Manif lycéenne à Grenoble : La police charge - 9 novembre

Publié le par la Rédaction

Camarade libéré

 

Le lycéen arrêté est passé en comparution immédiate, a pris du sursis (4 mois) et 500€ d'amende [dommages-intérêts ?] par les cinq flics qui se sont portés partie civile (ceux qui l'avaient roué de coups). Mais il est libre.

 

Le frère à l'hosto est fatigué mais tient le coup, il en a pour 45 jours d'hôpital plus la rééduc.

 

Pour info il y a eu un rassemblement hier soir [mardi 9 novembre] sur les lieux du drame [écho ci-dessous] et un ce matin [mercredi 10] devant l'hôpital. Plus d'infos à suivre.

 

Mailing CNT, 10 novembre 2010.

 

 

 

 

Violente répression policière mardi matin à Grenoble

 

Ce mardi 9 novembre, à la suite du blocage de plusieurs lycées grenoblois à l’appel de l’Inter-lycées, une manifestation a réuni des étudiants et des lycéens cours Jean-Jaurès. Le cortège d’environ 200 personnes, s’est dirigé vers la Porte de France. Nous avons organisé un barrage filtrant pour discuter avec les automobilistes dans le calme et sans provocations. Depuis le début cette action était sous forte surveillance policière.

 

La pression est montée d’un cran lorsqu’un automobiliste énervé a écrasé le pied d’un lycéen. À cet instant, un passant d’une quarantaine d’année et extérieur au cortège a eu une réaction violente contre l’automobiliste. Nous nous demandons si les intentions réelles de cette personne n’étaient pas de permettre la répression par les forces de police. En effet, immédiatement les forces de l’ordre ont tenté d’interpeller violement des jeunes manifestants, avec tout leur arsenal répressif (matraquage, tir de flash-ball et lacrymogènes).

 

Nous avons alors tenté de fuir par le pont vers la place Hubert Dubedout et nous sommes retrouvés pris en étau sur le pont.

 

Pour tenter d’échapper au matraquage, pris de panique et acculé contre la barrière, un jeune manifestant est tombé depuis le pont sur la voie sur berge. D’après les secouristes, cette chute de plus de 6 mètres a provoqué de graves fractures au bassin et aux jambes. Pour masquer l’accident à la vue des passants et des médias très présents, la police a alors procédé au déplacement du blessé sous le pont, dans le déni de toutes les règles élémentaires de sécurité. Pendant ce temps, les arrestations et le matraquage continuaient sur le pont. Le cortège a ainsi été maintenu parqué sans possibilité d’évacuer les lieux.

 

À l’heure où nous écrivons ce communiqué, nous ne connaissons pas l’état de santé de nos camarades blessés, arrêtés et victimes de répressions policières. Nous condamnons l’escalade de la violence policière, en particulier contre les jeunes, pour casser un mouvement social contre une réforme injuste.

 

Nous nous rassemblerons mercredi 10 novembre à 12h30 devant l’Hôpital Michallon en solidarité avec notre camarade blessé.

 

Signé : les étudiants et lycéens mobilisés ; Inter-lycées de l’Isère, UNL, UNEF, CNT-SR, FSE, JC-UEC, MJS. 
Indymedia Grenoble, 9 novembre.

 

 

Rassemblement de solidarité ce soir

 

Aujourd’hui mardi 9 novembre 2010 à Grenoble, pendant la manifestation contre la loi de réforme des retraites, une personne a été gravement blessée (bassin et vertèbre fracturée) en chutant d’un pont en tentant d’échapper à la police. Une seconde personne a été frappée par plusieurs policiers puis arrêtée.

 

Ils veulent stopper la mobilisation par la violence. Amplifions la lutte. Bloquons tout.

 

Rassemblement de solidarité ce soir à 18h place Charles de Gaule (devant la Bastille côté Jaurès). Soyons nombreuXses.


Indymedia Grenoble, 9 novembre.

 

 

Rassemblement mardi 9 novembre

 

Un rassemblement a eu lieu sur la place Hubert-Dubedout, aux abords du pont de la porte de France, mardi 9 novembre vers 18h, appelé par la CNT et des non-syndiqués.

 

Il a rassemblé une petite centaine de personnes, qui sont toutes restées sur trottoir, se contenant de differ des tracts aux passants, aux cyclistes et aux automobilistes. Bon, c’est déjà, ça, mais ce qui s’est passé le matin même méritait une réaction un peu plus énervée, non ?

 

Le rassemblement s’est déplacé vers la gare, sur le trottoir (!) pour discuter quoi faire, en mode grosse AG de lutte spontanée (une AG de la sorte, plus modeste, se tient quotidiennement sur le parvis de la gare à 17h).

 

Peu après, une partie du rassemblement (rejoint par de nouvelles personnes) se dirige en manifestation poussive (malgré un fumigène et quelques slogans hostiles à la police… «Police partout, justice nulle part», «Flics, porcs, assassins») vers le centre-ville.

 

Bon, je râle mais il est clair que je ne vaux pas mieux que les autres, j’ai quitté la manif, comme d’autres, assez rapidement. D’ailleurs, peut-être que les autres sont allés jusqu’au commissariat, où semble-t-il le frère du lycéen blessé était en garde à vue ! Les flics se permettent tout, et nous, on se rassemble pour ne pas laisser faire… mais on se rassemble sur le trottoir, on manifeste sur le trottoir… Elle est passée où notre rage ?! Si t’as participé jusqu’au bout, bravo. Écris quelques mots ici pour nous tenir au courant, merci.


