Delenda est Carthago - 26 février

Publié le par la Rédaction

 Scènes de désolation à Tunis, des policiers accusent des "terroristes"

 

Commissariats incendiés, voitures de police brûlées, cafés saccagés, arbres et bancs arrachés: l'avenue Habib Bourguiba à Tunis a ressemblé dans la nuit à un véritable champ de bataille, avec des policiers lancés à la poursuite de "terroristes" accusés de vouloir "semer le chaos".

 

Vendredi 23h00 : une véritable chasse à l'homme est en cours dans le centre de Tunis, où des groupes de manifestants ont provoqué durant plus de cinq heures des forces de l'ordre déployées près du ministère de l'Intérieur, réclamant la "chute du gouvernement" après une manifestation géante devant la Kasbah.

 

Rafales de tirs de sommation, gaz lacrymogènes, suivis par des tirs d'automatiques, la panique s'empare de la population dans la capitale qui se terre et n'avait pas vu une telle violence après la chute du régime policier du président Ben Ali à la mi-janvier.

 

Soldats, forces anti-émeutes, policiers en civil cagoulés armés de matraques sillonnent ensuite la ville. Des hélicoptères de l'armée survolent à basse altitude la capitale durant des heures.

 

Mais rien n'arrête une poignée d'irréductibles déterminés à vouloir pénétrer dans le ministère de l'Intérieur, entouré de barbelés et de chars de l'armée : des véhicules de police dans le parking du ministère de l'Intérieur brûlent.

 

L'avenue Bourguiba s'enfonce dans d'épaisses colonnes de fumée noire après plusieurs foyers d'incendie allumés par des manifestants. L'air, chargé de gaz lacrymogène et de fumée des incendies, brûle les yeux et est irrespirable.

 

Des policiers armés et cagoulés s'approchent de journalistes de l'AFP. Leur attitude est presque menaçante pensant qu'il s'agit de manifestants qui ont semé les troubles.

 

À proximité, deux motos de police brûlent encore. Quelque mètres plus loin, la façade d'un commissariat près de la rue de Yougoslavie, est noire de suie. Les dalles de marbre à l'entrée sont arrachées et les fenêtres brisées.

 

"Ils (manifestants) étaient nombreux, environ 200 ou plus, à vouloir s'introduire dans le bâtiment, ils ont mis tout d'abord le feu à deux voitures de police garées près du poste. J'avais peur pour ma vie surtout quand ils ont essayé de m'attraper après avoir menacé de me brûler vif", raconte un policier, Saleh, 30 ans, encore sous le choc.

 

"+Allah Akbar, Allah Akbar+, c'est votre jour, nous allons vous tuer bande d'abrutis" nous lançaient ces manifestants alors que "nous étions retranchés dans le bâtiment en attendant des secours", dit-il.

 

Ces "terroristes" ont "mené une action coordonnée", selon un autre policier, "ils nous disaient : +Vous avez été augmentés, vous les soldats de Ben Ali mais vous serez toujours des minables+".

 

Deux carcasses de voitures de police et deux motos fument encore à proximité.

 

"J'ai vraiment cru que c'était mon dernier jour, il y avait tellement de haine dans leur regards et leur paroles", ajoute un autre policier, matraque en main.

 

Plus loin encore, alors que résonnent encore des détonations, un Monoprix situé près de l'ambassade de France, saccagé, finit de se consumer.

 

Les forces de l'ordre arrêtent des manifestants à tout va, procédant à des passages à tabac musclés, certains n'hésitant pas à frapper au sol un homme interpellé et hurlant de terreur.

 

Puis soudain, elles arrêtent un tramway pour en sortir de force des hommes de l'intérieur. Les coups pleuvent. Les hommes arrêtés sont engouffrés dans des fourgons de police.

 

Alors que le centre de Tunis n'est plus que désolation, des cris résonnent. Un jeune vient d'être arrêté par plusieurs policiers. L'un d'eux le frappe violemment derrière la nuque avant de le laisser partir.

