Débrayages dans une trentaine d'entreprises industrielles du Nord Pas de Calais

Publié le par la Rédaction

Une trentaine d'entreprises industrielles du Nord/Pas-de-Calais, dont Alstom et Bombardier, près de Valenciennes, subissaient jeudi des débrayages de plusieurs heures à l'appel de la CGT, contre la réforme des retraites, a-t-on appris de source syndicale.

 

Une trentaine d'entreprises, notamment dans la métallurgie, la chimie, l'agro-alimentaire et le textile, ont lancé des appels à la grève reconductible pour des arrêts de travail ponctuels, a indiqué à l'AFP Jean-Pierre Delannoy, responsable régional des métallurgistes CGT.

 

 

Dans le seul secteur de la métallurgie, «une douzaine d'entreprises ont appelé jeudi à des mouvements de grève reconductible, entraînant des arrêts de travail en moyenne de une à trois heures», a-t-il précisé. Après la journée de mobilisation de mardi, une dizaine d'entreprises de ce secteur avaient entamé mercredi un mouvement de grèves reconductibles.

 

«Les sites d'Alstom Petite-Forêt et de Bombardier ont notamment reconduit leur mouvement jeudi. Ils devraient être suivis vendredi par ceux de Sevelnord et de Faurecia, et par PSA (Valenciennes) dès samedi», a indiqué le responsable syndical.

 

Une intersyndicale CGT-FO-CFDT a par ailleurs appelé à une heure de débrayage quotidien entre 8H00 et 9H00 jusqu'à samedi, à la centrale nucléaire de Gravelines.

 

Une rencontre est prévue «lundi ou mardi» entre les représentants syndicaux de la métallurgie et ceux des enseignants «pour envisager des manifestations communes inter-professions et inter-syndicales, et durcir le mouvement», a déclaré M. Delannoy.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 14 octobre 2010.

 

 

Les cheminots ont bloqué la gare Lille-Flandres pendant une heure

 

Des cheminots de la CGT ont bloqué les voies à la gare Lille-Flandres ce midi.

 

Les cheminots des syndicats Sud, CGT, CDFT, rejoints par des membres de la CNT, ont décidé ce matin lors d'une assemblée générale de bloquer les voies de chemin de fer aux abords de la gare Lille-Flandres.

 

Le blocus est effectif depuis 12h30. Les cheminots parlent d'une volonté de «radicaliser leur action» pour «tenter de bloquer l'économie française». «Il n'y a qu'en durcissant le mouvement qu'on pourra gagner», a martelé sur place Éric Santinelli, pour Sud-Rail, syndicat en pointe du mouvement.

 

Des forces de police ont été dépéchées sur les lieux mais le blocus a été levé vers 13h30 sans que les forces de l'ordre soient obligées d'intervenir. Les perturbations devraient durer sur le trafic, déjà ralenti par la grève.

 

Lorsque les cheminots ont quitté la gare, un dialogue tendu s'est engagé avec certains usagers. L'un d'entre eux les a accusés d'être «la honte de la France». Les grévistes se sont ensuite dirigés vers la Porte de Paris, pour participer à la manifestation lycéenne et étudiante de cet après-midi.

 

Leur presse (Nord-Éclair), 14 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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