Indymedia Grenoble, 10 novembre.

 

 

Communiqué CNT du 9 novembre 2010

 

Aujourd’hui mardi 9 novembre 2010 à Grenoble, pendant la manifestation contre la loi de réforme des retraites, un lycéen a été gravement blessé (bassin et vertèbre fracturés) en chutant d’un pont en tentant d’échapper à la police, qui avait bloqué les deux accès pour charger les manifestants. Blessé à la colonne vertébrale par sa chute, il a pourtant été déplacé sans précaution sous le pont par la police pour le dissimuler aux regards de ses camarades, des passants et des médias. Un second lycéen déjà au sol a été frappé à la tête par plusieurs policiers puis arrêté. À cette heure, il est toujours en garde à vue. La CNT saura organiser la solidarité pour nos camarades blessés qui risquent la prison.

 

Nous avons assisté, aujourd’hui encore, à la violence d’adultes armés par l’État contre la jeunesse la plus mobilisée pour son avenir et notre présent.

 

Les syndicats CNT de l’Isère (contact)
Indymedia Grenoble.

 

 

 

 

Grenoble : Un jeune manifestant saute d'un pont pour échapper à la police

 

Un jeune homme de 19 ans qui participait à une manifestation de lycéens a été gravement blessé ce mardi matin à Grenoble après avoir sauté d'un pont pour échapper à la police.

 

 

La victime faisait partie d'un groupe de manifestants qui venait de bloquer la circulation au niveau de la Porte de France, à l'entrée nord de la ville, au cours d'une manifestation non déclarée. La police est alors intervenue pour repousser les protestataires (environ 150 personnes) et permettre à la circulation de reprendre.

 

Selon un témoin interrogé par le Dauphiné Libéré, les manifestants ont alors stationné sur le pont de la Porte de France qui enjambe l'Isère entre la Porte de France et la place Hubert-Dubedout. Mais ils n'ont pu revenir vers le centre-ville, des effectifs de police s'étant alors positionnés côté Dubedout. «Au moment où des policiers se sont approchés d'eux, pour les contrôler j'imagine, plusieurs jeunes se sont mis à courir vers la place Dubedout. Deux ou trois policiers ont alors tenté de leur bloquer le passage en se mettant face à eux les bras écartés. Ils étaient à environ cinq mètres lorsque l'un des jeunes a subitement enjambé le parapet du pont comme un “yamakasi” et il a sauté. C'était une scène incroyable : je n'en revenais pas», raconte encore le témoin.

 

Le jeune homme a atterri six mètres plus bas sur le bitume, à proximité de la voie de circulation sur berge. Il a été secouru par les sapeurs-pompiers et le Samu pour des fractures multiples. Selon une source médicale, son pronostic vital n'était pas engagé une heure après les faits.

 

Leur presse (Dauphiné Libéré), 9 novembre.

 

 

 

 

Retraites : Un manifestant blessé

 

Un rassemblement non déclaré de lycéens opposés à la réforme des retraites a dégénéré à Grenoble, où un policier a été roué de coups par un manifestant tandis qu'un jeune de 19 ans s'est blessé en sautant d'un pont pour fuir la police.

 

Dans la matinée, une centaine de lycéens parmi lesquels se trouvait un groupe d'anarchistes de tous âges, se sont rassemblés à l'entrée de Grenoble pour tenter de bloquer l'accès à la ville, précise-t-on de même source.

 

La section d'intervention de la police est alors intervenue pour évacuer les manifestants. C'est à ce moment qu'un manifestant a roué de coups avec un bout de bambou un policier qui se trouvait à terre.

 

Le policier a été frappé à plusieurs reprises «dans le dos, sur les bras à la nuque» par ce manifestant qui a été interpellé, précise-t-on de même source.

 

Lors de ces échauffourées, un groupe de manifestants s'est mis à courir pour échapper aux policiers. L'un d'eux, frère de l'agresseur présumé du policier, a alors volontairement sauté d'un pont qui enjambe une rivière, atterrissant six mètres plus bas sur le bitume.

 

Victime d'une fracture du bassin, ce manifestant, qui ne serait «a priori pas un lycéen», a été ensuite secouru par les pompiers et le SAMU.

 

Les manifestants se sont ensuite rassemblés devant la préfecture avant de se disperser.

 

Leur presse (Abjection Faut Payer), 9 novembre.

 

 

Grenoble : Un lycéen sérieusement blessé pendant la manif

 

Ce mardi matin,  des jeunes — pas que des lycéens — manifestaient à Grenoble. Au cours d'un blocage Porte de France, vers onze heures, la tension est montée d'un cran après une altercation avec un automobiliste. Des coups sont partis, les forces de l'ordre ont chargé, les jeunes ont couru. L'un d'eux, lycéen à Bergès, a sauté du pont sur la voie sur berge, une dizaine de mètres plus bas. Sérieusement blessé, il souffre de multiples fractures. Selon de nombreux témoignages, le lycéen aurait été déplacé par les forces de l'ordre jusque sous le pont, où il a ensuite été pris en charge par les secours puis évacué.


 

Les manifestants sont alors allés demander des explications à la Préfecture.

 

Selon une source médicale, son pronostic vital n'était pas engagé une heure après les faits.

 

Leur presse (Grenews), 9 novembre.

Publié dans Colère ouvrière

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Bruyère 08/05/2011 18:26



Il est étonnant de ne plus voir la vidéo!!