Après l'expulsion de la Maison de la Grève à Rennes

Publié le par la Rédaction

… Comment la volonté d’avoir juste une salle assez grande et chauffée pour pouvoir se réunir (avec l’appui de syndicats étudiants…), se transforme en pugilat avec les connards de la société ARKA (Forum Classe contre classe, 3 décembre) :

 

Les squatteurs de la Maison de la grève investissent l'université Rennes 2 
Dans un communiqué publié ce vendredi après-midi, l'université Rennes 2 explique être «la cible d’un groupe de 30 à 40 individus qui perturbe l’activité et l’ordre sur le campus Villejean», depuis hier jeudi 2 décembre. 
La présidence de l'université ajoute : «Aujourd’hui, le même groupe a investi une salle située au Sud du campus. Certains n’ont pas hésité à agresser les agents de sécurité chargés de surveiller le campus. Trois de ces agents ont été blessés et ont déposé plainte pour coups et blessures.» Ce rassemblement intervient suite au délogement des squatteurs de la Maison de la grève, hier matin. 
Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 3 décembre 2010.

 

 

Coup de force de la mairie de Rennes contre le mouvement social

 

Ce 2 décembre, les forces de l’ordre ont évacué la Maison de la grève, à Rennes. Ces locaux, appartenant à la Ville, étaient occupés depuis un mois par des salariés, précaires, étudiants, syndiqués ou non. Leur objectif : prolonger le mouvement de résistance contre la réforme des retraites. En faisant vivre, localement, un lieu où s’inventent concrètement d’autres solidarités.

 

 

«Police !» : c’est le mot d’ordre qui a surpris dans leur sommeil, à 6h jeudi matin, les 13 occupants de la Maison de la Grève, à Rennes. Direction : le poste (pour 4 heures) pour non-présentation de leurs papiers d’identité. La police municipale est arrivée plus tard en renfort. Flanquée des services de la Ville, chargés de nettoyer les lieux. D’ailleurs, ils avaient l’air étonné, les services, de trouver l’endroit plutôt propre et bien tenu.

 

Inventée dans la foulée du mouvement des retraites, la Maison de la grève est à la fois un lieu et une idée. Celle de poursuivre, coûte que coûte, la lutte sociale. Avec l’envie de rassembler bien plus largement que les seuls syndicats. «Il y a ce désir, cet impératif de croiser les salariés du public et du privé, les précaires, les syndiqués et ceux qui ne le sont pas», explique Gabriel, salarié syndiqué. Lassés de se retrouver dans la rue, les membres de ce collectif autonome et hétéroclite — qui s’est donné le nom d’«Assemblée générale interprofessionnelle» (AGI) — demandent un lieu. Ne l’obtiennent pas. Et décident donc d’en choisir un : l’ancien local de la CFDT, toujours branché sur les réseaux d’eau et d’électricité, et situé non loin du centre-ville. Nous sommes fin octobre.

 

De grosses pertes matérielles

 

Un mois plus tard, ils se font virer manu militari, sur ordre du maire PS Daniel Delaveau. Appelés en urgence par les squatteurs, au petit matin, une cinquantaine de soutiens sont venus assister, impuissants, au vidage des lieux. «Ils sont en train de nous appauvrir, grave», se désolent les habitants de la Maison en voyant passer devant eux une énorme benne. «Ils vont en mettre une partie à la déchetterie, et une autre aux objets trouvés. Mais nous n’avons pas de titre de propriété… ça va être difficile de retrouver le matos.» Le matos, c’est notamment la Caisse de grève (1.500 euros), restée sur place. Des vélos, des outils de bricolages, du matériel informatique…

 

C’est qu’en un mois de squat, les habitants de la Maison n’ont pas chômé. En plus des débats et échanges politiques quotidiens qui animent les lieux, sont installés un atelier vélo, un espace informatique, un espace bricolage, un atelier sérigraphie et… une cuisine ! Une cantine publique, ouverte deux à quatre fois par semaine, accueille une cinquantaine de personnes autour d’un bon repas fait maison. «Des gens très différents, qui ne se seraient jamais croisés, se retrouvaient là, à discuter», témoigne une jeune habituée.

