Blocage de la ZAE Nord de Dijon - 17 novembre

Publié le par la Rédaction

 Les militants dijonnais toujours motivés : blocage de la ZAE Cap Nord

 

Après plusieurs opérations péage gratuit ces derniers jours, les militants dijonnais sont toujours très motivés et continuent leurs actions contre la réforme des retraites et la politique du gouvernement. Ce matin aux alentours de 4 heures du matin ils ont entrepris de bloquer les flux commerciaux de la ZAE Cap Nord en barrant le passage aux poids lourds.

 

 

Alors que certains routiers pressés de travailler forcent le barrage manquant d'écraser des passants, la police entreprend rapidement de bloquer la circulation en amont afin d'empêcher le flux de camions d'arriver jusqu'au barrage. Plus de cinquante militants issus des syndicats FSU, CGT Transport, Solidaires, CNT ainsi que des étudiants, chômeurs et autres militants non syndiqués ont ainsi tenu le barrage plus de deux heures et demi, distribuant des tracts aux automobilistes appelant à rejoindre la lutte contre la réforme et à participer aux actions.

 

Vers 7 heures près d'une dizaine de cars de CRS sont arrivés pour déloger les militants en scandant, qui se sont dispersés dans le calme face aux provocations verbales.

 

Alors que les précédents blocages n'avaient fait venir que deux ou trois cars de CRS, la fin de l'importante médiatisation du mouvement permet désormais de montrer que le gouvernement ne compte plus laisser faire et va durcir sa réponse à toutes les actions des citoyens essayant de faire entendre leur désaccord.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dioxyde, 17 novembre 2010.

 

 

Dijon : Blocage de la Zone Nord ce matin

 

Ce mercredi 17 novembre au matin, une cinquantaine de personnes réunies à l’appel d’un comité de lutte, dont des militants de Sud, CGT transports, FSU, CNT, Tanneries, des étudiants, précaires, lycéens et salariés de l’éducation nationale, ont bloqué les deux principaux ronds points d’accès à la Zone Nord de Dijon. Cette action s’inscrivait dans la suite d’une série de blocages économiques qui se sont multipliés ces dernières semaines à l’initiative d’assemblées interprofessionelles, à Dijon comme dans de nombreuses autres villes en France, et qui continuent malgré le passage en force de la loi sur les retraites.

 

L’objectif de l’action était d’informer sur la continuation du mouvement et de paralyser une partie de l’activité de la Zone Industrielle en bloquant les poids-lourds à l’aide de barrages. Le bloquage à duré de 4h30 à 7h30, jusqu’à l’arrivée de quinze fourgons de CRS qui se sont mis immédiatement en position pour évacuer un premier rond point. Cette présence policière massive et rapide était apparemment dûe à la mise en veille permanente depuis quelques jours d’une compagnie à Dijon, en cas de troubles dans le quartier de la Fontaine d’Ouche suite à l’incendie mortel d’un Foyer Adoma dans la nuit de samedi à dimanche. Face à ce déploiement policier, les personnes mobilisées ce matin ont levé le camp pour l’heure. D’autres actions sont à venir.

 

Ci-joint le texte du tract distribué à cette occasion :

 

Ne lâchons rien ! Participons toutes et tous à la lutte ! 
Cette loi, même votée, reste illégitime, injuste et inefficace, et nous continuerons à la contester. 
Ils bafouent la démocratie, Ils mentent, ils volent ! 
— Aucune négociation avec les syndicats 
— Affaires Woerth Bettencourt et pressions sur la justice 
— Création par Guillaume Sarkozy, frère de Nicolas et PDG du groupe Malakoff Médéric, de la société d’épargne-retraite Sevriena. L’un fait passer une contre-réforme amplifiant les fonds d’une retraite par capitalisation, dans le même temps, l’autre crée une société pour engranger ces fonds… Car c’est l’un des buts de la réforme : appauvrir les retraites par répartition et pousser la population vers la capitalisation… 
Un mouvement social historique 
Des centaines de manifestations réunissant des millions de personnes, mais aussi des actions ponctuelles de blocages, d’informations, d’actions interprofessionnelles décidées dans l’unité. La grève reconductible a tenu dans plusieurs secteurs, notamment les transports et les raffineries. 
Tout ceci révèle une lame de fond, le rejet massif de la politique de régression sociale ; au-delà du financement des retraites, se pose la question essentielle de la répartition des richesses produites dans le pays. Ce débat, il faut le poursuivre, le mener à terme, imposer un autre partage : le fait qu’une infime minorité s’accapare le profit tiré du travail de l’immense majorité n’est pas un phénomène inéluctable, c’est un choix politique, une question de société. 
D’autres choix sont possibles !
Une contre-réforme contre les droits élémentaires
Les retraites cristallisent le mécontentement contre la régression sociale car chacun-e se sent attaqué-e.
Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas, de cette société-là !
L’action continue, Tout n’est pas rentré dans l’ordre !
Après deux semaines de grève, les secteurs emblématiques se replient ou changent les modalités de leur grève. Pour autant, ce n’est pas le sentiment d’échec ou de défaite qui domine, tant le soutien populaire est grand et la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle active. L’enjeu des retraites et l’intransigeance du gouvernement nécessitent un blocage de l’économie du pays frappant les possédants à la caisse.
De nombreux collectifs unitaires se sont créés à la base pour animer l’action entre deux journées de manifestations nationales. Les modes d’action sont très similaires : soutiens aux piquets de grève, diffusions de tracts à la population et devant les entreprises, opérations escargots, blocages filtrants de zones industrielles, blocage de zones commerciales, actions symboliques ciblées sur des chambres de Commerce, des locaux du Medef ou de l’UMP. Nous savons maintenant que «l’économie du pays a frisé la catastrophe» avec la grève des raffineries et le blocage des transports.
Après les journées du 28 octobre et du 6 novembre qui ont montré que la détermination des salarié-e-s était intacte, il importe de ne rien lâcher et de poursuivre le processus de mobilisation engagé, qui articule rendez-vous nationaux et actions locales décidées quotidiennement dans l’unité.
Toutes et tous dans l’action et dans la rue !
Rejoignons le collectif de lutte contre la réforme des retraites !
Contact

 

Brassicanigra, 17 novembre.

 

 

Barrage filtrant sur la zone industrielle de Saint-Apollinaire

 

Depuis 5 heures ce matin, à l'appel des syndicats SUD - FSE étudiant, un groupe d'une quarantaine de personnes a effectué un barrage filtrant au niveau de la zone industrielle de Saint-Apollinaire, pour contester contre la réforme des retraites.

 

Les forces de l'ordre sont arrivées sur place pour libérer le passage. Vers 8h30, la situation était redevenue normale et le bouchon qui s'était formé s'est résorbé peu à peu.

 

Il y a deux semaines, le même groupe avait effectué un barrage du dépôt pétrolier de Dijon-Longvic.

 

Leur presse (Le Bien Public), 17 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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