Discussion sur la question énergétique Lundi 2 mai à Saint-Jean-du-Gard

Publié le par la Rédaction

Nucléaire, gaz de shiste, énergies renouvelables… :
des politiques énergétiques à la gestion des nuisances

Discussion ponctuée de lectures de textes

 

Lundi 2 mai, 18h, à la bibliothèque-infokiosque du 152, Grand Rue, à Saint-Jean-du-Gard

 

 

Le numéro 11 du Bulletin de contre-info en Cévennes vient de paraître. Ce bulletin se veut être un outil local d'informations et d'analyses sur les questions de conflictualités sociales, de contrôle et de répression tous azimuts, de nuisances en tous genres… Il est fait pour et par ceux et celles à qui il apparaît nécessaire de réfléchir et d'agir contre cette société d'exploitation et de domination, et de s'organiser en conséquence. Des rendez-vous sont fixés pour se rencontrer, discuter des textes du bulletin et de bien d'autres choses…

 

Le lundi 2 mai, il s'agira de mettre en lumière la question énergétique en tirant tous ses câbles.

 

Transports toujours plus rapides et plus loin, accroissement de la consommation pour faire tourner des industries qui nécessitent une production massive d'énergie… Il en découle, dès lors, une recherche effrénée de ressources qui se traduit par des conflits militaires pour le pétrole, l'exploitation de travailleurs dans les mines d'uranium ou la prospection de gaz de schiste aux quatre coins de la planète mais, aussi, l'implantation d'industries de production d'énergie dite «renouvelable», loin d'être sans conséquences…

 

Quel que soit le modèle de production énergétique, il s'agit de gérer «au moindre mal» les nuisances qui en découlent : de la catastrophe perpétuelle due aux rejets et aux déchets produits ainsi qu'aux incidents techniques quotidiens (comme la centaine qui ont lieu chaque année à Tricastin ou ceux que subissent les travailleurs de l'industrie…) jusqu'à La catastrophe planétaire à l'image de Fukushima. La gestion du risque, discipline en vogue dans les écoles d'ingénieurs, est un nouveau crédo économique qui flirte avec la peur et permet de contrôler les populations, qui n'ont d'autre choix que de se soumettre aux prétendus experts. Le plus important n'étant pas d'endiguer la catastrophe mais de perpétuer le système économique grâce à la docilité durable des administrés. Même la contestation, celle du nucléaire ou du gaz de schiste par exemple, est intégrée à cette logique. Les éco-citoyens se retrouvent à assumer le rôle de contre-experts nécessaires à la bonne marche du progrès. Toute tentative de remettre en cause la globalité du processus est écartée d'avance…

 

Questionner le nucléaire ou le gaz de schiste, comme le pétrole ou les énergies renouvelables, revient à questionner l'ensemble des rouages de cette société et à chercher les moyens de lutter contre le désastre en cours.

 

Bulletin de contre-info en Cévennes, 22 avril 2011.

 


Publié dans Terre et environnement

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