Déclaration de l'école Polytechnique occupée à Athènes, ce 7 décembre à minuit 25

Publié le par la Rédaction

Déclaration de l’école Polytechnique occupée
7 décembre, 0h25


Comme les ministres ne disent rien, nous le ferons.
Comme les médias ne rapportent rien de ce qu’il se passe, nous le ferons.

Le raid de type militaire sur le local anarchiste Resalto à Keratsini. Un espace d’intervention et de contre-information, qui, comme tous les espaces de lutte n
a jamais caché son animosité à légard de ceux qui organisent et font la répression, et sa solidarité avec ceux qui la subissent, publiquement et ouvertement…
… cest quelque chose dembarassant pour le ministre.

L
arrestation, la même nuit, de celles et ceux qui se sont rassemblés en soutien aux camarades dans un square à proximité, et par la suite dans la mairie de Nikaia, tout comme ceux qui se sont rassemblés à lendroit où Alexis Grigoropoulos a été assassiné un an près…
… cest quelque chose dembarassant pour le ministre.

L
occupation policière dAthènes, les 13'000 flics, les fouilles au corps, le blocage de Polytechnique et leur empressement à réprimer la manifestation du 6 décembre.
… le ministre va être bien plus emmerdé.

Le plan de terrorisation qu
il a mis en pratique est sur le point déchouer.

Les collègues du flic meurtrier qui ont attaqué Athènes aujourd
hui nont pas provoqué de la peur, mais provoqué de la rage.

L
arrestation des camarades, et les charges très lourdes contre eux na pas entraîné notre couardise, mais entraînent notre solidarité.

Les attaques sur les espaces, occupations et lieux de lutte n
amèneront pas disolement mais au contraire plus dacharnement.

Aucun otage entre les mains des meurtriers,
Liberté pour les camarades de Resalto, accusés de trahison, et solidarité pour les 43 camarades qui ont en jugement actuellement au tribunal du Pirée,
Liberté pour les 12 arrêtés dExarchia, dans la démonstration de force factice de la police,
Résistons à leur plan pour une oppression totalitaire,
Réponse de masse aux assassinats, tabassages, aux arrestations, aux mensonges des médias,
Ils vont perdre leur pari du consensus social,
Tout le monde dans les rues.

Les camarades qui occupent Polytechnique à Athènes


Statement by the Occupied Athens Polytechnic, 00:25 December 7th


Since the ministries say nothing, we will.
Since the media connect nothing, we will.

The military-type raid of the Anarchist Space “Resalto” in Keratsini. A space of intervention and counter
-information which, as all spaces of struggle, never covered its animosity to those repressing and its solidarity to the repressed, openly and publicly.
… something annoying for the minister.

The arrest, on the same night, of all who gathered in support of the comrades in a nearby square and following, in the town hall of Nikaia, as well as those who gathered at the point of assassination of Alexis Grigoropoulos a year later.
… something annoying for the minister.

Of the police-occupied Athens, the 13,000 cops, the body controls, the blockage of the Polytechnic, their anxiety to repress the demonstration of December 6th.
… but the minister will be annoyed much further.

The plan of terrorisation that he has put into practice is bound to fail.

The colleagues of the murderer cops who swarmed Athens today caused no fear, they caused rage.

The arrests of the comrades and the heavy charges against them cause no awkwardness, they bring solidarity.

The attacks on spaces, occupations and places of struggle will bring no isolation, but even higher doggedness and crouch.

NO HOSTAGE IN THE HANDS OF THE MURDERERS,
FREEDOM TO THE 22 COMRADES OF RESALTO, CHARGED WITH FELONIES AND TO THE 43 COMRADES IN SOLIDARITY WHO ARE UNDER TRIAL RIGHT NOW AT THE COURTHOUSE OF PIREAUS,
FREEDOM TO THE 12 ARRESTEES OF EXARCHEIA, IN THE FABRICATED SHOW OF POLICE FORCE,
RESIST THEIR PLAN FOR TOTALITARIAN RESISTANCE,
MASS RESPONSE TO THE ASSASSINATIONS, THE BEATINGS, THE ARRESTS, THE MEDIA LIES,
THEY ARE GOING TO LOSE THE BET OF SOCIAL CONSENSUS,
EVERYONE TO THE STREETS.

Comrades from the Occupied Athens Polytechnic
After The Greek Riots.

Publié dans Grèce générale

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