Blocages à Rouen - 25 octobre

Publié le par la Rédaction

Blocage du MIN et du dépôt de bus. Le dépôt de carburant protégé par la police

 

Ce matin à Rouen, rendez-vous était donné à 2h30 devant le MIN (marché d'intérêt national). Une soixantaine de personnes se sont retrouvées (majoritairement des étudiants, mais aussi des routiers, cheminots, enseignants, chômeurs, employés) et ont entrepris d'en bloquer les accès avec des tas de pneus et de palettes.

 

Selon le site du Paris Normandie, les fumées des pneus enflammés auraient aussi perturbés la circulation au Mont Riboudet.

 

Dès le départ, ce blocage avait été décidé comme étant mobile. Au bout de 2 heures, les bloqueurs ont donc levé le camp, suivis par plusieurs voitures de police. Destination : Darnétal, où se trouve le dépôt de bus de la TCAR.

 

Les grévistes se sont répartis sur les deux entrées du dépôt. L'intégralité du trafic des bus et Téor a été stoppé. Les conducteurs, qui ne pouvaient prendre la route, sont allés saluer chaleureusement les bloqueurs.

 

La police était présente, mais n'a rien tenté, jusqu'à ce qu'elle décide qu'il fallait en finir avec deux feux de pneus. Les pompiers sont arrivés, et bien qu'en grève, ont fait preuve d'un zèle certain pour en finir avec ces brasiers qui mourraient d'eux-même. Dommage.

 

À 9 heures, une partie des grévistes étant partie à leurs AG, le blocage a été levé.

 

Pendant ce temps, comme tous les matins à 6 heures, plusieurs dizaines de personnes s'étaient donné rendez-vous devant le dépôt pétrolier «Rubis» à Grand-Quevilly.

 

Depuis ce week-end les gardes mobiles campent devant l'entrée. Il faut dire que l'accès au dépôt est devenu stratégique : de nombreuses stations-service de la région sont fermées, et le Rubis a été alimenté récemment, par bâteau, avec du pétrôle rafiné importé de l'étranger.

 

Le blocage a été avorté aujourd'hui devant forte la présence policière, mais ce n'est que partie remise. Les bloqueurs en ont d'ailleurs profité pour aller bloquer le Pont Flaubert.

 

Indymedia Nantes, 25 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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