Bloque ton lycée : Solidarité face à la répression !

Publié le par la Rédaction

Journaflics (et «leaders» lycéens) contre «casseurs» à Toulouse

 

Toulouse : Les casseurs s'infiltrent dans les blocus lycéens 
Les blocus à l'entrée des lycées toulousains se sont multipliés ces derniers jours. Au grand dam de certains leaders, des agitateurs se greffent au mouvement.
Voitures cassées, mobilier urbain détruit, poubelles renversées, vitrine de magasin dégradée… Vendredi, le passage d'une trentaine d'individus partis du lycée Bayard vers les établissements de Roland-Garros et de Raymond-Naves, a laissé des traces. Sept mineurs, tous lycéens, ont été arrêtés par la police après d'importantes dégradations. Des ados dépourvus de fibre militante mais vrais fauteurs de trouble. Ils ont été remis à leurs parents après une nuit au commissariat. Dans les rangs des lycéens revendicateurs, «des perturbateurs se greffent», observent les policiers. Pour les proviseurs, soucieux de préserver la sécurité des élèves, «l'accès au lycée et la circulation des élèves ne doivent pas être entravés», insiste un proviseur. Des blocus à l'entrée des établissements de Raymond-Naves, Jolimont et Galliéni, s'organisent autour de leaders qui se disent «apolitiques», évitant «la récupération syndicale». «Je ne cautionne absolument pas les débordements. Notre mouvement n'est pas constitué de casseurs», prévient Flavien, 19 ans, leader de la contestation «pacifique» à Galliéni. Aux aguets, le NPA (nouveau parti anticapitaliste) est venu tracter devant les portes de son lycée. «Nous avons été approchés par des organisations syndicales ou politiques, mais on veut rester indépendants», poursuit-il. Les appels aux blocus se multiplient via les réseaux sociaux, type Facebook sur internet ou par le biais de SMS. «On retrouve des lycéens qui se greffent au mouvement pour ne pas aller en cours», reconnaît un élève de terminale. Ces actions, plus ou moins spontanées, prennent de vitesse les chefs d'établissement. Comme la semaine dernière devant le lycée Raymond-Naves, route d'Albi. Une dizaine d'inconnus encagoulés ont bloqué l'entrée avec des poubelles. «L'un d'eux portait une cagoule noire comme les indépendantistes corses, avant de disparaître», rapporte un élève.
Leur presse (La Dépêche), 11 octobre 2010.

 


 Nevers (58) : Des jets de pierre pendant la manifestation lycéenne

 

Deux jeunes lycéens ont été interpellés et placés en garde à vue, jeudi. Le duo est suspecté d’avoir participé aux débordements qui ont émaillé le rassemblement des lycéens de Jules-Renard et Raoul-Follereau contre la réforme des retraites. Des poubelles avaient été incendiées et des pierres ont été lancées par des jeunes sur des policiers.

 

Ces actes de violence n’ont fait aucune victime. Les jeunes interpellés sont tous les deux mineurs.

 

Leur presse (Le Bien Public), 11 octobre.

 


Journaflics (et «autorités») contre «casseurs» à saintQuentin

 

