Delenda est Carthago - 31 janvier

Publié le par la Rédaction

La police travaille à Tunis

 

Avenue Habib Bourguiba,
lundi 31 janvier vers 16h25

 

 

Tunisie : la police disperse brutalement un rassemblement de jeunes

 

Alors que le calme était revenu depuis deux jours à Tunis, la police tunisienne a brutalement dispersé, lundi 31 janvier après-midi, à coups de matraque et de grenades lacrymogènes quelques dizaines de jeunes rassemblés dans le centre de la capitale, aux abords du ministère de l'Intérieur.

 

 

Des journalistes ont vu des policiers pourchasser des jeunes et les frapper violemment à plusieurs reprises à l'aide de matraques, alors qu'ils étaient à terre. Plusieurs personnes ont été interpellées et traînées sans ménagement vers des fourgons de police. Dans la matinée, de petits groupes de manifestants s'étaient retrouvés sur l'avenue Habib-Bourguiba, la grande artère du centre de Tunis, pour exiger le départ de tous les fonctionnaires du ministère de l'intérieur issus de l'ancien parti au pouvoir, le RCD de l'ex-président Ben Ali, certains exigeant même la démission du ministre récemment nommé dans l'équipe de transition.

 

Dans l'après-midi, quelques dizaines de jeunes étaient restés sur l'avenue alors que la plupart des manifestants avaient quitté les lieux. La police anti-émeute est intervenue pour disperser les derniers contestataires, alors que certains jeunes s'attaquaient aux vitrines de magasins. L'intervention de la police a duré moins de dix minutes, et le calme est immédiatement revenu dans le centre.

 

En dépit de quelques heurts sporadiques, la capitale ne connaît plus de violences depuis l'évacuation musclée de la place de la Kasbah vendredi soir, épicentre de la contestation contre le gouvernement de transition qui gère le pays depuis la chute de Zine El-Abidine Ben Ali le 14 janvier.

 

Leur presse (Le Monde), 31 janvier 2011.

 

 

Manifestation à Bizerte

 

 

La mobilisation continue et ne va pas s’arrêter tant que Mohamed Ghannouchi n'a pas démissioné. Aujourd'hui une grève générale à 100% à Kasserine, des marches et manifs partout inclus Tunis et Sfax et malgré la pluie, des villes autonomes à SidiBouzid ou des caravanes de la dignité se sont installées devant le gouvernorat protégé par l’armée. À Bouzeyen et Mazzouna où SuX est présent, on n’a vu aucun flic en activité. C’est beau quand c’est propre. Nous attendons les estimations des autres villes. Les jeunes Tunisiens, étudiants, lycéens et chômeurs sont furieux contre Mohammed Ghannouchi un Joker indépendamment que Ben Ali est au pouvoir ou pas (le comble de la dictature si vous voulez notre avis). Ici TAK Bizerte aujourd’hui en action avec bien sur notre Loup toujours présent.

 

Lundi 31 janvier.

 

 

La sous-préfecture de Kasserine pillée et saccagée [lors de la journée de grève générale]

 

La sous-préfecture de Kasserine, ville frondeuse du centre-ouest de la Tunisie, a été pillée et saccagée lundi par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contactées par l'AFP et l'agence officielle TAP.

 

Selon ces mêmes sources, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues dans cette localité, qui a connu des affrontements violents entre la police et des manifestants lors des émeutes qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali.

 

«Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et la maison du sous-préfet ce matin (lundi). Ils ont tout pillé et saccagé», a déclaré à l'AFP Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine.

 

«Ils ont tout pris, des meubles, des ordinateurs, des montants de fenêtres, de la vaisselle. J'en ai même vu avec des petites cuillers», a affirmé un autre syndicaliste, Sadok Mahmoudi.

 

Ils ont en outre affirmé que les pillards étaient «encadrés par des gens du RCD», l'ancien parti au pouvoir du prédisent déchu Ben Ali. Cette information n'avait pu être confirmée par d'autres sources.

 

Selon l'agence officielle TAP, «le gouvernorat de Kasserine a été ces dernières heures le théâtre de troubles».

