Athènes et Salonique contre les assassinats de l'État

Publié le par la Rédaction


Samedi 17 octobre, suite à l’appel des collectifs anarchistes et d’une assemblée locale, 400 personnes ont manifesté leur rage contre le récent assassinat de Mohamed Kamran Atif, immigrant pakistanais de 25 ans, mort à l’hôpital après avoir été torturé en garde à vue au commissariat de Nicaia, banlieue sud de Athènes.

Nous sommes passés par les rues principales du quartier de Nicaia, par la maison de la victime, et puis nous nous sommes dirigés vers le commissariat. La présence massive de CRS et des policiers en moto qui «accompagnaient» la manif devant, derrière, et dans les rues parallèles, a démontré la position officielle du ministère de l’Intérieur (renommé ministère «de la protection du citoyen» par le nouveau gouvernement socialiste) : protection et appuis des tortionnaires assassins, occupation policière des quartiers contre la lutte et la solidarité. De toute façon, rien ne changera : matraquage, tortures et humiliations dans les commissariats partout en Grèce.


Pendant la manif la pluie était très forte. Mais quand nous nous sommes approchés du commissariat ce n’était pas des gouttes d’eau qui tombaient sur les flics, mais une pluie de pierres. Quand les flics ont chargé, les manifestants ont reculé sans panique en résistant à l’attaque, tandis que des habitants attaquaient verbalement l’armée d’occupation policière depuis les balcons. Mais dans la fumée des gaz lacrymogènes certain(e)s sont restés derrière et se sont fait arrêter.


Après la manif, en réponse aux arrestations, un grand nombre de manifestants sont allés occuper la mairie de Nicaia pour exiger la libération des inculpés. D’autres, partis avec leurs véhicules, se sont fait contrôler quelques kilomètres plus loin par des flics en moto et ont été également arrêtés. Au total il y a eu onze personnes en garde à vue, parmi lesquelles huit ont finalement été mises en examen. Les accusations de cinq d’entre eux sont directement liées à la nouvelle loi «de la cagoule», qui transforme un délit en crime pour le simple fait de dissimuler son visage. C’est la première fois qu’on tente d’appliquer cette loi en Grèce. Cela rentre dans le cadre de la logique de la «responsabilité collective», mise en place par les nazis, permettant d’inculper quelqu’un non pour ses actes propres, mais pour sa présence lors d’actions collectives illégales. Une arme contre tout ceux qui choisissent de participer à des luttes, des actes de résistance et des conflits sociaux. En effet, le simple fait de porter des outils d’autoprotection contre la violence policière (comme un foulard pour se protéger des gaz lacrymos) peut entraîner l’emprisonnement.


Le nouveau gouvernement socialiste et sa politique sont là pour diriger la dimension sociale de la crise : la désobéissance répandue et le conflit avec les ordonnances du pouvoir économique et politique. Aucune illusion ne peut nous tromper. Les élections ne changeront rien. Le terrorisme de l’État continue, et avec lui la lutte pour la libération sociale et individuelle, pour un monde libre, sans pouvoir.


Libération immédiate des détenus.
Les assassinats de l’État et les lois antiterroristes
trouveront leurs réponses dans la rue.

Occupation de l’Université centrale d’Athènes, 19 octobre 2009.



No attack unanswered
No one arrested in the hands of the State


The dawn of 26th of September, 15 policemen invade the house of Pakistani workers in Nikea (Athens). Mochament Kamran Atif gets beaten along with relatives and co-tenants. The bodies of “protection” of citizen took him to the Nikea Police Station as suspect for beating of a minor and there his wild beating is continued. They tie him hands and feet and strike him with globs. They electric shock him with cables in the hands and the knees. The tortures go on until the sewer is presented, who declares that he does not recognize him and withdraws the indictment. The cops compel the brother of the victim to sign that he took him without a bruise, trying thus, according to their constant tactic, to cover their murderous work. Mochament Kamran is set free and dies on 9th of October due to the police “care” that he had received few days before.

On Saturday 17th of October a demonstration of rage in Nikea protests in the streets of the region and then attacks the Nikea police department. The demonstrators recede collegiate while the neighbors approve. The same moment in a cloud of lachrymal the demonstration gets attacked by the occupation army of the riot police and some comrades are detained.

The demonstration ended at peribolaki of Nikea as agreed and given the detentions a big part of the gathered people moved to the occupation of the Nikea Town hall for the immediate release of the captive comrades. At all, the detentions reached the 11, in 8 were recited charges. In 3 there were attributed charges of misdemeanour character while the other 5 are persecuted in degree of felony according to the recently voted law about “dissimulation of characteristics at the performance of an offense that concerns perturbation of common peace”, that is the famous prohibition of the hoods. It is the first attempt to applicate the provision in question that constitutes the new advertized weapon in the legislative coffins of the state against those who resist.


On Tuesday they were set free with restrictive terms 4 from the arrested while tomorrow Thursday pass from the interrogator 3 comrades with the known hoodlaw. It is the first attempt of application of this particular repressive legislation. The new doctrine of the socialist state for “democracy with iron fist” as it was formulated by the minister of protection of bosses does not constitute nothing more than the socialist version of zero tolerance of the member of the dictatorship Markogiannakis [former minister of public order and posecutor during the junta]. For those who maintained even the minimal illusions, the time has come to conceive that the socialist terrorism simply upgrades communicatively the attack of state and bosses in our lives. From the occupation army in Exarchia up to the murders of immigrants in police departments and the prosecution of strugglers with the hoodlaw, the democracy of bosses attempts to reorganize itself against the upcoming revolts.

Today, Wednesday 21st of October we occupied the building of the Faculty of Theater (Thessaloniki) in order to create a center of struggle against the new attack of the state. Open assembly: 7 pm in the occupied building, Egnatia street 122.
No prosecution for the arrested of Nikea

Occupation of the Faculty of Theater, Thessaloniki, October 21st, 2009.

Publié dans Grèce générale

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