saintQuentin : Les manifs lycéennes parasitées par des casseurs 
Sur les 13 jeunes interpellés lors des manifs agitées de jeudi  et vendredi, quasiment aucun lycéen saint-quentinois. Les provocateurs venaient même parfois de loin. 
«On a clairement affaire à des jeunes qui n'ont rien à voir avec le mouvement lycéen, des parasites qui sont là pour tout casser, très bien organisés.» Le préfet de l'Aisne, Pierre Bayle, ne cache pas son inquiétude.
«Le noyau dur, une vingtaine de personnes, semble d'après nos premières informations venir de l'Oise. Ce sont des spécialistes : dans leurs sacs, ils ont prévu des tenues de rechange et de quoi se livrer à des combats de rue, barres de fer, marteaux et nunchakus.»
Jeunes déscolarisés
Le constat est clair : sur les quatre jeunes interpellés dès les premiers affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, jeudi matin, devant le lycée Condorcet, deux au moins n'étaient pas des lycéens saint-quentinois. L'un des plus virulents, qui a passé la nuit en garde à vue, était originaire de l'Oise.
À cela s'ajoutent trois jeunes déscolarisés, âgés de 14 à 16 ans, surpris jeudi vers 23 heures en train de détériorer les grilles du lycée Condorcet et d'y inscrire des insultes envers le président de la République.
Déscolarisée également, la jeune femme de 19 ans interpellée vendredi matin après avoir agressé verbalement et physiquement le commissaire de Saint-Quentin David Boileau et l'une de ses jeunes collègues.
Intolérable
Quant aux cinq autres jeunes interpellés au cours de ces deux jours, si on ne connaît pas encore leur profil exact, on sait qu'ils ont, entre 16 et 18 ans, qu'ils faisaient partie du groupe le plus violent, tous encagoulés ou le visage en partie dissimulé, bien décidés à en découdre avec la police. Pas exactement le profil d'un militant lycéen…
Même constatation pour les agresseurs encore non identifiés d'un policier en civil, roué de coups vendredi matin.
Un acte particulièrement grave pour le patron des policiers de l'Aisne, le commissaire divisionnaire Benoît Desferet : «Manifester est un droit mais il ne doit pas s'accompagner de violences ou d'émeutes. Sinon, on bascule dans la délinquance et ce n'est pas tolérable.»
Le préfet Pierre Bayle a d'ailleurs tenu à appeler personnellement le policier roué de coups. «Il va mieux… Mais nous sommes face à un phénomène inédit dans l'Aisne, particulièrement inquiétant.»
Les autorités ne cachent pas en tout cas qu'elles redoutent de nouveaux débordements si une autre manifestation est organisée ce lundi.
Si les lycéens saint-quentinois semblent avoir été débordés lors de leurs manifs jeudi et vendredi, reste à savoir comment ils réussiront à gérer la meute de provocateurs et de parasites visiblement bien décidés à utiliser leur mouvement pour se défouler.
Leur presse (Aurélie Beaussart, L'Union), 10 octobre.


 

Journaflics (et «forces de l’ordre») contre lycéens à Angoulême

 

Angoulême : Trois lycéens poursuivis pour des dégradations d'après manif 
Placés sous contrôle judiciaire, ils comparaîtront en correctionnelle. 
Les trois lycéens interpellés vendredi après avoir, en marge d'une manifestation, commis des dégradations dans un lycée d'Angoulême ont été remis hier en liberté sous contrôle judiciaire. Le mineur a été placé dans un foyer et sera présenté au juge pour enfants à la mi-octobre. Les deux lycéens majeurs, issus de deux lycées professionnels de l'agglomération d'Angoulême (Ruelle et Soyaux) passeront, eux, devant le tribunal correctionnel le 23 novembre. 
Ils sont poursuivis pour intrusion dans un établissement scolaire dans le but de troubler l'ordre public et dégradation de bien public en réunion. 
Vendredi, peu après midi, alors que des lycéens venaient de manifester en ville «pour les retraites», un petit groupe d'une trentaine de jeunes se sont introduits dans le lycée Marguerite-de-Valois d'Angoulême, puis dans la cantine de l'établissement, commune avec le collège voisin. Là, ils ont jeté des plateaux-repas à terre, provoquant des bris de vaisselle. La police a alors été appelée par le proviseur. Les fauteurs de troubles ont pris la fuite en se dispersant, mais des policiers restés à l'extérieur ont pu procéder à trois interpellations. Les trois jeunes ont été placés en garde à vue. 
La veille, jeudi, lors de la première journée du mouvement lycéen, les policiers avaient essuyé quelques jets de pierres près d'un lycée. La manifestation pour les retraites du 23 septembre à Angoulême avait également été marquée par des heurts avec les forces de l'ordre, dans l'enceinte de la gare.
Leur presse (Sud Ouest), 10 octobre.

