Caen : Pas une bavure, non, j'y étais

Publié le par la Rédaction

Un acte accompli à plusieurs reprises, alors qu’il ny avait guère plus que quelques œufs et tomates pourries lancés, quelques pétards, et une poubelle enflammée.

 

Ils ont tiré, dabord en lair puis à tirs tendus ce qui est interdit !

 

Plusieurs blessés dont un jeune gravement, il a passé 5 heures sur le billard aujourdhui, enfoncement de la boîte crânienne.

 

Une vieille dame a dû se faire plâtrer la jambe, un môme de 6 ans…

 

Deux portent plainte.

 

Le rassemblement était prévu, inter-syndical, interpro, il y avait des retraités, des enfants… des lycéens, des étudiants, des salariés…

 

Les CRS nous attendaient.

 

Leur réaction a été rapide, sans sommation.

 

Je suis profondément choquée, le jeune homme est tombé devant nous alors que je sortais un groupe de lycéens de ce piège.

 

Anne
carrefour-le-mai, 14 octobre 2010.

 

 

 

 

Caen : Le père du jeune blessé par la police va porter plainte contre X

 

Le père du jeune homme blessé mardi 12 octobre à Caen, peut-être par la police, a annoncé son intention de porter plainte contre X. Âgé de 19 ans, l'étudiant s'était effondré après un tir de grenade lacrymogène, en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Selon son père, il a subi, mercredi, une opération de cinq heures au CHU de Caen, sa boîte crânienne ayant été enfoncée par le choc et la membrane de protection du cerveau abîmée. Une seconde victime, plus légèrement blessée, a déjà porté plainte, selon Ouest France.

 

L'intersyndicale du Calvados a qualifié, mercredi, d'«agression policière» le recours à des gaz lacrymogènes, selon elle en «tir tendu» (et non en cloche, moins dangereux), par les forces de l'ordre mardi pour disperser des manifestants devant un local du Medef à Caen. «Nous condamnons l'agression policière et les arrestations», indiquent les syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, FO, Unsa et Solidaires dans un communiqué commun. «Le pouvoir a ainsi consciemment mis en danger les jeunes et pris le risque de les blesser par tir tendu», ajoute le texte.

 

«On peut y perdre un œil»

 

Après l'incident, le manifestant avait été évacué, conscient, un bandage et du sang sur la tête. Selon Thierry Lepaon, secrétaire régional de la CGT, le jeune «a pris une cartouche à la suite d'un tir tendu de bombe lacrymogène. Il a été procédé à un acte interdit par la réglementation policière», seuls les tirs en cloche étant autorisés. «Il a saigné abondamment. Heureusement, un médecin était à ses côtés et l'a soigné et il a pu être évacué par des militants, puis par les pompiers. Les tirs tendus sont dangereux, on peut y perdre un œil», s'est-il indigné.

 

Selon la préfecture qui a revu son bilan, les échauffourées ont fait deux blessés légers identifiés, dont un a reçu des points de suture. «Le père d'un jeune de 19 ans a appelé France Bleu pour dire que son fils (blessé mardi devant le Medef) avait subi une opération de cinq heures au CHU, nous n'avons pas de confirmation, mais je pars du principe que ce père dit vrai», a indiqué Ilham Montacer, directrice de cabinet du préfet de Basse-Normandie. La préfecture n'était pas en mesure de préciser, mercredi soir, si ce blessé était l'un des deux déjà identifiés. Selon la CGT, la victime souffre d'une «fracture du crâne» et a «huit points de suture».

 

La préfecture dément le tir tendu

 

Selon Ilham Montacer, «il n'y a pas eu de tir tendu, car ceux qui lancent des grenades ont devant eux une rangée de policiers, s'ils tirent tendu, ils touchent des policiers. Il n'y a eu que des tirs en cloche, conformes à la réglementation.» «Rien ne dit que ce qui l'a heurté, ce n'est pas un morceau de parpaing lancé par les manifestants. Ça peut être aussi une grenade (lancée par les policiers)», a ajouté Ilham Montacer. La directrice de cabinet a, en outre, insisté : «Vous aviez 2.000 manifestants, dont 400 particulièrement virulents, parmi lesquels une cinquantaine de cagoulés. Les 60 policiers mobilisés étaient pris en sandwich.»

 

Pendant une heure, mardi, les policiers et certains manifestants se sont affrontés à coups de grenades lacrymogènes d'un côté et de jets d'objets divers de l'autre. Juste avant les tirs de grenades lacrymogènes, un policier casqué a été «fortement commotionné, mais pas blessé», par un pétard qui a explosé au niveau de son visage, a précisé Ilham Montacer. Selon la préfecture, une seule personne, âgée de 25 ans, a été interpellée alors qu'elle s'apprêtait à jeter une bouteille de verre sur les forces de l'ordre. Elle a été placée en garde à vue jusqu'à sa libération mercredi à midi.

 

Leur presse (Le Point.fr), 14 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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Dany 14/10/2010 20:04



J'étais présent lors des jets de lacrymogenes et le CRS qui tirait avec le lanceur était derrière la haie, à gauche et non derrière les autres CRS, donc il y a déja mensonge d'office et il y a
assez de p^hoto pour le confirmer.


D'autre part, pourquoi tirer des grenades lacrymogennes aussi loin? Le rôle des CRS est d'empecher les manifestant d'approcher trop près d'eux pour protéger l'entrée, donc pas besoin de lancer si
loin. Ils auraient dû utiliser leur lacrymogennes uniquement si des manifestants approchaient et en plus les CRS se sont avancé pour avoir plus de portées. Allez comprendre ....



Le Caennais déchaîné 14/10/2010 18:42



Bonjour


 


Notre billet d'humeur :


http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-une-bavure-policiere-a-caen-a-l-issue-de-la-manifestation-du-12-octobre-58858640.html


 


Bonne lecture