon la police et les médias.

La mort du jeune Alexis Grigoropoulos, tué par balles à Athènes dans la soirée du 6 décembre 2008, avait déclenché l
hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays qui avaient duré près dun mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.


À Athènes, les incidents se poursuivaient en milieu d
après-midi après la manifestation entre quelques dizaines de jeunes et la police.

Aux abords de la place Syntagma, dans le centre de la capitale, des jeunes vêtus de noir et cagoulés lançaient des pierres sur les forces de l
ordre qui ripostaient à coup de gaz lacrymogènes et de matraques.


Plus tôt dans la journée, le recteur de l
université dAthènes a été légèrement blessé dimanche lorsquun groupe de jeunes a occupé le bâtiment du Rectorat avant le début de la manifestation. Le recteur a été hospitalisé.

Des drapeaux rouges et noirs de groupes de la mouvance anarchiste étaient visibles sur le toit du Rectorat, selon un journaliste de l
AFP.


Des incidents ont également éclaté à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, où a eu lieu un défilé rassemblant quelques milliers de personnes, selon une source policière. Des heurts ont opposé manifestants et policiers qui ont riposté à coup de gaz lacrymogènes à des jets de cocktails Molotov et une dizaine de magasins ont été vandalisés, selon cette source.

Une quarantaine de personnes ont été arrêtés par la police à Athènes et une centaine à Salonique, selon des sources policières.


À Athènes, des manifestants, dont de nombreux jeunes, s
étaient rassemblés devant l’Université de la capitale à lappel dorganisations détudiants et de lycéens et aussi de partis de gauche pour commémorer la mort de ladolescent.

Les manifestations ont commencé après une cérémonie de recueillement tenue en privé dimanche matin sur la tombe de l
adolescent dans un cimetière du Vieux Phalère, dans la banlieue sud de la capitale, où la mère de ladolescent avait appelé les manifestants à défiler dans le calme pour honorer la mémoire de son fils, ont rapporté les médias.

Alexis Grigoropoulos avait été tué par un policier lors dun contrôle dans le quartier contestataire dExarchia, dans le centre dAthènes.

Afin de tenter de prévenir toute explosion de violence, la police grecque avait arrêté samedi dans toute la Grèce plus de 150 personnes, dont de nombreux militants de la mouvance anarchiste.

Leur presse (AFP), 6 décembre - 15h06.












D
éfilé à Athènes, un an après les émeutes


Des milliers de personnes ont défilé dimanche à Athènes à loccasion de lanniversaire des émeutes de lan dernier provoquées par la mort dun adolescent tué par la police.

Des échauffourées sporadiques ont éclaté entre des jeunes gens qui lançaient des pierres et les forces de l
ordre aux abords de la manifestation. Les policiers en tenue antiémeute ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des groupes de jeunes au visage masqué.


Les manifestants — quelque 3000 personnes, pour l
essentiel des étudiants, des anarchistes et des gauchistes — devaient converger sur le siège du Parlement, et de nouvelles manifestations sont prévues lundi.

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Un service est prévu dans la soirée dans le quartier d
Exarchia à la mémoire dAlexandros Grigoropoulos, le jeune de 15 ans tué par les forces de lordre le 6 décembre 2008.



Dimanche, des manifestants ont déployé dans le centre de la capitale une banderole avec le slogan «Souvenez-vous, souvenez-vous du 6 décembre !» Certains, vêtus de noir, scandaient «Policiers, cochons, assassins !»




Le nouveau gouvernement socialiste grec a mobilisé plus de 6000 policiers dans les rues d
Athènes pour éviter une réédition des violences de lan dernier, qui avaient touché Athènes et les principales villes du pays et provoqué des dégâts importants.

Ces violences avaient été attisées par la crise économique et les inégalités qui frappent durement la Grèce.

Selon la police, environ 150 militants anarchistes étrangers sont arrivés ce week-end en Grèce en provenance notamment de France et d
Italie.

Samedi, 75 interpellations de jeunes ont été effectuées par les forces de l
ordre en prévision de la manifestation dominicale.

Leur presse (Reuters), 6 décembre 2009 - 14h54.





Publié dans Grèce générale

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