Bloque ton lycée : À Istres (Bouches-du-Rhône)

Publié le par la Rédaction

Salutation à l’équipe du JL !

 

Petit point sur la situation dans mon lycée :

À Istres (Bouches-du-Rhône) le lycée a été bloqué jeudi et vendredi par une centaine d’éleves, ayant pour revendications le retrait de la réforme des retraites, de la réforme de l’éducation nationale et le refus de la précarisation qui s’accroit (enfin, certains portent en secret des espoirs beaucoup plus grands, que je pense partager avec vous). Jeudi, une manifestation de 80 lycéens est allée jusqu’à la sous-pref’ où on a été reçus par la secrétaire générale de la sous-préfecture.

 

Aujourd’hui, Assemblée générale dans le lycée : un bus ira à Marseille manifester demain, des élèves iront tracter sur le marché et le lycée sera bloqué par d’autres.

 

Istres : Les lycéens de Rimbaud pensent déjà aux retraites
Ils ont bloqué leur établissement avant de constituer un cortège encadré par cinq syndicats.
«Sarkozy si tu savais, ta réforme…» Le contexte est propice. Échaudés par l’actualité sociale qui couve sur l’hexagone, les lycéens de Rimbaud se sont levés «motivés» hier matin. Dès 5 heures, ils ont bloqué l’entrée principale de leur établissement, concédant comme les fois précédentes un accès à l’arrière du lycée pour les élèves non-mobilisés. Mais cette fois, cette action n’est plus motivée par les seules questions éducatives. «Nous sommes là pour défendre l’éducation, mais aussi les retraites et l’emploi», soulignent des membres du CVL (Conseil de vie lycéenne) à l’origine du mouvement.
Vers 10 heures, une partie des bloqueurs se sont mués en manifestants. Le cortège a convergé vers la sous-préfecture accompagné par les représentants de cinq syndicats : la CFDT, CFTC, FO, FSU et la CGT. Solidarité entre les générations. «Nos combats sont les mêmes, confie un représentant CGT des territoriaux. On enlève des enseignants à l’école et après on se plaint qu’elle fonctionne mal. Ce rassemblement, les lycéens sont venus nous en parler il y a une semaine préoccupés par la sécurité. Nous sommes là pour les aider.»
Arrivés à la sous-préfecture, cinq représentants syndicaux, deux lycéens du CVL et le secrétaire de la jeunesse communiste ont été reçus par la secrétaire générale du sous-préfet. «Actuellement 23% des jeunes sont au chômage et avec l'allongement du temps de travail avant la retraite, les entreprises embaucheront moins de jeunes, explique Rémy Boutonnet, vice-président du CVL. Nous avons fait part de nos inquiétudes, la secrétaire générale a assuré qu’elle les transmettrait au sous-préfet.» À l’issue de cet entretien, le cortège est retourné au lycée Rimbaud où la porte principale est restée bloquée toute la journée.
En matinée sur le site de Rimbaud, quelques échauffourées sans gravité perpétrées par des jeunes extérieurs au lycée ont été régulées par les services d’ordre constitués. Selon les responsables du mouvement, aucun nouveau blocus n’est programmé. Même pour la journée de mobilisation nationale le 12. «Nous voulions éviter un doublon avec la grève des professeurs.» Les lycéens seront nombreux à tenter de rejoindre la manifestation prévue à Marseille ce jour-là.
Leur presse (Maxime Lancestre, ), 8 octobre 2010.

 

 

Des dizaines de lycéens manifestent à Istres pour leurs retraites
Cinquante lycéens se sont réunis ce matin devant la sous-préfecture d’Istres pour protester contre la réforme des retraites. Ils ont ensuite défilé dans les rues pour rejoindre le lycée Rimbaud et dressé un barrage filtrant à l’entrée de l’établissement.
«On refuse catégoriquement la réforme des retraites, on refuse de travailler plus longtemps et de cotiser plus pour avoir une retraite inférieure à ce qu’elle est actuellement.» Les revendications de Keyvan Dumas, l’un des porte-parole du mouvement lycéen à Istres, sont claires. Pour les faire entendre, ils étaient plus d’une cinquantaine à manifester ce matin devant la sous-préfecture, banderoles et slogans à l’appui. Une mobilisation qui a porté ses fruits, puisque ses représentants ont été reçus à l’intérieur du bâtiment et ont ainsi pu faire remonter leurs messages jusqu’au chef de l’État. «Cette réforme va bloquer le marché du travail en employant les plus de 60 ans plus longtemps, le taux de chômage des jeunes en France est à 23%, soit 10% au-dessus de la moyenne européenne, et cela risque fortement d’augmenter avec la politique actuelle du gouvernement», poursuit Keyvan. Ils l’ont annoncé, les lycéens istréens participeront à la mobilisation nationale contre la réforme des retraites prévue le 12 octobre et envisagent également d’organiser d’autres actions à l’intérieur de leurs établissements dans les jours à venir. Un blocus collectif des lycées de l’ouest de l’étang de Berre est en préparation. 
Leur presse (R. Chape, Maritima Info), 7 octobre.

