Chili : neuf compagnons toujours détenus, six autres sous contrôle judiciaire, des bombes retrouvées selon les flics

Publié le par la Rédaction

Aucun blessé jeudi lorsqu’une bombe artisanale a été enlevée dun garage souterrain situé sous un supermarché de la capitale chilienne, selon la police. Trois autres bombes ont été trouvées et désamorcées, selon un rapport établi par les Carabineros, la police nationale militarisée du Chili.

 

Sur place, des tracts ont été laissés, faisant référence aux accusations du procureur spécial Alejandro Peña contre 15 anarchistes accusés davoir réalisé un nombre élevé dexplosions durant les dernières années.

 

Un tribunal de Santiago a ordonné mardi dernier que huit des quinze suspects restent détenus en attente dun procès.

 

Six autres accusés sont remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire, de se rencontrer mutuellement, de visiter les détenus, obligation de signer une fois par semaine, et interdiction de se rendre dans les centres sociaux occupés perquisitionnés durant les arrestations.

 

Le 15e suspect, Gustavo Fuentes Aliaga, est déjà en prison, également soupçonné dautres délits.

 

Le tribunal a donné 180 jours (six mois) au procureur pour compléter lenquête portant sur les 23 attaques explosives contenues dans lacte daccusation.

 

Les attaques visaient des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort dun anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe quil transportait à vélo.

 

 

La situation des compagnons :

— Rodolfo Retamales : Détenu C.A.S. [Carcel de Alta Seguridad (prison de haute sécurité) ], prison préventive pour 180 jours, accusé d’association illégale. 
— Pablo Morales : Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d’association illégale. 
— Felipe Guerra : Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours. 
— Carlos Riveros : En «liberté», sous contrôle judiciaire. 
— Vinicio Aguilera : Détenu en C.A.S. Prison préventive pour 180 jours. 
— Mónica Caballeros : Détenue en C.O.F. [Centro de Orientación Femenina (lieu de détention pour femmes)]. Prison préventive pour 180 jours. 
— Andrea Urzúa : Détenue en C.O.F. Prison préventive pour 180 jours. 
— Camilo Pérez : En «liberté», sous contrôle judiciaire. 
— Cristián Cancino : En «liberté», sous contrôle judiciaire. 
— Diego Morales : En «liberté», sous contrôle judiciaire. 
— Francisco Solar : Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours. 
— Omar Hermosilla : Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours, accusé d’association illégale.
— Candelaria Cortez : En «liberté» mais sous contrôle judiciaire.
— Iván Goldenberg : En «liberté» mais sous contrôle judiciaire.

 

Traduit de l’anglais (Act For Freedom Now),
Pagherete tutto, 23 août 2010.

 

 

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