Blocage de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) - 2 novembre

Publié le par la Rédaction

À l'appel de l'intersyndicale (CGT, CFDT, SUD, FSU et CNT) ainsi que de l'AG interpro d'Aubenas, de l'AG de Privas et des UL CGT de Le Teil/Cruas un «blocage» de la centrale de Cruas s'est déroulé le mardi 2 novembre :

 

 

Mailing syndical, 3 novembre 2010.

 

 

Réforme des retraites : La mobilisation continue à Cruas et Davézieux

 

Alors que leurs camarades de l'Isère annoncent une action pour ce matin, les anti-réforme des retraites ont montré que le combat n'était pas fini, hier, en Drôme/Ardèche.

 

 

Hier matin dès 6h30, une centaine de personnes ont bloqué l’entrée de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, pour protester contre la réforme des retraites. Si les délégués et militants syndicaux étaient majoritaires, l’action se voulait «citoyenne». «Nous sommes ici pour manifester notre opposition à la réforme des retraites, votée mais pas encore promulguée, expliquait une manifestante. La centrale n’a pas été choisie par hasard, c’est un lieu symbolique. Car même si EDF est une société anonyme, l’électricité concerne tous les Français.»

 

Présents jusqu’à 9h30, les manifestants, venus du Teil, de Privas, d’Aubenas ou encore de Montélimar, ont contraint les centaines d’agents EDF à patienter devant le site.

 

Certains d’entre eux n’ont pas caché leur mécontentement. «On a un peu le sentiment d’être pris en otage, surtout que ce ne sont même pas les salariés de la centrale qui font grève», regrettait une gestionnaire de documentation. La plupart soutenaient néanmoins cette initiative : «On ne cherchera pas à passer, précisait un salarié. Nous avons du mal à faire grève, car nous subissons pas mal de pression. Alors nous sommes très heureux que les gens viennent nous soutenir.»

 

 

À Davézieux, une quarantaine de manifestants s’était donné rendez-vous hier matin à 11 heures pour organiser une nouvelle action dans le cadre de la contestation contre la réforme des retraites du gouvernement.

 

À l’appel de l’union locale CGT d’Annonay, la délégation a distribué des tracts aux abords du rond-point de l’entrée nord de Davézieux. Un tract dans lequel la CGT  dénonce le «déni de démocratie» du gouvernement et «comme en 2006, contre le CPE exige de Sarkozy qu’il ne promulgue pas cette loi».

 

Peu aidée il est vrai par un fort mistral, la mobilisation a toutefois peu rassemblé. Toujours est-il que d’autres appels à manifester ont été lancés : jeudi 4 novembre à 8 heures devant la sous-préfecture de Tournon et le 6 novembre à 10 heures à Annonay et à Valence.

 

Leur presse (Le Dauphiné Libéré), 3 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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