Charleville antifa

Publié le par la Rédaction

Échauffourées entre skinheads et jeunes des banlieues


De brefs mais violents affrontements ont opposé ce samedi après-midi, vers 17 heures, des jeunes au crâne rasé, brandissant un drapeau bleu-blanc-rouge, à d’autres venus, semble-t-il, des quartiers périphériques de Charleville-Mézières. Il s’en est suivi une course poursuite dans les rues de la ville, depuis la place Ducale, où avait eu lieu le rassemblement des premiers, jusque dans le quartier de la gare, en passant par le cours Briand, l’une des artères principales de la cité. La rencontre entre les deux groupes a fait quelques blessés légers, qui ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers, tandis que la police nationale et municipale déployait d’importants moyens, pour éviter de nouveaux affrontements.

 

À 18 heures, les antagonistes semblaient s’être égayés dans la nature. D’après les premières informations, le rassemblement des «skinheads», sur le thème du «racisme anti-français», aurait été le résultat de divers messages véhiculés, depuis quelques semaines, sur Facebook. Comme ils avaient été interceptés par les jeunes des banlieues carolomacériennes et par divers mouvements de jeunesse de gauche, le rassemblement des premiers en centre-ville a entraîné la contre-manifestation des seconds et les heurts qui s’en sont suivis.


Leur presse (L’Union), 24 avril 2010.

 

 

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 Manifestation skinhead : Claudine Ledoux réagit à son tour


Dans un communiqué, voici ce qu’affirme Claudine Ledoux : «De tels événements rappellent certaines pages parmi les plus sombres de notre histoire. Un climat délétère est installé dans notre pays. Il entretient le poison de la peur et de la division pouvant mener à la haine. Il provoque des réactions qui ne doivent pas conduire à des replis identitaires voire communautaristes.  
Ces scènes ont causé un vif émoi et auraient pu dégénérer sans une intervention très rapide des forces de la Police nationale en coordination avec la Police municipale. Les fauteurs de ces troubles doivent être poursuivis et punis et les esprits doivent s’apaiser.»

 


Une trentaine de jeunes, ostensiblement skinheads, se sont réunis, drapeau tricolore au vent, chantant la Marseilaise, dénonçant «le racisme anti-blanc». L’appel lancé sur Facebook invitait à un rassemblement samedi de 16 heures à 20 heures avec cette mention : «pour cette manifestation contre le racisme anti-blanc, soyez nombreux à rejoindre cette cause». Une course-poursuite s’est engagée jusque sur le cours Briand.


Les échauffourées se sont produites peu après 16h30 rue piétonne, alors que les terrasses de cafés étaient remplies de monde, avec le beau temps. Le groupe de skinheads a été pris à partie par des jeunes des quartiers.


Les sapeurs-pompiers ont été amenés à évacuer huit personnes blessées, dont un jeune homme, grièvement blessé, qui a été hospitalisé.


La police s’est positionnée sur les voies d’accès au centre-ville et le calme est revenu rapidement. Dans la même intervalle, avaient lieu deux autres rassemblements, l’un des victimes de l’amiante, l’autre du «Cercle du silence», en soutien aux demandeurs d’asile.


Il n’y a eu aucune interpellation.

 

Leur presse (La Semaine des Ardennes), 26 avril.

 

 

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Charleville-Mézières. Une manifestation contre le «racisme anti-blanc» dégénère


Une poignée de «skinhead» a défilé dans les rues de Charlevilles-Mézière samedi après-midi, drapeau français en tête de cortège et lutte contre le «racisme anti-blanc» en message de ralliement. Cette manifestation organisée via facebook a fini en bagarre générale. Des jeunes venus des quartiers périphériques de la ville avaient intercepté les messages d’invitation sur le site de réseau social.


«De brefs mais violents affrontements.» C’est ainsi que l’Union de Reims qualifie l’altercation qui sest déroulée samedi après-midi dans les rues de Charleville-Mézière. Une poignée de «skinhead», selon le journal, sétaient donnés rendez-vous pour manifester contre le «racisme anti-blanc». 


Une dizaine de blessés


Vers 16 heures, ils ont été rejoints «par une quarantaine de jeunes gens venus dun quartier périphérique de Charleville», rapporte Marlène Borde, substitut du procureur. Sen est suivi une course-poursuite dans les rues de la ville. Les deux groupes ont fini par se retrouver et par saffronter. Bilan : une dizaine de blessés malgré le déploiement dun important dispositif policier. 


Affrontements «sur fond de xénophobie et de racisme»


Il ny a eu aucune interpellation «car tout le monde sest sauvé par les rues adjacentes», précise la magistrate. Claudine Ledoux, maire socialiste de Charleville, a dénoncé ces incidents. Des affrontements «sur fond de xénophobie et de racisme» qui «rappellent certaines pages parmi les plus sombres de notre histoire». Et de rajouter : «un climat délétère est installé dans notre pays. Il entretient le poison de la peur et de la division pouvant mener à la haine.»


Leur presse (Le Télégramme), 26 avril.

 


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