Chambéry : Pompiers et policiers tombent dans un traquenard

Publié le par la Rédaction

 

Tout a commencé par un feu de voiture dans un quartier des Combes sur les Hauts-de-Chambéry où ils sont devenus récurrents ces dernières années. Il est 0h35 hier. Un appel signale une voiture en flammes stationnée rue du Pré de l’Âne. Les pompiers de Chambéry partent éteindre l’incendie, et les policiers leur emboîtent le pas pour effectuer l’enquête d’usage afin de déterminer les causes exactes du feu. Rien que du «classique» dans ce type d’intervention. 
Sauf que l’accueil va vite se révéler hostile, de la part d’une bonne quinzaine d’individus. Du côté des enquêteurs, on n’exclut pas que l’incendie ait été délibérément allumé pour faire «monter» les agents de la force publique sur le quartier.

 

 

Il n’y a pas eu de blessé

 

Les secours et forces de l’ordre essuient alors des jets de pierre sur leurs véhicules. Et même des cocktails Molotov sont lancés dans leur direction. Aucun véhicule n’est apparemment atteint directement, et personne n’est blessé. Mais tout le monde décide de faire machine arrière. Les soldats du feu ont quand même eu le temps d’éteindre le sinistre. Mais ils ne reviendront pas sur place, lorsqu’un peu plus tard, des feux de poubelles sont allumés dans le même secteur.

 

Des patrouilles de police repasseront, elles, dans la nuit. Sans être inquiétées cette fois. Le calme est revenu. Hier matin, deux containers achevaient de se consumer entre la rue du Pré de l’Âne et celle des Combes. Même si se on refusait à parler, au sein même de la police, de «guet-apens», un mot jugé trop fort, on est resté vigilant toute la journée. Hier après-midi, les enquêteurs sont retournés sur place pour tenter d’exploiter certains éléments. Et l’enquête est en cours pour tenter d’identifier les auteurs des faits et l’élément déclencheur de cette «réaction».

 

Face à cet événement qu’on peut qualifier de grave, même s’il n’a pas atteint le «grade» de La Villeneuve vendredi soir à Grenoble (notre édition d’hier), des effectifs de gendarmerie, que ce soit de la compagnie de Chambéry et jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne auraient même été placés en alerte dans la nuit de samedi à dimanche. Au cas où la situation dégénère un peu plus. Les événements de la Villeneuve à Grenoble étaient sans doute dans les esprits. Mais le soufflé est retombé dans le bon sens la nuit dernière.

 

Leur presse (Le Dauphiné Libéré), 15 novembre 2010.

 


Commenter cet article