 

Le jeune traverse la rue en courant avant de s'agenouiller rapidement comme pour demander pardon avant de disparaître. Tunis s'enfonce dans une nuit secouée par des détonations.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 26 février 2011.

 

 

Tunisie : 21 policiers blessés

 

Vingt-et-un policiers ont été blessés et au moins trois commissariats incendiés ou saccagés lors des heurts vendredi avec des manifestants qui ont attaqué le ministère de l'Intérieur en plein centre de Tunis, a annoncé samedi le ministère.

 

Trois commissariats, proches du siège du ministère de l'Intérieur, situés en pleine avenue Habib Bourguiba, ont été partiellement incendiés ou saccagés, a indiqué un communiqué ajoutant que deux grands magasins et plusieurs voitures ont été endommagées.

 

Selon le ministère, l'attaque du siège du ministère de l'Intérieur vendredi en fin d'après-midi est l'oeuvre "de groupes de jeunes, en majorité des lycées et des étudiants". "Nous appelons les parents à décourager leurs enfants de participer à ce genre de manifestations, à les inciter à reprendre les cours et à tout faire pour éviter qu'ils servent de boucliers humains à des groupes de malfaiteurs", conclut le communiqué.

 

Plus de 100.000 personnes, mobilisées via Facebook, ont réclamé le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi au cours de la plus grande manifestation à Tunis depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier. Au lendemain de cette manifestation géante et des heurts qui ont suivi, deux journaux tunisiens ont averti que le pays risquait de s'enliser dans le chaos, si le gouvernement transitoire restait "insensible" au message du peuple.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 26 février.

 

 

"Pas le droit de mettre un pied dehors" à Tunis

 

Des incidents ont marqué vendredi soir la plus importante manifestation tunisienne depuis la chute de Ben Ali, où plus de 100.000 personnes ont réclamé le départ du gouvernement de transition.

 

 

"Bienvenue dans la démocratie". Mehdi [Le prénom a été changé], informaticien d'une trentaine d'années, a lâché la phrase tout doucement. Comme s'il se parlait à lui-même. Nous sommes une centaine de personnes à être enfermées dans le hall de l'Hôtel International, dressé avenue Habib Bourguiba, en plein centre de Tunis. Cela fait déjà quelques heures que la plus importante manifestation depuis la chute de Ben Ali a dégénéré. Elle avait sagement commencé, après le déjeuner, devant la Kasbah. Avec ses jeunes garçons et ses jeunes filles enroulées dans le drapeau tunisien qui se photographiaient les uns les autres, leur carton "Ghannouchi dégage", décoré d'un portrait du Premier ministre, levé au dessus de la tête. Elle a pris une autre tournure en milieu d'après-midi quand plusieurs centaines de manifestants ont commencé à jeter des pierres sur la façade du Ministère de l'Intérieur avant de s'attaquer aux vitrines des magasins et à l'armée de policiers, arrivée en catastrophe.

 

Le temps des arrestations

 

À présent, la nuit est tombée, dans un vrombissement d'hélicoptères, de tirs de sommation et de lancers de grenades lacrymogènes. Les pneus de voiture et les branches d'arbres brûlent au milieu de la route. Le quartier, autour de l'avenue Bourguiba, est bouclé. Et tous ceux qui passent par là, curieux, promeneurs du vendredi soir, employés de bureaux qui s'apprêtaient à rentrer chez eux, sont repoussés par des policiers hurlants, casque sur la tête, matraque à la main, derrière les portes vitrées de l'hôtel International. Barricadés à double tour. Au début, nous n'avons pas le droit de mettre un pied dehors. Puis, très vite, même plus celui de regarder par les fenêtres. Car le temps est venu des premières arrestations. Et avec elles, celui des premiers coups. Un gamin qui ne doit même pas avoir vingt ans est attrapé par une demi-douzaine de policiers. Coups de pied à la figure. Puis, une fois qu'il est tombé à terre, coups de rangers dans les côtes. Sur un autre, ce sont les matraques qui pleuvent.

