Paris : Ballades et banderoles contre les expulsions et les enfermements

Publié le par la Rédaction

Paris Barbès Goutte d’Or : ballade contre la machine à expulser et toutes les prisons

Nous saluons l’initiative de la mairie du 18e qui à loccasion des fêtes de Noël a délaissé les décorations criardes pour des inscriptions au contenu chaleureux sur les banques (BNP boulevard Barbès et La Poste de la Goutte d’Or) et autres bâtiments comme «Feu à toutes les prisons», «La Poste balance les sans-papiers», «La BNP balance les sans-papiers aux keufs», «Les flics sont des porcs», «Guerre immobilière = guerre aux pauvres» (sur les murs dun marchand de biens), «Flics porcs assassins» (sur lécole en face du commissariat de la Goutte d’Or) et une vingtaine dautres.

À l
occasion de cette ballade nous avons collé les affiches «Pour des cendres de rétention», «Solidarité avec les inculpés de Vincennes», «Beau comme un centre de rétention qui flambe», etc.

Nous avons crié les slogans «Liberté pour tous avec ou sans papier», «Feu feu feu aux centres de rétention», «Pierre par pierre nous détruirons toutes les prisons», «Flics porcs assassins», slogans repris à de nombreuses reprises par les passants.

Des tracts comme «Brûlons les frontières», «Pourquoi nous sommes contre toutes les prisons» et «La grande loterie des camps» ont été distribués par milliers.

Après Belleville et Barbès parions que l’initiative sera reprise dans d’autres quartiers et d’autres villes !

Indymedia Nantes, 23 décembre 2009.


Ballade à Belleville contre les expulsions et les enfermements


Samedi 12 décembre, par un froid après-midi, nous nous sommes retrouvés autour de la banderole «Liberté pour tous avec ou sans papiers».

À une trentaine, nous avons collé, diffusé et taggué dans les rues autour de Belleville, Couronnes et Ménilmontant : des tracts et des affiches contre la machine à expulser et en solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes (par exemple le texte «Brûlons les frontières»).

Quelques tags ont été laissés sur les murs ou les vitrines des banques : «Balance des sans-papiers». L’air s’est réchauffé aux cris de «Pierre par pierre, mur par mur, détruisons les frontières et les prisons», «Liberté pour tous avec ou sans papiers», «Feu, feu, feu aux centres de rétention».

Au plaisir de se retrouver dans la rue…

Indymedia Nantes, 15 décembre 2009.


Une manif précédente


Banderoles contre la machine à expulser accrochées à Paris

Une banque désormais célèbre pour balancer des sans-papiers aux flics est la BNP. Il se trouve en outre que c’est une des plus grosses du secteur dans le monde… et donc aussi que ses agences se trouvent un peu partout.
Sinon, les noms de la Société Générale (à Boulogne et Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine), du Crédit Lyonnais (à Aulnay-sous-Bois) et du CIC (à Monrouge) sont sortis début octobre 2009 dans la presse pour des histoires identiques. La Poste s’est de même distinguée pour des cas à Châtellerault et aux Muraux en novembre 2007, ainsi qu’à Paris depuis longtemps.

En écho aux sabotages récents de distributeurs de billets plusieurs banderoles ont été suspendues dans différents quartiers de Paris au matin du 9 décembre 2009.





Ces banderoles ciblent notamment les banques BNP et la Poste qui, à plusieurs reprises, ont livré des clients sans papiers à la police. Elles rappellent également que les dix accusés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes en juin 2008 passeront en procès les 25-26-27 janvier 2009 à Paris. On peut y lire «Destruction des centres de rétention», «Sabotons la machine à expulser», «Vive les feux de la révolte», «Les banques poukavent les sans-papiers. À bas les collabos», «Solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes»…

Contre toutes les prisons.
À bas toutes les frontières.
Liberté pour tous.

Indymedia Nantes, 18 décembre.

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