La police travaille à Montpellier

Publié le par la Rédaction

Deux heures de gazage intensif des carnavaliers montpelliérains

Affrontements entre anars et policiers

Comme les précédentes années, des incidents ont émaillé le traditionnel Carnaval, dit alternatif, qui s’est déroulé mardi soir dans les rues de l’Écusson.

Déjà, juste avant le début du défilé, les forces de l’ordre, sur réquisition du procureur de la République, ont effectué des contrôles dans le secteur de La Poste Rondelet, en fait non loin du squat révolutionnaire de la rue Ernest-Michel surnommé «Crève» par ses occupants.

Trois chars ont été interceptés : selon le commissariat, ils contenaient des dizaines de bouteilles de bière vides et des dizaines de petits ballons de baudruche remplis de peinture, autant de projectiles dont certains carnavaliers, catégorisés anars, auraient pu faire usage. Puis, vers 22 heures, alors que des cars de police occupaient les principales places (Sainte-Anne, Candolle…) où se termine traditionnellement le défilé, des affrontements, qui n
ont pas fait de blessé, ont opposé les forces de lordre — pressées de repousser les «gueux» à lextérieur du centre-ville — et une centaine de personnes déguisées. Le groupe a multiplié les tags, notamment sur les murs du McDo de la Comédie, ce qui a provoqué des échauffourées avec les vigiles du fast-food.


Puis sur le cours Gambetta et vers Figuerolles, les jeunes ont déplacé des voitures et jeté des cannettes sur les policiers, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Il n
y a pas eu d
interpellation.

Réaction d’un lecteur
Bande de menteurs ! Chars remplis de bombes à eau et de bières tout court. Les soi-disant échauffourées peuvent se résumer à ça : matraque, lacrymo, bombes. Une violence inadmissible de la part des policiers pour un carnaval qui aurait été pacifique sils ne sétaient pas évertués à nous traquer et à nous taper dessus. Quant aux soi-disant «non blessés» cest pas vous quavez pris, et un mec avec la tête ouverte dun coup de tonfa gisant dans une mare de sang jappelle ça un blessé moi, et sérieux en plus. La liberté de la presse ouais. La corruption non. Et le mensonge encore moins.

Leur presse (Midi Libre), 18 février.





Montpellier : Le Carnaval anime la ville malgré la pluie


On se serait cru à Dunkerque, hier soir, lorsque le traditionnel Carnaval a pris son départ des jardins du Peyrou. Mais malgré la bruine et la température polaire, 700 à 800 personnes ont fêté Mardi gras dans la joie en zigzaguant dans les rues de l’Écusson.

En tête, comme de coutume, l’association antillaise Karakwela et ses danseuses qui ont réchauffé les cœurs avec leurs danses endiablées sur lesquelles les suiveurs n
ont pas hésité à chalouper. En queue de cortège, comme dhabitude, une centaine de «gueux», ces alternatifs aux masques étranges et ingénieux, lun se promenant même avec une agréable chaudière à bois ambulante. Quelques tags (Nik le capital, Vive le Carnaval) à signaler et les policiers qui ont saisi, avant le départ, trois chars, dont un bonhomme de neige provenant du squat révolutionnaire «Crève», parce quils contenaient des dizaines de bouteilles en verre vide et des bombes à eau.

Leur presse (Midi Libre), 17 février 2010.




Vandalisme chez Raymond Couderc

La permanence électorale de Raymond Couderc, sise au 1 de la rue de Massane, dans le centre-ville de Montpellier, a été vandalisée pour la cinquième fois, dans la nuit de mardi à mercredi ; les panneaux représentant le premier élu biterrois et ses colistiers ayant été arrachés. Une cinquième plainte a été déposée.

Leur presse (Midi Libre), 18 février.


Publié dans Agitation

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