Comme à Rennes et ailleurs, blocages mobiles à Brest

Publié le par la Rédaction

Piquets mobiles quotidiens à Brest : Blocage de galerie commerciale, du dépôt pétrolier au port de commerce puis de la gare

 

 

Blocage de la galerie commerciale Jean Jaurès

Piquets brestois

Bilan d’action

 

Le samedi, 16 octobre, à l’issue de la manifestation intersyndicale (ayant rassemblée 25'000 personnes), un cortège de 150 personnes réunis place de la Liberté sous une banderole «Ici on bloque l’économie». L’objectif proposé est approuvé collectivement : faire fermer une grande galerie commerçante de Brest, l’espace Jaurès et le magasin Printemps. Au blocage étaient présents des étudiant-e-s, plusieurs salarié-e-s, des non-syndiqué-e-s, des membres des syndicats CNT et SLB, des personnes du collectif des chômeurs et précaires «en marche contre l’injustice sociale».

 

Notre passage dans la principale rue commerçante de Brest a occasionné quelques fermetures temporaires de magasins. La galerie marchande a été perturbée durant une heure et demi, parallèlement certains clients enfermés dans le centre commercial continuaient à faire leurs emplettes.

 

Nous appelons à multiplier et à amplifier ce type d’actions de grèves, de blocage et d’occupations. Un nouvel appel est diffusé pour la prochaine manifestation du mardi 19 octobre. Le prochain rendez-vous est fixé à la fin de la manifestation, aux envions de midi et demi, pour un repas collectif place de la Liberté.

 

Par des…

PIQUETS MOBILES
BLOQUONS LA VILLE !
PIQUETS VOLANTS,
BLOQUONS L’ARGENT !

 

 

Blocage du dépôt pétrolier au port de commerce

Bilan action

 

Le rendez-vous a été donné à 4 heures du matin ce lundi 18 octobre, pour bloquer le dépôt pétrolier situé sur le port de commerce. Entre 80 et 100 personnes ont répondu à l’appel. Parmi nous, étaient présents des syndicalistes de FO, du SLB, de la CNT, des salarié-e-s, des étudiant-e-s, des non-syndiqué-e-s, des membres du collectif de chômeurs et précaires «en marche contre l’injustice sociale». En un quart d’heure, la police et le sous-préfet arrivent sur les lieux alors que les piquets commençaient à peine à danser. Ils ont pour ordre de débloquer l’entrée du dépôt pétrolier. Au bout de 30 minutes, nous décidons de dégager l’entrée du dépôt pour aller bloquer les deux ronds-points qui mènent au site pétrolier. Dans le mouvement amorcé vers les ronds-points, une quinzaine de camions réussissent à franchir le piquet, à charger en carburant, et à repartir, le tout escortés par la police.

 

Malgré cet épisode, les deux piquets mobiles ont durant 7 heures maintenu effectif le blocage du dépôt. Nous avons mis en place un barrage filtrant empêchant les citerniers d’entrer, ces derniers se montrant plutôt timorés mais néanmoins solidaires. Les citerniers ont pour une partie stationné aux alentours des piquets, d’autres ont fait marche arrière en direction de leur entreprise. Nous avons été durant l’ensemble du blocage une quarantaine de personnes par rond-point. Soupe, café, brasero, chants, jeux et barricades ont traduit la bonne ambiance régnante.

 

À 11h30 nous nous préparons à passer la journée, la soirée et la nuit sur place, un planning de roulement pour tenir les piquets est réalisé. À midi, 20 minutes après avoir été prévenu de la venue imminente de la police, les bleus habillés en tenues anti-émeutes débarquent. Nous avons alors décidé (malgré nous) de lever le camp. Nous étions alors près d’une trentaine de personnes sur chaque rond-point.

 

Les piquets mobiles s’en sont allés mais reviendront dans les heures ou les jours à venir. Le prochain rendez-vous est fixé au mercredi 20 octobre, 5 heures du matin devant le dépôt pétrolier du port de commerce (à deux pas d’Océanopolis). Nous lançons un appel à soutien aux différentes Assemblées Générales et aux individus près à se mobiliser. Poursuive ce blocage économique nous paraît crucial étant donné que le carburant constitue, aujourd’hui, un des points les plus stratégiques pour faire plier le gouvernement. Nous appelons à multiplier ce type d’action de piquets de grève mobiles ayant pour but de bloquer l’économie.

 

Par des…

PIQUETS MOBILES,
BLOQUONS LA VILLE !
PIQUETS VOLANTS,
BLOQUONS L’ARGENT !

 

POUR LA CONSTITUTION

D’ASSEMBLÉES LOCALES AUTO-ORGANISÉES

 

POUR LE BLOCAGE TOTAL

JUSQU’AU RETRAIT DE LA CONTRE-RÉFORME !

 

 

Occupation de la gare

 

Ce mardi 19 octobre, plus de 20'000 personnes ont manifesté dans les rues de Brest. À la suite de la manifestation, un pique-nique était prévu devant la gare en soutien aux cheminots en grève depuis une semaine. Sur place, nous étions alors 300, dont de nombreux syndiqués de Sud-Solidaires, de FO, quelques uns de la CGT, du SLB et de la CNT, des chômeurs et précaires du collectif «en marche contre l’injustice sociale», des étudiants et des non-syndiqués.

 

Suite à une proposition d’aller ensemble bloquer les trains, le cortège s’est tranquillement dirigé vers les quais puis vers les rails. Au bout de 30 minutes alors que nous nous apprêtions à amener la nourriture sur place, les gendarmes mobiles et les flics en tenue anti-émeute sont intervenus. Ils nous ont alors poussé vers la sortie, n’hésitant pas à matraquer les bloqueurs. Bilan, 5 blessés dont 4 emmenés à l’hôpital. Au final, nous avons été évacués peu après 14 heures. Nous avons cassé la croûte juste devant la gare.

 

 

 

De jours en jours la répression étatique se durcit : Lorient, Vannes, Saint-Nazaire. Nous dénonçons les violences policières qui demeurent la seule réponse du gouvernement face à la mobilisation. Malgré la peur nous sommes déterminés à tout bloquer.

 

Les piquets mobiles s’en sont allés mais reviendront dans les heures ou les jours à venir. Le prochain rendez-vous est fixé au mercredi 20 octobre, 5 heures du matin devant le dépôt pétrolier du port de commerce (à deux pas d’Océanopolis). Nous lançons un appel à soutien aux différentes Assemblées Générales et aux individus près à se mobiliser.

 

Poursuive ce blocage économique nous paraît crucial étant donné que le carburant constitue, aujourd’hui, un des points les plus stratégiques pour faire plier le gouvernement. Nous appelons à multiplier ce type d’action de piquets de grève mobiles ayant pour but de bloquer l’économie.

 

Collectif «en marche contre l’injustice sociale» 
CIP-IDF.

 


Publié dans Colère ouvrière

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