Blocage des urgences de l'hôpital Tenon à Paris - 6 novembre

Publié le par la Rédaction

De l'inédit dans la grève à l'hôpital Tenon à Paris

 

Vendredi 19h30 : Depuis 13h30, les infirmiers et infirmières des urgences de l'hôpital Tenon en grève depuis plus de trois semaines ont exercé leur droit de retrait, ce qui leur permet de refuser la réquisition. Il faut savoir que c'est une procédure rarissime dans les hôpitaux. La direction n'a pas demandé de délestage vers les autres hôpitaux, ce qui fait que patients «à pied» (venus par leurs propres moyens), SAMU, pompiers etc. ont continué à affluer. Les seules infirmières présentes dans le service pour les recevoir sont les deux cadres infirmiers, grévistes mais réquisitionnées. On ne sait pas encore ce que va faire l'équipe de nuit qui arrive à 21 heures.

 

À faire savoir et à faire suivre…

 

Et surtout que personne ne tente d'aller se faire soigner à Tenon !

 

Vendredi 5 novembre 2010.

 

 

Paris : Les urgences de l'hôpital Tenon fermées jusqu'à lundi

 

Les perturbations s'aggravent aux urgences de l'hôpital Tenon à Paris (XXe). La direction a pris la décision ce samedi à 13 heures de fermer le service et ce, jusqu'à lundi. Ce matin, il ne restait plus que trois infirmières sur six pour assurer le bon fonctionnement du service. Selon nos informations, dès vendredi, cinq infirmières avaient fait jouer leur droit de retrait et n'ont donc pas assuré leur permanence. Conséquence, le service n'avait déjà tourné qu'avec deux infirmiers provoquant du coup une longue file d'attente pour les patients.

 

Ce samedi matin, les urgences ont continué à accueillir les patients amenés par les pompiers ou venus par leurs propres moyens jusqu'à 13 heures, avant que la direction ne prenne la décision de fermer par mesure de sécurité. Depuis 13 heures, les patients sont donc redirigés vers les autres établissements de santé.

 

Cette protestation s'inscrit dans le cadre d'un mouvement social qui touche cet hôpital parisien depuis six semaines. Les infirmières se plaignent du manque d'effectif. «Depuis le mois d’avril, 97 personnes ont quitté l’hôpital sans être remplacées», souligne Martine Sintier, secrétaire du syndicat CGT de cet hôpital. Selon cette syndicaliste, «58 postes d’infirmière sont vacants dans notre hôpital». De son côté, la direction a avancé des problèmes de recrutement.

 

Le week-end du 2 octobre, le service des urgences avait dû être fermé faute de personnel suffisant.

 

Leur presse (Le Parisien), 6 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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