À propos de la mobilisation des sans-pap' à Bastille

Publié le par la Rédaction

 

La CGT a été contrainte à l’action par les grévistes quelle a mobilisés mais ne veut pas de cette action. 
Hier soir, il sest aussi passé ça :

 

Petite chronique ordinaire de l’abjection (ordinaire) de la CGT

 

 

Rassemblement hyper-fliqué par ses gros bras CGT qui sont en contact permanent avec les flics. Encerclement des sans-papiers par un cordon de sécurité qui ne les protège que des soutiens, évidemment.

 

 

La CGT n’a rien prévu pour tenir la nuit et lorsque de la nourriture arrive, les CRS déboulent comme des fous pour balancer la bouffe par terre. Des sans-papiers partent en vrille contre l’escouade de flics pour récupérer la bouffe, des gros porcs de la CGT déboulent aussi pour permettre aux CRS de faire leur sale besogne. Petite échauffourée entre des sans-papiers et des CRS avec le soutien des gros cons de la CGT. Des «soutiens» pas contents interviennent. On gueule contre les élus PCF qui paradent, dont Pierre Laurent, tête de liste Front de gauche aux Régionales qui me dit de me barrer si je n’aime pas les gros porcs de la CGT, laissant tomber son masque souriant de politicien et montrant l’expression hideuse de l’apparatchik.

 

Plus tard trois porcs de la cégète me tombent dessus et me dégagent du rassemblement, un copain se prend un coup de boule. Puis on voit le SO qui parle avec les flics pour pointer les indésirables. Un groupe de CRS débarquent pour nous demander de nous barrer.

 

Auparavant les élus PCF se sont fait photographier longuement en petite bande joyeuse avec en arrière-plan des sans-papiers. Voilà une fin de manif à la manière CGT.

 

Indymedia Paris, 27 mai 2010.

 

 

 

 

 

Bousculade sur les marches de l’Opéra Bastille

Le Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry communique


Le CTSPV et son Comité de soutien ont mobilisé une vingtaine de camarades pour la manifestation sur les retraites. Arrivant place de la Bastille nous avons vu un grand rassemblement sur les marches de l’Opéra.


Voulant venir en renfort de ce qui apparaissait comme une action de sans-papiers, nous nous sommes d’abord heurtés à un militants CGT qui nous a dit que nous n’étions pas désirés au sein du périmètre. «Du périmètre ?» Nous avons alors remarqué, qu’effectivement, des bandelettes, disposées à environ un mètre du sol, ceinturaient le rassemblement.


L’interdit semblait compliqué car ceux qui, parmi nous, faisaient partie d’une des onze associations pouvaient passer. Les sans-papiers aussi semblait-il.


Un groupe de sans-papiers du collectif a alors choisi de se positionner sur les marches avec la banderole qui nous avait servi pour la manifestation. Était inscrit d’un coté «Régularisation de tous les sans-papiers» et de l’autre «On paye des impôts On n’a pas accès aux soins». C’est ce dernier coté qui était exposé.


Au bout de quelques minutes, les camarades ont été tirés très violemment en dehors du «périmètre», d’abord par des militants CGT, puis avec l’appui d’une vingtaine de sans-papiers.


Nous avons ensuite discuté avec des grévistes de cette mise à l’écart musclée et scandaleuse. Puis nous sommes partis, notre présence n’étant pas désirée par les organisateurs.


Ce qui s’est passé renvoie évidemment à des désaccords.

— La CGT et les Onze réclament des «critères clairs de régularisation». Nous dénonçons l’arbitraire des préfectures mais nous ne réclamons pas de critères. Les critères, même «améliorés» ou «objectifs», seront toujours faits pour refuser la régularisation à une grande partie d’entre nous. 
— La CGT et les Onze ne parlent plus que de la régularisation par le travail et poussent les grévistes sans-papiers à chasser les CERFA. Nous nous refusons à entamer cette chasse car elle divise les sans-papiers entre ceux, minoritaires, qui peuvent en obtenir, et ceux qui ne peuvent pas. De plus, le gouvernement favorise cette tactique car cela s’inscrit dans sa politique d’immigration choisie. 
— La CGT, en central, malgré cette récolte des CERFA (qui se périment au fur et à mesure), ne dépose pas de dossiers. Nous oui (d’ailleurs des unions locales CGT le font aussi et Solidaires en constitue). À défaut de pouvoir obtenir des reculs du gouvernement sur les principes, il nous faut aujourd’hui obtenir les régularisations de ceux qui se sont battus. 
— La CGT et les Onze tissent des alliances avec des employeurs. Nous trouvons incohérent de dénoncer le dumping social et de faire alliance avec ceux qui le pratiquent. Les liens, il faut les tisser avec les autres travailleurs, car c’est de là que viendra la force qui fera reculer le gouvernement.


Malgré ces désaccords d’organisations, nous pensions que quand un combat est engagé par d’autres sans-papiers, il est juste de le renforcer. Les combats gagnés par les uns facilitent les batailles des autres. Et tous, sans-papiers de tel ou tel collectif, de telle ou telle grève, nous avons intérêt à la régularisation. Pour cela, nous avons voulu appuyer l’initiative à l’Opéra Bastille quand nous l’avons découverte en fin de manif. Mal nous en a pris.


Nous restons néanmoins convaincus que l’une des clés de la victoire est dans l’unité de tous les sans-papiers. Mais elle ne pourra se construire qu’en condamnant ce type de pratique.

 

Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry, 28 mai
zpajol - liste sur les mouvements de sans-papiers, 29 mai.

 

 

 



Des sans-papiers devant l’Opéra Bastille


Un millier de travailleurs sans-papiers en grève occupent depuis jeudi les marches de l’Opéra Bastille, sur la place de la Bastille à Paris, pour «obtenir enfin des critères de régularisation garantissant l’égalité de traitement entre tous les salariés», a annoncé vendredi la CGT, la préfecture de police avançant le chiffre de 350 participants.

 

«Le ministère de l’Immigration doit cesser de tergiverser. Le gouvernement doit publier un texte permettant à ces salariés d’être régularisés et de faire vivre leurs droits de salariés», a insisté la CGT dans un communiqué.

 

Les travailleurs sans-papiers «continueront d’occuper les marches de l’Opéra Bastille tant qu’ils n’auront pas obtenu des critères de régularisation clairs», a déclaré Francine Blanche, responsable confédérale de la CGT, en charge du mouvement des sans-papiers, à l’Associated Press. «Ils en ont assez et sont extrêmement déterminés», a-t-elle ajouté.

 

Des propositions de critères, définies en commun par les organisations syndicales et les employeurs, ont été soumises aux ministères de l’Immigration et du Travail lors de deux réunions, les 14 et 20 mai, mais ces derniers n’ont pas encore donné suite, a déploré la syndicaliste.

 

 

 

Dans un courrier adressé jeudi au Premier ministre François Fillon, la secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF), Marie-George Buffet, lui demande «de tout mettre en œuvre pour que les dossiers de ces salariés» soient examinés «avec la plus grande bienveillance». «Leur désarroi (…) incite à la plus grande humanité dans le traitement de ces situations particulières», ajoute-t-elle.

 

Onze organisations syndicales et associations soutiennent les quelque 6250 travailleurs sans-papiers grévistes depuis le lancement de leur mouvement, le 12 octobre 2009.

 

Leur presse (AP), 28 mai.

 

 

 

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