Deuxième journée de manifestations des ouvriers du textile au Bangladesh - 13 décembre

Publié le par la Rédaction

Bangladesh : nouvelles manifestations d'ouvriers du textile

 

Le mouvement social d'ouvriers du textile réclamant l'application d'une hausse salariale décidée par le gouvernement se poursuivait lundi au Bangladesh, au lendemain de la mort de quatre personnes tuées dans de violents heurts entre des manifestants et la police.

 

 

Plus de 4000 ouvriers ont bloqué des routes et organisé un «sit-in» dans le district de Gazipur, dans le nord du pays, l'un des principaux secteurs de production de vêtements destinés à des marques occidentales.

 

«Ils ont bloqué la principale route reliant Dacca à Gazipur», a déclaré à l'AFP un policier de Gazipur, Khandaker Shafiqul Alam.

 

Dimanche, quatre personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées alors que des dizaines de milliers d'ouvriers ont violemment protesté dans la capitale Dacca et à Chittagong (sud-est) contre les bas salaires.

 

La police a tiré à balles réelles et a utilisé des gaz lacrymogènes lors de ces manifestations violentes au lendemain de la fermeture par le groupe sud-coréen Youngone de l'intégralité de ses 17 usines à la suite de manifestations.

 

 

Les ouvriers du textile protestent contre le fait qu'une augmentation d'environ 80% du salaire minimum décidée le mois dernier n'ait pas encore été appliquée. Les employés les plus expérimentés manifestent aussi pour que cette hausse salariale s'applique également à leur catégorie.

 

Les quelque 4500 entreprises du secteur, qui fabriquent des vêtements pour des marques occidentales telles que Wal-Mart, H&M, Zara ou Marks et Spencer, doivent désormais verser aux ouvriers un salaire mensuel d'au moins 3000 taka (30 euros). Le minimum salarial précédemment fixé en 2006 était de 1662 taka.

 

L'annonce de cette hausse fin juillet, avant son entrée en vigueur le 1er novembre, avait provoqué de violentes manifestations d'ouvriers en colère contre une augmentation jugée dérisoire.

 

Ce mouvement social avait entraîné la fermeture d'usines dans la périphérie de Dacca ainsi que plusieurs arrestations de dirigeants syndicaux.

 

Le secteur textile, qui emploie 3,5 millions de personnes au Bangladesh (dont 85% de femmes) représente 80% des exportations du pays.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 13 décembre 2010.

 

 

 

 

 

Bangladesh : affrontements meurtriers entre des ouvriers du textile et la police

 

Des affrontements entre la police et des ouvriers de l'industrie textile ont fait au moins un mort et une centaine de blessés à Chittagong dans le sud-est du Bangladesh, a-t-on appris dimanche auprès de la police et des médias.

 

Selon un responsable de la police, Reza Al Hasan, les forces de l'ordre ont ouvert le feu et fait usage de gaz lacrymogènes après que des milliers de protestataires ont attaqué des usines et détruit des véhicules dans la zone industrielle de Chittagong, à 215 km au sud-est de la capitale Dacca.

 

Selon Reza Al Hasan, un ouvrier est décédé, mais il n'a pas donné de précisions sur les circonstances de sa mort. L'agence de presse bangladaise UNB faisait état de son côté de trois personnes mortellement blessées par balles, mais la police n'a pas confirmé ce bilan.

 

Kusum Dewan, un autre responsable de la police, a expliqué que les forces de l'ordre avaient d'abord tenté de disperser à coups de matraques les ouvriers qui lançaient des pierres, mais n'avaient pas réussi à maîtriser la foule. Il a précisé que 25 policiers faisaient partie des blessés et qu'au moins 25 personnes avaient été interpellées.

 

D'après les autorités, les affrontements de dimanche ont concerné une compagnie sud-coréenne, YoungOne, qui a dû suspendre l'activité dans ses 13 usines textiles samedi soir, après l'attaque des sites par des ouvriers demandant l'application d'un nouveau salaire minimum annoncé par le gouvernement en juillet. Le président de YoungOne, Kihak Sung, a toutefois affirmé que des personnes extérieures à l'entreprise, et pas des ouvriers, avaient attaqué les usines.

 

Chittagong est le principal port du pays et nombre d'entreprises locales et étrangères y ont installé leurs bureaux. La zone industrielle abrite environ 70 compagnies étrangères qui fabriquent essentiellement des vêtements, des chaussures et des bicyclettes et emploient environ 150.000 personnes.

 

Leur presse (AP), 12 décembre.

 

 

 

 

Bangladesh : 3 morts dans des manifestations d'ouvriers du textile

 

Trois personnes ont été tuées et de nombreuses blessées dimanche alors que des dizaines de milliers d'ouvriers du textile ont violemment protesté dans la capitale Dacca et à Chittagong (sud-est) contre les bas salaires, a annoncé la police.

 

La police a tiré à balles réelles et a utilisé des gaz lacrymogènes lors de ces manifestations violentes à Dacca et Chittagong au lendemain de la fermeture par le groupe sud-coréen Youngone de l'intégralité de ses 17 usines à la suite de manifestations des ouvriers.

 

Les ouvriers du textile protestent contre le fait qu'une augmentation des salaires décidée le mois dernier n'ait pas été appliquée.

 

«Trois personnes ont été tuées, dont un conducteur de rickshaw, mort après avoir reçu une brique», a indiqué Meshbahuddin, chef de la police de Chittagong.

 

Une cinquantaine de personnes ont été blessées dans une zone industrielle de Chittagong où 20.000 ouvriers ont attaqué des usines et un poste de police, a-t-il ajouté.

 

«Ils ont incendié des véhicules et attaqué nos policiers avec des briques et des pierres. Nous avons tiré à balles réelles quand ils sont devenus hors de contrôle», a indiqué un autre policier de Chittagong, le sergent Sheikh Abul Hasan.

 

À Dacca, 4.000 manifestants, essentiellement des femmes, ont incendié deux véhicules et bloqué une autoroute pour protester contre des employeurs accusés de ne pas avoir appliqué la hausse des salaires.

 

À Rupganj, à 30 km au nord-est de Dacca, quelque 5.000 ouvriers ont attaqué une usine appartenant à une joint-venture allemande, selon le chef de la police, Biswas Afzal Hossain. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

 

Une hausse controversée d'environ 80% du salaire minimum des employés du textile au Bangladesh est entrée en vigueur début novembre après des semaines de protestation cet été et le gouvernement a annoncé qu'il poursuivrait les entreprises qui ne l'appliqueraient pas.

 

Les quelque 4.500 entreprises du secteur, qui fabriquent des vêtements pour des marques occidentales telles que Wal-Mart, H&M, Zara ou Marks et Spencer, doivent désormais verser aux ouvriers un salaire mensuel d'au moins 3.000 taka (30 euros). Le minimum salarial précédemment fixé en 2006 était de 1.662 taka.

 

L'annonce de cette hausse fin juillet avait provoqué de violentes manifestations d'ouvriers, entraînant la fermeture d'usines dans la périphérie de la capitale Dacca, et les syndicats avaient demandé une plus forte augmentation, en vain.

 

Le secteur textile, qui emploie 3,5 millions de personnes au Bangladesh (dont 85% de femmes) représentait 80% des exportations du pays l'an dernier, qui se sont montées à 12,2 milliards d'euros.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 12 décembre.

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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