 

 

Journaflics (et «services de renseignements») contre lycéens «manipulés» à Angoulême


L'ombre d'adultes derrière le mouvement lycéen 
Nouvelle journée de mobilisation lycéenne hier. L'ombre des adultes plane sur ce mouvement . À Marguerite-de-Valois, le réfectoire a été vandalisé. Trois lycéens ont été interpellés. 
«Les lycéens contre la réforme des retraites. Pour nous, la retraite à 68 ou 70 ans ? Nous sommes les plus concernés par cette réforme car c'est de notre avenir dont on parle. Alors jeudi 7 octobre, on bloque. Faites tourner le texto à tout votre répertoire.» C'est le SMS reçu jeudi de bon matin par Gaëtan, élève en première au lycée Marguerite-de-Valois d'Angoulême. Un texto très bien écrit. Reçu d'un ami, qui l'avait lui-même reçu d'un ami… «Ce sont des chaînes. En fait, on ne sait pas qui l'a envoyé en premier. Ça arrive de quelque part. Ça repart sur l'ensemble d'un répertoire et ainsi de suite. Tout le monde le reçoit d'un ami, mais personne ne sait d'où ça vient», explique Clément. Les textos pour mardi et la journée nationale de mobilisation sont déjà arrivés sur les écrans tactiles.
Voilà comment un mouvement en apparence improvisé se répand comme une traînée de poudre dans toute la France. L'étincelle SMS, c'est déjà ce qui a mis le feu aux poudres mardi à Avignon, mercredi dans l'est de la France, jeudi à Ruelle.
Hier, l'association de parents d'élèves de la Peep, suite à des incidents survenus en Haute-Savoie, a dénoncé «la manipulation des jeunes par diverses organisations». Quelques heures plus tôt, c'est Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy, qui évoquait cette même «manipulation» présumée. Mais tout le monde se garde bien de nommer une organisation particulière.
À Ruelle, Jean-Paul, lycéen manifestant, assure : «Nous n'avons été approchés par aucun syndicat ni aucune organisation politique.» Même son de cloche de la part de ses petits collègues de Marguerite-de-Valois et Soyaux.
Armes de mobilisation massive
Reste que… Impossible de se dire que le mouvement lycéen est aussi spontané qu'il en a l'air ; qu'il n'y a pas d'adultes attisant les braises en sous-main. D'autant que cette mobilisation spontanée intervient pile au moment où se pose la question de la radicalisation du mouvement.
Parmi les services de renseignements, on en est convaincu : «Certaines organisations approchent les lycéens en espérant que ça fasse tache d'huile. Ce n'est pas nouveau.» Quitte à jouer aux apprentis sorciers et à envoyer des ados en première ligne.
À SUD, Jean-Pierre Bellefaye le jure : «Objectivement et réellement, ce n'est pas notre responsabilité. Nous n'avons rien coordonné et étions même étonnés jeudi de l'ampleur de la mobilisation lycéenne. C'est d'ailleurs étonnant que le mouvement ait pris dans des petites villes, où l'implantation syndicale lycéenne et étudiante est plutôt faible.» Et d'enchaîner : «Aujourd'hui, les appels circulent à la vitesse grand V. Il suffit d'une personne ou d'une seule organisation pour lancer un tel mouvement.»
D'une seule personne ou d'une organisation qui, avec des armes de mobilisation massive aussi redoutables qu'internet et les SMS, peuvent pousser dans la rue des ados. En restant dans l'ombre.
Leur presse (Ismaël Karroum, Charente Libre), 9 octobre.

 

 

Journaflics (et «chefs d’établissements») contre lycéens à Sedan

 

