Blues blanches

Publié le par la Rédaction

Un médecin poignardé par une patiente

 

Une gynécologue-obstétricienne d'une clinique de Soyaux (Charente) a été poignardée à cinq reprises hier soir par une ancienne patiente et a été opérée, a-t-on appris aujourd'hui auprès du commissariat d'Angoulême.

 

Selon William Lliso, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique, les jours du médecin Claudine Dubuisson, touchée notamment au foie et aux artères, ne sont pas en danger.

 

Jeudi vers 19h30, Claudine Dubuisson a été frappée à cinq reprises par une de ses anciennes patientes, âgée de 54 ans, dans son cabinet médical.

 

Alerté par des cris, un collègue de Mme Dubuisson s'est interposé et a aussitôt donné l'alerte, permettant ainsi d'interpeller rapidement l'auteur présumé, selon la même source.

 

Il s'agit d'une femme que la gynécologue avait accouchée il y a 20 ans, et dont l'«enfant avait des malformations dont elle rend le docteur Dubuisson responsable», a indiqué William Lliso.

 

Elle aurait déclaré, devant témoins, avoir acheté le couteau, un Opinel doté d'une lame de 11 cm, pour tuer le docteur Dubuisson.

 

Selon Philippe Riot, gynécologue-obstétricien, collègue de Claudine Dubuisson, l'agresseuse présumée «rencontrait régulièrement Mme Dubuisson en ville et l'agressait verbalement». Selon lui, à l'issue du procès qui avait opposé la patiente à son médecin dans cette affaire, «l'expertise avait été rendue et le docteur Dubuisson avait été blanchi».

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 18 février 2011.

 


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Aspasie 20/02/2011 09:32



Blues, Blanches, Raides.


 



Axiale 20/02/2011 09:30



Ah? Si vous ne voyez pas le rapport entre un flic ( ou un curé, ou un militaire...)et un médecin, c'est normal, ils n'ont pas le même uniforme ni les mêmes moyens pour nous détruire.


Cela peut paraitre comme un simple fait divers mais si on creuse un peu de ce coté...


J'arrête là, ce serait trop long !


 



oifbq 20/02/2011 06:45



Faut-il rappeler les rôles citoyens, les gestes de douce répression qui justifieraient un tel comportement ? Faut-il se mettre à critiquer la place du médecin dans les dispositifs de calibrage
des corps et d'abêtissement des esprits pour que certainEs, depuis leur point de vu militant ou humaniste, soient en mesure de donner un sens à cette anecdote ?


 


 


 


Ou bien l'état de décrépitude généralisée de nos existences, la déliquescence, l'atomisation des êtres, suffisent à donner à ce geste le caractère d'un symptôme ? Comme un indicateur, une mise à
nue momentanée du néant de ce monde, la vision fugace d'une folie qui prend forme. Pour certainEs, j'espère, une accroche sur la réalité, une porte ouverte à l'expérience - avant que les
sociologues et les psychologues, ces charognards puants ! , ne s'en emparent.


 


 



ARKO 19/02/2011 21:40



Quel rapport entre un flic et un médecin?


Pour moi, présenté comme ça c'est un simple fait divers lugubre.


(le JL est une très bon blog par ailleurs!)



axiale 19/02/2011 17:38



AAAAAAAAAAH MERCI encore une fois pour un article sur les blues blanches !


Le dernier commentaire ne vaut pas que j'y réponde !!!


eh oui, il n'y a pas que les flics, l'armé, les dirigeants, les journalistes, les gros du business... j'en passe ! il y à les blouses blanches aussi !!! cela va bien avec les articles mis déjà à
ce sujet, même si cela est mis entre guillements par Leur presse !


car si quelqu'un poignarde à cinq reprises un toubib, ce n'est pas forcément un coup de folie, ni pour les raisons mises dans l'article.


Et si tout cela est vrai comme "ils" disent, c'est qu'il y à un gros problème avec les "blancs".


Merci encore pour tout !


A très vite