 

«Des malfaiteurs ont attaqué des institutions et terrorisé les habitants», affirme la TAP, précisant qu'avaient été notamment visés les bâtiments de la sous-préfecture, la maison des jeunes et un lycée professionnel.

 

Les deux syndicalistes de la puissante centrale UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ont affirmé que l'armée, qui était présente, n'était pas intervenue pour mettre fin aux troubles.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 31 janvier.

 

 

Des attaques contre des établissements publics à Kasserine

 

Un climat de grande insécurité règne depuis quelques heures, lundi, dans le gouvernorat de Kasserine, après l'attaque perpétrée par un groupe de saboteurs contre des établissements publics, qui ont aussi semé la terreur dans les rangs des citoyens de la région.

 

Les actes de destruction ont notamment ciblé le siège de la délégation de Kasserine-Nord, la maison de jeunes, le siège de l'Institut supérieur des études technologiques et l'Office de l'élevage du cheptel à Kasserine.

 

L'absence des agents de sécurité et l'incapacité de l'armée à maîtriser l'explosion de violence dans la région ont contribué davantage à la détérioration de la situation.

 

Leur presse (TAP), 31 janvier.

 

 

Les troubles reprennent en Tunisie

 

Après un week-end calme et alors qu'une activité quasi-normale a repris lundi à Tunis, de nouveaux troubles ont éclaté à Kasserine, ville frondeuse du centre-ouest, où la sous-préfecture a été pillée et saccagée par des centaines de jeunes sans revendications affichées.

 

Selon des sources syndicales contactées par l'AFP à Kasserine et l'agence officielle TAP, la sous-préfecture, mais aussi un lycée, un local associatif et un cabinet de médecin ont été attaqués, sans que les forces de l'ordre n'interviennent.

 

Kasserine, un des bastions de la révolution tunisienne, avait connu des affrontements violents entre la police et des manifestants lors des émeutes qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali. Au moins 21 personnes ont été tuées début janvier à Kasserine et dans la localité voisine de Thala, selon l'ONG Human Rights Watch.

 

«Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et la maison du sous-préfet ce matin» (lundi), a déclaré à l'AFP Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine.

 

«Ils ont tout pris, des meubles, des ordinateurs, des montants de fenêtres, de la vaisselle. J'en ai même vu avec des petites cuillers», a affirmé un autre syndicaliste, Sadok Mahmoudi.

 

L'agence officielle TAP a confirmé que «le gouvernorat de Kasserine avait été ces dernières heures le théâtre de troubles». «Des malfaiteurs ont attaqué des institutions et terrorisé les habitants», a précisé la TAP, citant notamment la sous-préfecture.

 

Les deux syndicalistes de la puissante UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ont affirmé que les pillards étaient «encadrés par des gens du RCD», le Rassemblement constitutionnel démocratique, l'ancien parti au pouvoir du prédisent déchu Zine El Abidine Ben Ali.

 

Selon Choukri Hayouni, quatre jeunes arrêtés par des habitants de Kasserine alors qu'ils pillaient le cabinet d'un médecin ont «avoué avoir été payés par des gens du RCD pour semer des troubles».

 

«Il n'y a eu aucune activité aujourd'hui à Kasserine. Tout était fermé, écoles, administrations, commerces…», a poursuivi Choukri Hayouni, précisant qu'un «tract appelant à la grève générale lundi» avait circulé dans la ville la veille.

 

«Cet appel n'était pas signé. il ne s'agit en aucun cas d'un appel de l'UGTT», a précisé Sadok Mahmoudi.

 

Ni la TAP ni le gouvernement n'ont confirmé l'implication de membres du RCD dans ces violences.

 

Mais ces derniers jours, plusieurs sources syndicales et proches du gouvernement ont dénoncé des «tentatives de déstabilisation» des autorités de transition mises en place depuis le départ de Ben Ali le 14 janvier.

 

Un policier de Tunis a affirmé lundi à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que dans plusieurs villes, des jeunes désœuvrés étaient «payés 25 dinars (environ 18 $CAN) pour participer à des pillages et faire peur aux gens».