 


Istres : Onze interpellations lors d’un mouvement lycéen 
Hier en marge du blocus de Rimbaud, des élèves de Latécoère ont dérapé.
«On n’a pas dit quil ny aurait pas de nouveau blocus, simplement quon ne savait pas si on recommencerait.» La machine est lancée. Après la manifestation de jeudi, les lycéens de Rimbaud ont de nouveau bloqué les portes de leur établissement hier pour défendre les retraites. Mais cette fois, si le Comité de vie lycéenne ne désapprouve pas le mouvement, il ne semble pas en être linstigateur. «Cette action a été menée par dautres leaders, explique la proviseure Nicole Otto-Bruc. Je leur ai dit quil y avait dautres moyens de sexprimer quun blocus. Cette fois aucune manifestation nétait prévue, les syndicats nencadraient pas le mouvement, laction na été soumise à aucun vote. Cest une improvisation et il mincombe de préserver létablissement de dérives.»
 D autant que la direction et les élèves de Rimbaud sont confrontés tous deux à un autre problème. Pour la deuxième fois consécutive, des lycéens de Latécoère se sont invités au blocus. Et tous ne se soucient pas du débat sur les retraites. Selon des témoignages, ils sont responsables de la dégradation de trois voitures près de la clinique et d un abribus rue Aldéric-Chase. Vers 9 heures, plusieurs d entre eux ont de nouveau investi le magasin Lidl du boulevard Prat pour le piller (voir notre édition de jeudi). Probablement les mêmes qui se sont livrés à des jets de projectiles sur les façades de commerçants des Échoppes quelques minutes avant. Déployant ses effectifs, le commissariat a quadrillé le secteur entre Lidl et le lycée Rimbaud. 
Les policiers ont procédé à huit interpellations à la sortie du magasin et sur le parking adjacent à la patinoire. Contraints parfois d intercepter des individus au pas de course. «Il y avait eu quelques échauffourées hier (jeudi ndlr), mais nous n étions pas dans la même configuration, signale le commissariat d Istres. Cette fois aucun défilé n était constitué, les élèves circulaient dans tous les sens, ce qui a compliqué nos interventions.» Fos, Miramas, Port-Saint-Louis… aucun des interpellés du lycée Latécoère n est istréen. Les faits se sont déroulés sans violence.
«Nous réfléchissons aux moyens de contenir ces troubles, signale un responsable du mouvement à Rimbaud. Sils perdurent, notre action sera discréditée.» «Nous, on était simplement venus soutenir le blocus et on risque la stigmatisation», déclarent des jeunes de Latécoère. Trois autres interpellations ont été opérées au lycée Latécoère pour dégradations de conteneurs. Ces jeunes résidaient à Istres. Les onze interpellés sont mineurs.
Leur presse (Maxime Lancestre, La Provence), 9 octobre.

 

 

 

 

 

 

Voir aussi à Salon et Miramas.

 

Salutations libertaires, et que vive l’utopie !

 

Rudolf le Rouge, 11 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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A.D. 11/10/2010 22:12



Des dizaines jeunes ont bloqué l'accès au Lycée privé Henri Leroy de PORT SAINT LOUIS DU RHÔNE (BDR: 85oo habitants) vendredi dernier :intervention chahutée des pompiers (container et palette en feu), bronca de l'édile local
(J.M.CHARRIER, P."C" F )contre les débordements irresponsables, désignation de manipulation de la part de certains (suivez mon regard) enseignants déviants...


Les dockers de cette ville sont en grève depuis un petit moment : statuts des salariées, mouvement contre la réforme de la retraite, la cgt  est encore puissante dans ce secteur.


Le maire qui va en guerre contre les jeunes bloqueurs et bloqueuses n'a même pas fait afficher son soutien aux grévistes, pas de banderoles, rien, juste une sur la mairie depuis des mois (sans
aucun rapport avec le moment actuel) où l'on peut lire un truc du genre Port saint Louis :terre de résistance- contre la réforme des collectivités territoriales-, ou un machin aussi con que ça.


où va-t-on !


onyva