Contre le nucléaire et son monde : intrusion chez des pourris de haut vol - Paris, 6 avril

Publié le par la Rédaction

 

Le 6 avril, à l’université de Paris Dauphine M. Masuda, ancien directeur à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) devait parler de «la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars et ses suites». Une vingtaine d’individus s’est invitée à la conférence, a lancé des œufs de peinture, insulté les participants, éclaté quelques boules puantes et laissé une cinquantaine de tracts (voir ci-joint).

 

Spéciale dédicace aux compagnons italiens que l’État aimerait mettre au pas. Ce même jour en effet, dans 16 villes d’Italie, 300 flics menaient 60 perquisitions parmi des compagnons, sous l’accusation d’«association de malfaiteurs à finalité terroriste», la presse parlant de diverses attaques contre l’ENI (équivalent italien d’EDF), contre des entreprises et associations humanitaires collaborant à la machine à expulser, contre divers groupes d’extrême-droite… 5 personnes ont été incarcérées, 26 personnes mises en examen, et le local anarchiste Fuoriluogo à Bologne a été mis sous séquestre.

 

Leur répression n’arrêtera pas la lutte ! Contre le nucléaire et son monde et tous ceux qui voudraient nous enchaîner !

 

Voici le texte laissé à la conférence :

Indymedia Lille, 9 avril 2011.

 

 

Le Président de VALMERE porte plainte contre des activistes anti-nucléaires

 

Un groupe d'activistes anti nucléaires a fait irruption dans l'amphi Raymond Aron de l'Université Paris Dauphine lors de la conférence organisée par le Centre de Géopolitique de l'Énergie et des Matières Premières (CGEMP) sur la crise nucléaire de Fukushima, le 6 avril 2011. Le professeur Tatsuo MASUDA avait remercié la France pour son aide et évoquait depuis une demi-heure l'enchaînement de la tragédie du Fukushima et les conséquences possibles lorsque, vers 18h30, la dizaine d'activistes aux visages masqués a fait irruption dans cette salle du 2e étage de l'Université. Les militants ont crié des slogans anti nucléaires et ont jeté divers projectiles, de la peinture verte indélébile et des tracts anonymes sur les participants. Le service de l'ordre et le Président de l'Université, Laurent Batsch, sont intervenus rapidement, sans pourtant identifier et maîtriser les agresseurs.

 

«Ce coup de force est consternant», a déclaré Louis Boisgibault, Président de VALMERE, un cabinet de conseil dans les énergies renouvelables, et chargé de l'enseignement de cette matière au sein du Master Énergie Finance Carbone de Dauphine. «Le Centre de Géopolitique de l'Énergie et des Matières Premières de Dauphine devient aussi une référence pour l'enseignement et la recherche dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Il a toujours été un lieu de débat sur les politiques énergétiques. Le professeur Tatsuo Masuda, ancien Vice-Président de la Japan National Oil Corporation, a été directeur à l'Agence Internationale de l'Énergie et non à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique comme l’indiquaient les tracts. C’est une personnalité japonaise francophile, très fidèle au Centre depuis des années, qui est un spécialiste reconnu mondialement du secteur de l’énergie. Il n'avait pas besoin de ce type de contradiction à un moment où il est lui-même très affecté par les évènements qui se passent au Japon. Toute l’équipe est sous le choc. Ce n’est pas par la violence que l’on va modifier le mix énergétique de la France !»

 

Louis Boisgibault a porté plainte contre X, avec des collègues, pour atteinte à l’intégrité physique, ayant été directement touché par les projectiles et la peinture verte.

 

Leur presse (Communiqué de VALMERE - News-eco.com), 7 avril.

 


Publié dans Terre et environnement

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