"Casseur" en détention

Publié le par la Rédaction

Un casseur présumé en détention

 

La justice a placé hier soir en détention provisoire un casseur présumé, dont des images diffusées sur internet avaient fait soupconner la présence de policiers provocateurs dans les manifestations, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

 

Déféré le 6 novembre au parquet, cet homme, présenté par la police comme un proche des milieux anarchistes, a comparu lundi soir devant le tribunal correctionnel de Paris. À la demande du prévenu, la 23e chambre a renvoyé son procès au 6 décembre. Entre-temps, le suspect devra rester en prison, le tribunal ayant ordonné son incarcération.

 

Interpellé le 28 octobre dans un squat du XXe arrondissement parisien par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), il avait été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Paris.

 

Sur la vidéo diffusée sur internet, on peut voir un individu cagoulé, armé d'un bâton, donner un coup de pied dans le dos d'une personne qui tente d'empêcher un casseur de briser une vitrine. Selon la police, c'est le donneur de coup de pied qui aurait été interpellé. Cette vidéo avait fait naître des accusations contre les policiers, soupçonnés de provoquer à dessein des incidents.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 9 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article

solidarité 09/11/2010 20:42



Le mystère persiste sur le "ninja"


Le "ninja", ce manifestant qui avait donné un coup de pied à un homme qui tentait d'empêcher un autre de casser une vitrine, lors d'une manifestation contre la
réforme des retraites le 16 octobre, a-t-il vraiment été identifié et interpellé ?


Des fuites policières l'assuraient la semaine dernière, manifestement pour couper court au soupçon que ce "ninja" puisse être un policier en civil. Mais personne ne semble le confirmer
aujourd'hui.


Lundi, un homme soupçonné d'être ce manifestant violent, était présenté en comparution immédiate au palais de justice de Paris, après avoir été placé en garde à vue depuis
le vendredi 5 novembre. Il a demandé le report de son audience, qui a été fixée au 6 décembre. Il a été placé en attendant en détention provisoire.

Cet homme est-il le "Ninja" de la vidéo ? Le parquet semble assez contradictoire sur le sujet. Contacté par @si, le parquet ne veut pas préciser s'il s'agit de lui ou non. Mais, selon Le Monde.fr, "le parquet dit disposer d'éléments
identifiants la personne interpellée comme étant l'auteur du coup de pied." "On ne le sait pas, l'affaire n'est pas jugée", a dit son avocat, Adrien Devone, au Monde.fr, à la sortie
de l'audience lundi. Contacté par @si, l'avocat n'a pas voulu s'exprimer.


Ce qui est sur, c'est que l'homme est poursuivi pour des faits de "dégradations d'un bien privé en réunion", "violences volontaires n'ayant pas entraîné d'interruption volontaire de
travail", avec la circonstance aggravante de dissimulation du visage, "refus de prélèvement biologique" en état de récidive et "refus de prise d'empreintes digitales".


Le "ninja" avait déjà été interpellé et interrogé la semaine dernière, le 28 octobre, mais pour une autre affaire : des dégradations commises en mars dernier. Il a été alors libéré sous contrôle
judiciaire.


Selon plusieurs médias, dont les Inrocks, il s'agissait déjà bien du "ninja". Information confirmée également  la semaine dernière par la Brigade de recherche et d'intervention, qui précisait que l'homme
était bien "celui que l'on voit asséner un violent coup de pied dans le dos d'un passant à la manière d'un ninja", et qu'il "était depuis plusieurs mois dans le collimateur de la BRI
et de la BAC (Brigade anti-criminalité) pour des dégradations de boutiques. Il a pu être identifié grâce aux images extraites de la vidéo et aux photos prises par des policiers en civil." Le
syndicat policier Synergie-officiers avait également précisé avoir identifié le ninja.


Or, l'homme n'a pas été interpellé, ni interrogé, la première fois, pour son coup de pied dans la manifestation. Pourquoi ? "L'enquête n'était pas encore terminée à ce sujet," explique
le Parquet à @si. Le syndicat et la BRI semblent donc s'être un peu avancés.


 










Lundi, un homme soupçonné d'être ce manifestant violent, était présenté en comparution immédiate au palais de justice de Paris, après avoir été placé en garde à vue depuis le vendredi 5 novembre.
Il a demandé le report de son audience, qui a été fixée au 6 décembre. Il a été placé en attendant en détention provisoire.

Cet homme est-il le "Ninja" de la vidéo ? Le parquet semble assez contradictoire sur le sujet. Contacté par @si, le parquet ne veut pas préciser s'il s'agit de lui ou non. Mais, selon Le Monde.fr, "le parquet dit disposer d'éléments
identifiants la personne interpellée comme étant l'auteur du coup de pied." "On ne le sait pas, l'affaire n'est pas jugée", a dit son avocat, Adrien Devone, au Monde.fr, à la sortie
de l'audience lundi. Contacté par @si, l'avocat n'a pas voulu s'exprimer.


Ce qui est sur, c'est que l'homme est poursuivi pour des faits de "dégradations d'un bien privé en réunion", "violences volontaires n'ayant pas entraîné d'interruption volontaire de
travail", avec la circonstance aggravante de dissimulation du visage, "refus de prélèvement biologique" en état de récidive et "refus de prise d'empreintes digitales".


Le "ninja" avait déjà été interpellé et interrogé la semaine dernière, le 28 octobre, mais pour une autre affaire : des dégradations commises en mars dernier. Il a été alors libéré sous contrôle
judiciaire.


Selon plusieurs médias, dont les Inrocks, il s'agissait déjà bien du "ninja". Information confirmée également  la semaine dernière par la Brigade de recherche et d'intervention, qui précisait que l'homme
était bien "celui que l'on voit asséner un violent coup de pied dans le dos d'un passant à la manière d'un ninja", et qu'il "était depuis plusieurs mois dans le collimateur de la BRI
et de la BAC (Brigade anti-criminalité) pour des dégradations de boutiques. Il a pu être identifié grâce aux images extraites de la vidéo et aux photos prises par des policiers en civil." Le
syndicat policier Synergie-officiers avait également précisé avoir identifié le ninja.


Or, l'homme n'a pas été interpellé, ni interrogé, la première fois, pour son coup de pied dans la manifestation. Pourquoi ? "L'enquête n'était pas encore terminée à ce sujet," explique
le Parquet à @si. Le syndicat et la BRI semblent donc s'être un peu avancés.


http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9586