Belgique : Ils saccagent l'entreprise qui construit un nouveau centre de rétention

Publié le par la Rédaction


Une vingtaine de vandales masqués ont envahi jeudi l’entreprise de construction Besix, dans la commune gantoise de Sint-Denijs-Westrem. Ils ont saccagé l’entreprise, selon le parquet de Gand. Les faits résulteraient du mécontentement provoqué par la construction d’un nouveau centre fermé pour les sans-papiers à Steenokkerzeel, à côté du centre fermé existant 127bis.

La bande est entrée dans le bâtiment de Besix, Kortrijksesteenweg, en fin de matinée. Les vandales ont saccagé tout le mobilier. Ils ont projeté de la peinture noire partout, abîmé du matériel de bureau, des ordinateurs, des peintures et des flatscreen et déversé un produit odorante sur le sol. La salle d’accueil, plusieurs bureaux et des espaces de conférences ont été saccagés. Des slogans en noir ont été mis sur un mur : «No borders» et «127 tris JAMAIS».

Les énergumènes ont expliqué à la réceptionniste qu’il ne lui arriverait rien si elle se tenait calme. Ils ont également déclaré que leur acte était «la conséquence de la construction des prisons». Les vandales s’opposeraient ainsi à la construction d’un nouveau centre de transit pour sans-papiers à Steenokkerzeel. Le nouveau centre sera construit sur un terrain qui jouxte le centre fermé 127 bis.

Leur méfait accompli, les individus ont pris la fuite sans être inquiétés. La police n’a pas de traces vers des suspects, mais elle a déclaré qu’il est sûr qu’il s’agirait d’anarchistes.

Brèves du désordre, 16 octobre 2009.

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