 

"Un champ de ruines"

 

Un peu plus loin, un policier s'acharne à l'arrière d'un fourgon. On ne voit que le geste de sa main, qui frappe, qui frappe. Et lorsqu'un groupe de policiers se rend compte que des occupants du hall de l'Hôtel International ont le nez collé aux vitres, ils foncent, donnent des coups de matraque sur les portes vitrées, exigent qu'on les fasse entrer. Mon voisin me traduit leurs cris. Interdiction de regarder dehors, interdiction aussi de filmer avec son téléphone portable. La rumeur court dans le hall de l'hôtel. Un client serait en train de tourner des images de la fenêtre de sa chambre au 3e étage. À dix heures du soir, le calme semble revenir. Après trois heures passées, dans le hall de l'Hôtel International, nous sommes autorisés à partir. Je sors avec deux jeunes en capuches. L'avenue Bourguiba est un champ de ruines. Trottoirs éventrés, poubelles à terre, boites aux lettres défoncées, des cadavres de pneus calcinés partout… Mes deux compagnons de route se font arrêter au bout de cinq minutes. Les policiers veulent voir la paume de leur main. Ils vérifient leur propreté. Si elles sont sales, c'est qu'ils ont lancé des cailloux.

 

Leur presse (Nathalie Funès,
Nouvelobs.com), 26 février.

 

 

Sfax manifeste et occupe la Kasbah

 

 

24 février au soir

25 février

 

 

Tunisie : Pourquoi je manifeste encore après la révolution

 

Ce vendredi, des rassemblements monstres réclamant la démission du gouvernement ont eu lieu dans toute la Tunisie. Dans la capitale, la police parle de 100'000 manifestants. Olfa Riahi, journaliste, a elle aussi défilé. Elle nous raconte pourquoi elle n'a pas l'intention de s'arrêter.

 

C'était le 14 janvier 2011. Nous étions 40'000 devant le ministère de l'Intérieur, 40'000 à revendiquer l'abolition du système Ben Ali.

 

25 février 2011. Ben Ali est bel et bien parti, mais son système résiste encore. C'est donc dans ce contexte-là que notre crise de confiance face au gouvernement de Ghannouchi atteint son apogée. Et la question que se posent certainement les lecteurs de cet article est : qui sommes-nous ?

 

Nous sommes des centaines de milliers de citoyens tunisiens contre ce gouvernement de transition. Nous sommes revenus à la place de la Kasbah depuis dimanche dernier et depuis, nous ne l'avons pas quittée. Nous sommes, en ce vendredi, des centaines de milliers à manifester dans la capitale tunisienne mais aussi à Sfax, à Sousse, à Monastir…

 

Nous sommes en ce «vendredi de la colère» des centaines de milliers de citoyens tunisiens à manifester dans les rues du pays contre le gouvernement de Ghannouchi et tant que nous n'aurons pas gain de cause, nous resterons dans les rues.

 

 

Un premier gouvernement de transition a été mis en place, avec pour Premier ministre monsieur Mohamed Ghannouchi. La nouvelle nous avait laissés perplexes dès le premier jour, perplexes malgré l'honnêteté apparente du Premier ministre, perplexes parce que même en supposant qu'il est honnête, la symbolique était sans appel ! Nous ne voulions pas du Premier ministre de l'ancien dictateur.

 

Un mouvement de contestation permanent

 

Un mouvement de contestation avait donc commencé à peine une semaine après le 14 janvier. Une caravane baptisée «Caravane de la liberté» avait quitté le gouvernorat de Sidi Bouzid le 22 janvier, annonçant le premier sit-in de la Kasbah.

 

Pendant cinq jours, des manifestants venus de toute la Tunisie appelaient à la démission du Premier ministre et de son gouvernement.

 

Le 27 janvier, le Premier ministre a répondu au sit-in en nommant un nouveau gouvernement de transition constitué de plusieurs technocrates, certes «propres» mais sans aucune expérience de la politique et débarqués de pays européens où ils vivaient depuis des décennies et donc déconnectés de la réalité du pays.