Les absences «signalées» aux parents : Manif lycéenne, mode d'emploi
Valse d'hésitations jeudi dans les rangs lycéens sedanais. « Madame, est-ce qu'on a le droit de grève ? », doutaient certains, comme pris de vertige par cette nouvelle et grisante perspective.
«Seuls les salariés ont le droit de faire grève», rectifiait au passage Sabine Caravella, proviseur du lycée Pierre-Bayle, «mais nos élèves ont le droit d'exprimer leurs opinions». La nuance est importante.
Que les lycéens veuillent manifester le 12 octobre aurait simplifié la tâche des responsables d'établissements. Pas de bus scolaires, des effectifs enseignants clairsemés et donc peu d'élèves.
À défaut d'avoir été prévenus par les instances syndicales officielles, les proviseurs ont donc joué leur rôle en freinant ces ardeurs juvéniles attisées par Facebook et autres SMS. Unanimes à déplorer l'absence d'encadrement, de coordination et donc de sécurité. «Ils nous ont même empêchés de sortir», protestait une jeune ardente, choquée de cette entrave à leur liberté d'expression. «Il paraît qu'on risque d'être exclu si on ne revient pas», affirmait un autre. Son voisin tout aussi inquiet rapportant un bruit inquiétant : 4 heures de retenue pour tel jeune protestataire.
Mesures éducatives
«Le règlement prévoit une sortie possible entre deux cours. S'ils ne reviennent pas, les parents sont informés.» Point barre pour Yannick Discrit, proviseur du lycée Jean-Baptiste Clément qui à l'instar de Sabine Caravella et de Marie-Thérèse Beaudier, proviseur du lycée du Château enverra des courriers aux parents, conformément à leurs devoirs de chefs d'établissement. «Ceux qui sont sortis sans autorisation seront sanctionnés» annonce Mme Beaudier, mais à circonstances exceptionnelles, mesures appropriées. Le lycée Le Château pourrait par exemple infliger aux jeunes contestataires «de rédiger un écrit sur les motivations de leur sortie. Une punition éducative, en quelque sorte.»
«Au lycée, nous sommes dans l'apprentissage de l'autonomie, mais aussi du respect et de la démocratie», souligne Sabine Caravella. «Il n'y aura pas de sanctions mais on va travailler avec le comité de vie lycéenne pour leur prouver que l'on peut être consulté et contester mais dans les règles. Et il y aura des débats sur ce thème pendant les cours d'éducation civique.»
L'organisation des manifs change, mais les profs s'adaptent. Les parents aussi d'ailleurs. D'où ce SMS paternel reçu par un lycéen parti réclamer son droit à la retraite : «Dépêche-toi de ramener ton c… à la maison.»
Leur presse (Dominique Berthéas, L'Union), 10 octobre.

 

 

Journaflics (et flics) contre lycéens «malfaiteurs» à Auch

 

Auch : Quatre plaintes après la manifestation des lycéens
Après la manifestation spontanée de lycéens dans les rues d'Auch jeudi (lire notre édition d'hier), quatre plaintes ont été déposées au commissariat de police. Deux émanent de propriétaires de véhicules garés à proximité du siège de l'UMP quai Lagarrassic qui ont subi diverses dégradations.
Plainte a été déposée aussi par la direction du lycée de l'Oratoire où le portail électrique a été endommagé, des vitres cassées et divers autres dégâts commis. Lycée non manifestant, l'Oratoire fut la destination des lycéens «du public» (Garros, Pardailhan) qui souhaitaient rallier à leur cause les élèves de cet établissement de l'enseignement privé.
Chemin faisant, rue Victor-Hugo, des participants au cortège ont commis divers méfaits au magasin d'alimentation «Petit Casino» dont la direction a également porté plainte. L'étal de fruits et légumes situé sur le trottoir y fut dévasté et à l'intérieur, le rayon des alcools en partie vidé.
Ces quatre plaintes ont été transmises au parquet et une enquête de police est en cours. Les autorités rappellent aux parents qu'ils sont civilement responsables des préjudices commis par leurs enfants mineurs. Pour le vol d'alcool par exemple, «commis en réunion», la peine peut atteindre 5 ans ferme et 75'000€ d'amende. Les dégradations volontaires sont passibles de 2 ans et 30'000€, la «simple» intrusion de 1500€.
Des lycéens auront-ils maille à partir avec la justice après les débordements de jeudi ? «Des langues se délient» confiait hier soir une personne proche de l'enquête. Certains des voleurs ou casseurs peuvent donc craindre d'être identifiés et poursuivis.
Organisée contre la réforme des retraites telle que la prépare le gouvernement, la manifestation qui a rassemblé plusieurs centaines de lycéens doit avoir une prolongation mardi prochain. Les jeunes ont en effet annoncé qu'ils participeraient à la manifestation avec les adultes qui doit débuter à 10 heures. Les autorités espèrent «qu'entre 8 et 10 tant qu'ils seront livrés à eux-mêmes», les lycéens manifestants sauront «canaliser» les moins bien intentionnés d'entre eux. 
Leur presse (La Dépêche), 9 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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A.D. 11/10/2010 16:13



L'un des plus virulents, qui a passé la nuit en garde à vue, était originaire de l'Oise.


Un étranger venu de l'Oise...


A Barcelona : il y avait des étrangers parmi les "antisystèmes", et le web qui attise la colère,
etc..


En France : les étrangers viennent de l'Oise, les adultes manipulent les lycéens,
etc...


De PLUS EN PLUS d'étrangers dans le monde (CQFD)


d'étrangers à la reproduction de ce monde.


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