Contre-rassemblement SOS tout-pourris à Dijon

Publié le par la Rédaction

SOS tout-petits tente de fêter ses dix ans à Dijon, mais se voit submergé

Samedi 12 décembre à 13h30, un rassemblement avait été appelé de bouche à oreille pour s’opposer à la célébration des dix ans d’anniversaires de la branche dijonnaise du réseau catho intégriste «SOS tout-petits» tristement connu pour les quelques commandos anti-avortements menés par le passé, et plus pitoyablement encore pours leur cantiques et prières réguliers, agrémentés de photos larmoyantes de fœtus devant la maternité du Bocage.

Les dix petits vieux momifiés, mais hargneux, qui se réunissent d’habitude accueillaient pour l’occasion leur non moins momifié leader national Xavier Dor, avec la perspective d’un petit coup d’éclat à leur mesure et d’être entourés de quelques jeunes fachos plus frais sortis pour l’occasion.


Mais c’est environ 80 personnes qui les attendaient de pied ferme, en début d’après-midi avec une banderole et des tracts contre les pressions culpabilisantes faite aux femmes se rendant à l’hôpital, pour leur droit à disposer de leur corps et contre toute menace de remise en cause institutionnelle du droit à l’avortement.


Face à cette mobilisation, les policiers et guetteurs de «SOS tout-petits» présents sur place semblèrent hésiter quant à l’opportunité de se rassembler et finirent par arriver hésitant à une vingtaine devant l’hôpital avec une bonne heure de retard et effectivement accompagnés d’un petit service d’ordre de jeunes adeptes. Ils se firent immédiatement dérober leurs tracts et panneaux qui finirent dans un feu de joie. Après quoi la Bac et quelques autres flics en civil tentèrent de les protéger pour qu’ils puissent commencer à prier, ce qui ne nous empêcha pas de les faire disparaître avec certains de leur complices policiers derrière un long tissu déroulé pour l’occasion, puis de les arroser de divers légumes et autres œufs salissants (un hommage en pensant aux chômeurs rennais et au juge qui, n’ayont pas peur du ridicule, cherche à les embrouiller pour une histoire d’œuf), jusqu’à ce qu’un groupe de robocops armés de pied en cap débarquent en camion pour la fin de la prière. Nous les laissâmes entre amis. Quelques policiers se lancèrent ensuite dans une recherche de manifestant-e-s à interpeller, sans résultats…

Ne laissons pas les rues aux intégristes,
ni à leurs complices !

Voici pour plus d’informations, un texte qui rappelle quelques points sur l’actualité des luttes pour l’avortement :

Avortement et contraception, la bataille continue !
Plus de trente ans après le passage de la loi Veil, il est nécessaire de continuer/reprendre les luttes autour de l’avortement, pour obtenir :
— Le développement de la recherche publique sur l’ensemble des moyens de contraception, l’accès réel et égal aux choix de méthodes d’IVG, la suppression de l’obligation de la personne référente pour les personnes mineures ;
— L’obligation de maintenir un service assurant les IVG dans chaque centre hospitalier et augmentation de leur capacité d’accueil ;
— L’alignement sur les législations les moins restrictives d’Europe ;
— La réflexion et formation continue pour les personnels hospitalier.
La manière dont se déroulent les avortements ne nous correspond pas.
Nous voulons choisir d’avorter et que ce choix n’autorise pas nos interlocuteur-rice-s à nous juger. Nous voulons pouvoir avorter et que cela se passe en dehors des maternités, dans des lieux spécifiques. Et nous voulons pouvoir dire que nous l’avons bien ou moins bien vécu, sans avoir à nous sentir honteuses, ou malades, comme nous voulons pouvoir accoucher, et dire qu’on l’a mal vécu.
Nous demandons la gratuité des différents types de contraception pour tous-te-s, pour pouvoir sélectionner celui qui nous correspond le mieux sans contraintes financières (prix d’un anneau vaginal : un cycle : 16 euros non remboursés).
À travers la question de l’avortement, et de la contraception, c’est tout l’éventail de nos sexualités que nous voulons arracher à l’ordre moral : éducation sexuelle non culpabilisante, reconnaissance de la sexualité des personnes en situation de handicaps (travailleuses du sexe spécialisées ?)…
Droit fragile et remis en cause régulièrement…
En France, alors que le statut juridique d’un embryon n’est reconnu qu’à partir du sixième mois, et que les femmes ont la possibilité d’avorter jusqu’à la douzième semaine de grossesse, un texte de 2008 permet d’inscrire le fœtus atteint de fausse couche sur le livret de famille, et ce quelque soit son âge (stade de développement) sous prétexte de «faciliter le deuil» des parent·e·s.
Depuis des années, des associations et lobbies pro-natalistes (anti-ivg), mènent tout un panel d’actions un peu partout en France et dans les autres pays de l’UE où l’IVG est légale (irruptions dans des centres d’orthogénie…). L’une d’elle, «SOS tout petits», organise des rendez-vous de prières devant l’hôpital du Bocage tous les mois et fêtera bientôt dix ans de prières devant l’hôpital du Bocage. L’occasion pour ell-eux de propager leurs idées puantes en présence du fondateur de l’association, Xavier Dor et d’espérer faire venir une nouvelle génération d’anti-ivg, l’occasion pour nous de ré-affirmer notre volonté de disposer librement de nos corps et de nos sexualités !!!

Brassicanigra, 16 décembre 2009.




Faire chier SOS tout-petits à Dijon

Donc samedi 12 décembre la ville de Dijon se voyait salie par une manifestation de SOS tout-petits.

Rassemblement de prière devant une maternité, anti-ivg anti-contraception et autres.

Heureusement l’appel du président de l’asso en question (croulant visible ci-contre) a mobilisé quelques opposants.

À noter que les catholiques étaient encore une fois particulièrement hargneux et que la BAC présente s’avérait très nerveuse sans raisons légitimes, la manifestation étant assez familiale.

En tout cas 80 contre-manifestants au plus contre 35 illuminés, le tout vite dispersé par l’arrivée de renforts (anti-émeutes).

Rien à regretter, il faisait froid, nous avons trouvé un tas de tracts à cramer pour nous réchauffer…

Drapeau noir, 16 décembre.


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