 

Le lendemain, les manifestants restés sur place ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes, de matraques et de pierres. Le gouvernement avait annoncé ne pas avoir donné l'ordre d'évacuer la place de la Kasbah et avait promis d'enquêter sur ce qui s'est passé.

 

Depuis, et même si le mouvement de contestation n'a jamais vraiment cessé, bon nombre de citoyens ont décidé de donner une chance à ce gouvernement de transition et à ces technocrates «propres», des citoyens surtout inquiets par rapport au devenir de la Tunisie sur un plan économique et sécuritaire. Des citoyens qui sont tout de même restés très vigilants.

 

Un gouvernement «incompétent»

 

Trois semaines après, le mouvement de contestation reprend de l'ampleur car le gouvernement ne cesse de prouver son incompétence et son inefficacité.

 

Le silence médiatique des chaînes de télévision et des radios nationales interpelle.

 

Les prises de décision du gouvernement de transition par rapport aux revendications sociales et salariales interpellent aussi car un gouvernement de transition n'est pas habilité à prendre de telles décisions.

 

L'absence de carnet de route des commissions d'enquête et de réformes politiques.

 

La non-dissolution du Parlement et de la Chambre des conseillers.

 

La crise sécuritaire du pays.

 

La non-transparence vis-à-vis des nouveaux partis.

 

La nomination de nouveaux gouverneurs et haut responsables d'institutions publiques ayant des liens directs avec l'ancien régime.

 

L'absence de réaction diplomatique face aux attaques directes du leader libyen Kadhafi lors de son premier discours.

 

L'absence de réaction diplomatique face au non-respect des journalistes tunisiens par l'ambassadeur français Boris Boillon.

 

Les visites des Américains dont Feltman, et les sénateurs John McCain et Joseph Lieberman.

 

L'inefficacité du gouvernement de transition en matière de rapatriement des ressortissants tunisiens bloqués en Libye.

 

Et la liste est encore longue…

 

Thala solidaire, 25 février.

 

 

Tunisie : un mort et un blessé à Metlaoui (centre-ouest)

 

Des troubles ont affecté des régions du centre-ouest tunisien jeudi et vendredi, faisant un mort et un blessé, a rapporté l'agence officielle TAP.

 

À Metlaoui, une ville du bassin minier de Gafsa, un groupe de jeunes a tenté de prendre d'assaut jeudi soir le dépôt de la recette des finances. Les militaires en poste devant l'établissement ont ouvert le feu, atteignant mortellement un jeune et blessant un autre à la jambe, précise l'agence.

 

Vendredi, un autre groupe a attaqué un poste de la police et le siège du secteur de la sécurité nationale dans la ville de Kasserine, ainsi qu'un dépôt relevant de la direction régionale de la douane tunisienne, les pillant et les incendiant, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

 

Cette attaque a eu lieu à la suite de rumeurs d'abandon d'un projet de construction d'un hôpital universitaire dans la région, précise le ministère qui appelle "les citoyens à ne pas se laisser induire en erreur par ces rumeurs tendancieuses qui visent à déstabiliser la sécurité du pays et à fomenter les troubles et le désordre".

 

Aucune précision n'a été donnée sur l'appartenance ni les motivations des assaillants.

 

Leur presse (AP), 25 février.

 

 

Actes de pillage et de vandalisme à Metlaoui

 

Une tentative de prise d'assaut, jeudi soir, du dépôt de la recette des finances de Metlaoui (Gouvernorat de Gafsa) par un groupe de jeunes, a fait un mort et un blessé.

 

Les forces de l'armée nationale présents sur place ont dû  ouvrir le feu pour dissuader les assaillants.

 

Selon une source militaire à Gafsa, les soldats ont, tout d'abord effectué des tirs de sommation et lancé des avertissements au haut parleur mais le groupe de malfaiteurs munis d'armes blanches et de massues n'a pas renoncé à sa tentative de défoncer la porte d'accès au dépôt de tabac.

