Cocktails Molotov et fièvre à Empalot - Toulouse

Publié le par la Rédaction

 

Vendredi et samedi, des patrouilles de police ont été agressées dans le quartier Empalot, à Toulouse. Personne n'a été blessé. Un coup de chaud peut-être lié à une arrestation, vendredi.

 

Calmes depuis plusieurs mois, les cités «difficiles» de Toulouse sont-elles en train de se réveiller ? Vendredi et samedi, des policiers ont été pris pour cible rue d'Antibes, à Empalot. Vendredi, les policiers ont été visés par un engin incendiaire dans la soirée, peu après 22 heures. L'engin a été lancé dans leur direction mais n'était pas allumé. L'agresseur a rapidement disparu. Deux voitures ont également été détruites par incendie.

 

Samedi soir, nouveaux incidents avec deux engins incendiaires lancés sur les policiers plus six autres qui visaient les renforts. Les policiers ont alors investi les coursives, toujours rue d'Antibes, et ils ont découvert une dizaine de cocktails Molotov «prêts à l'emploi». Aucun fonctionnaire n'a été blessé, des véhicules ont été légèrement endommagés et aucune arrestation n'a été réalisée.

 

Comment expliquer cette poussée de fièvre ? Vendredi, discrètement, les enquêteurs de la sûreté départementale et du service d'investigations judiciaires ont mené une opération à Empalot pour retrouver la trace d'un garçon de 17 ans. Domicilié au nord de Toulouse, il avait été arrêté jeudi lors d'une manifestation mais avait profité de son transfert au palais de justice pour fausser compagnie à son escorte… Retrouvé caché à Empalot, ce mineur, poursuivi au départ pour violence sur agent de la force publique a été mis en examen par un juge des enfants et incarcéré vendredi soir.

 

Les violences du week-end sont elles liées à cette enquête ? Les policiers sont réservés sur cette hypothèse. Les syndicats, Alliance et Unité Police, soulignent que «depuis une dizaine de jours», les incidents dans les quartiers difficiles sont «plus nombreux». Sans raison apparente. À moins que, comme le suggère un syndicaliste, le climat social donne des idées aux jeunes habitants de ces quartiers. Avec la crainte, de plus en plus grande, de dérapages lors des manifestations officielles.

 

Leur presse (La Dépêche), 18 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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