 

Signe que la tension demeurait en dépit d'une reprise de l'activité économique à Tunis, la police a brutalement dispersé lundi après-midi des dizaines de jeunes près du ministère de l'Intérieur, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Des blindés de l'armée étaient toujours positionnés près des grands axes du centre-ville et la capitale était encore soumise à un couvre-feu, dont la levée pourrait être examinée mardi en conseil des ministres.

 

Depuis Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères européens ont renouvelé lundi leur soutien aux autorités de transition et annoncé le gel des avoirs de l'ex-président et de son épouse.

 

L'Union a aussi promis une aide pour l'organisation d'élections libres et la reprise des négociations afin d'accorder à la Tunisie un statut avancé, qui ouvre la voie à un traitement douanier préférentiel.

 

Le nouveau ministre tunisien des Affaires étrangères Ahmed Abderraouf Ounaïs est attendu mercredi à Bruxelles. 

 

Leur presse (Kaouther Larbi,
Agence Faut Payer), 31 janvier.

 

 

Tunisie : des «groupes de saboteurs» s'attaquent à des établissements publics à Kasserine

 

Un climat de «grande insécurité» règne depuis lundi après-midi dans la région de Kasserine, dans le centre-ouest tunisien, à la suite d'actes de violence perpétrés par un «groupe de saboteurs» contre des établissements publics, a rapporté l'agence officielle tunisienne TAP.

 

L'agence ne donne aucune précision sur l'identité de ces «saboteurs» qui ont aussi «semé la terreur» parmi la population.

 

Les actes de destruction ont notamment ciblé le siège de la sous-préfecture de Kasserine-Nord, la maison de jeunes, les locaux de l'institut supérieur des études technologiques et l'office de l'élevage du cheptel.

 

La TAP qui cite son correspondant sur place, déplore «l'absence des agents de sécurité et l'incapacité de l'armée à maîtriser l'explosion de violence dans la région, ce qui a contribué davantage à la détérioration de la situation».

 

Un syndicaliste a déclaré à l'Associated Press que des membres de comités de quartiers mobilisés pour assurer leur propre protection ont arrêté deux de ces «saboteurs» qui ont avoué avoir été payés par des membres du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique, l'ex-parti au pouvoir, «pour provoquer le désordre et le chaos».

 

Selon Chokri Hayouni, «ces gens du RCD craignent d'avoir des comptes à rendre pour leurs pratiques illicites sous l'ancien régime». Il s'est étonné «du vide laissé par la sécurité et de la passivité des quelques soldats présents devant les actes de pillage et de destruction des assaillants».

 

«C'est un complot ourdi contre la région de Kasserine qui a payé un lourd tribu lors du soulèvement populaire avec au moins 27 morts et un grand nombre de blessés», a-t-il ajouté.

 

D'autres actes de violence étaient signalés dans plusieurs régions du pays, notamment à Sfax (sud) et Mahdia (centre-est) où, comme à Kasserine, les cours dans les établissements scolaires et l'activité économique ont été entravés, dans ce qui est perçu comme une tentative de déstabilisation du gouvernement transitoire mis en place après la chute du régime Ben Ali.

 

À Tunis, des groupes de manifestants ont été dispersés par des unités anti-émeutes qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes. Les manifestants réclamaient le départ des cadres du ministère de l'Intérieur qui ont servi sous Ben Ali et sont encore en fonction, voire du nouveau ministre Farhat Rajhi.

 

Leur presse (AP), 31 janvier.

 


Publié dans Internationalisme

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pierre 31/01/2011 18:35



>Ils ont en outre affirmé que les pillards étaient «encadrés par des >gens du RCD», l'ancien parti au pouvoir du prédisent déchu
Ben Ali. >Cette information n'avait pu être confirmée par d'autres sources.


Il faut vraiment être un syndicaliste pour croire ça, un peu comme quand les journalistes évoquent des "flics infiltrés" quand l'émeute
était un peu trop belle pour pour leurs pauvres yeux résignés.


Ami syndicaliste, la prochaine fois, saccage-toi même la préfecture, si cela peut t'aider à te convaincre que ce n'était pas des gars
du RCD (le RCD veut reprendre le pouvoir, il ne va pas détruire ses infrastructures !)