 

Les soldats ont donc tiré vers le sol. Une balle a retenti, tuant sur le coup un des malfaiteurs et blessant un autre au niveau de la cuisse.

 

Des témoins ont fait savoir que le groupe s'est rendu, ensuite, à l'hôpital régional de la ville et tenté de l'envahir par la force, provoquant une panique générale et l'affolement des employés de l'établissement dont certains ont été agressés.

 

M. Hassan Laâmouri, directeur de l'Hôpital a indiqué au bureau de la TAP à Gafsa, que ce groupe a détruit la façade de l'hôpital ainsi que les portes et les fenêtres avant de s'introduire dans le service des urgences et le bloc opératoire qui a pris en charge le jeune blessé.

 

Les malfaiteurs ont pillé des équipements et du matériel médical ainsi que des couvertures et des draps. Les habitants des quartiers voisins sont intervenus et sont parvenus à mettre fin à ces actes de vandalisme.

 

Les employés de l'hôpital, qui ont déjà vécu des scènes pareilles, ont observé, vendredi, un sit-in, revendiquant la protection de l'hôpital et la sécurité du personnel.

 

Ils ont, à cet égard, adressé des requêtes aux autorités concernées et au ministère de la santé publique pour renforcer la sécurité de l'établissement et soutenir les efforts déployés par l'armée nationale.

 

Le dépôt de la recette des finances de Metlaoui a été déjà pillé deux fois auparavant. La perte est estimée à 540 mille dinars, environ. 

 

Leur presse (TAP), 25 février.

 

 

Des actes de vandalisme dans plusieurs services administratifs et de sécurité à Kasserine

 

La ville de Kasserine a été le théâtre, vendredi après-midi, d'actes de pillage et de de mise à feu commis par des groupes d'individus. Les forces de l'armée nationale sont intervenues par des tirs de sommation pour disperser les assaillants.

 

Ces actes ont ciblé, notamment, le district de la police le poste de police de la ville, le poste de police de circulation et la garde nationale ainsi que la recette des finances, la recette des douanes et la direction des domaines de l'État. Ces groupes d'individus qui ont d'abord, enflammé des pneus pour couper la route principale de la ville, ont attaqué le marché et plusieurs commerces au centre de Kasserine.

 

Ces agressions interviennent suite aux rumeurs qui ont circulé concernant le renoncement à des projets de santé qui étaient programmés dans la région, l'allocation d'importants investissements au profit du gouvernorat de Monastir et la programmation d'un Centre hospitalo-universitaire à Gafsa.

 

Leur presse (TAP), 25 février.

 

 

Troubles à Kasserine, des bâtiments publics incendiés

 

Une récente manifestation à Kasserine. La ville de Kasserine, centre ouest de la Tunisie, a replongé de nouveau dans les troubles et l’instabilité.

 

Joint au téléphone par Gnet, un habitant de la région affirme que de nombreux bâtiments publics et administrations ont été incendiés dont le poste de police, le tribunal foncier, les recettes des finances, le bureau de la douane etc. «Les banques ont échappé au feu, car elles sont gardées par l’armée. Idem pour  la société nationale Cellulose et Papier Alfa Kasserine qui est gardée par les blindés de l'armée, car, tout départ de feu en son sein aura des conséquences redoutables.»

 

Les manifestations ont commencé à partir de 13 heures ce vendredi, selon ce témoin oculaire, l’armée a tiré dans l’air pour disperser les manifestants, deux d’entre eux ont été blessés et ont été admis à l’hôpital. Selon notre interlocuteur, les auteurs de ces incendies seraient des ex-prisonniers. Quelque 2000 détenus ont fui la prison de Kasserine et n’y sont pas retournés.

 

La tension couve depuis ces derniers jours à Kasserie, et un lycée a été incendié hier à Tala, a-t-il indiqué. «La présence policière se fait rare, et des voitures de police ont été mises à feu ce vendredi.»

 

Leur presse (GlobalNet), 25 février.

 


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