 

Une autre façon de vivre ensemble

 

«C’était très organisé, insiste un jeune homme. Pour la cantine, il y avait un tableau, tous les jours, qui disait qui faisait quoi. Chacun, et tout le monde, passait manger un bon repas pour un prix libre. Pas plus de 3 euros. Les denrées étaient données par les paysans du coin. Ou déposées par des soutiens.» Dans un de leurs communiqués, les habitants de la Maison écrivent que «cette démarche d’entraide participait pleinement à la volonté de créer, dès maintenant, un front politique de contestation, capable d’inventer d’autres relations — aux autres, à la politique, à la subsistance, etc. — et d’aider à penser et rendre désirable un dépassement des rapports purement économiques». C’est cette force là qui, selon eux, fait peur aux élus rennais.

 

Qui répondent simplement, dans un communiqué publié ce matin sur le site info35, que «depuis plusieurs semaines, sous l’appellation “Maison de la grève”, un groupe occupait illégalement des locaux destinés par la Ville à des associations, liées notamment à l’accompagnement de l’urgence sociale. La Ville de Rennes avait clairement mis ces personnes devant leurs responsabilités. Conformément à l’ordonnance rendue par le Président du Tribunal de grande instance, la Ville a demandé l’évacuation de ce squat, qui a été opérée par les forces de police ce jeudi matin.» Les activités menées par les occupants (repas bon marché, aide aux chômeurs à faire valoir leurs droits, soutien aux piquets de grève dans les entreprises alentours, etc.) ne semblent pas avoir retenu l’attention de monsieur le Maire. Quant à l’éventualité d’une opposition durable au sarkozysme… elle semble ne l’avoir pas même effleuré.

 

Nolwenn Weiler - Basta !, 3 décembre.

 

 

Après l'expulsion de la Maison de la Grève (compilation)

 

Il y a la plupart des chose écrites autour du soutien et de l'expulsion de la Maison de la Grève. Cela été envoyé aux élus, aux journalistes et à pas mal de contacts variés de Rennes.

 

 

APRÈS L'EXPULSION DE LA MAISON DE LA GRÈVE

 

Violence, mensonge, mépris. Depuis hier matin, c'est le festival dans les actions et les déclarations de la mairie.

 

Ce long mail, si vous prenez le temps de le lire, permettra de remettre peut-être un peu les choses en ordre.

 

Pour tout contact, maintenant, comme depuis presque deux mois :

mail / 07 86 14 88 22

 

 

Vous trouverez dans ce mail :

— La liste des signataires de la pétition de soutien à la maison de la grève 
— Communiqué de la maison de la grève du jeudi 2 au midi 
— Quelques précisions face à quelques déclarations 
— Couvent des Jacobins et tentative d'expulsion de la Mairie 
— Un communiqué du Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes 
— Un communiqué de soutien de EE-LesVerts 
— Un communiqué de Soutien du Syndicat des Travailleurs de Bretagne - Pétition contre l'expulsion de la Maison de la Grève

 

 

LES SOUTIENS

 

Les signataires de la pétition en soutien à la Maison de la Grève (dont la CIP-IDF, ici fortuitement oubliée) :

Sud Santé Sociaux 35, Sud Rail 35, Sud Éducation du lycée Malherbe de Caen, Sud Étudiants 35, section syndicale ARASS du SDAS FO 35, UD FO 29, FO BMO, UL CNT 35, Alternative Libertaire, SLB,  Front de Gauche 35, Breizhistance, Groupe La Sociale, Groupe La Digne Rage, AG Interluttes Brest, collectif «En marche contre l'injustice sociale - Brest», Le Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte, Les Bonnets Rouges, le collectif Rennes Info, le collectif des Souris Vertes, Théâtre National de Bretagne, la SCOP La Vie Enchantiée, La Cour des Miracles, Le Papier Timbré, Ramon et Pedro, La Trinquette, Le Synthi, La Bernique Hurlante, Le Comptoir Basque, Le Latino, La Quincaillerie Générale, Le Ty-Anna, Le Saint-Michel, La Bascule, Planète Io, Alphagraph et des centaines de Rennais et de Rennaises.

 

 

COMMUNIQUÉ DU 2 DÉCEMBRE AU MATIN

 

Ce matin à six heures un imposant dispositif policier (gendarmerie mobile, police nationale, GIPN…) s'est déployé rue de la Barbotière. La police est entrée par effraction dans la Maison de la Grève où une dizaine de personne passait la nuit, elles devaient passer le reste de la matinée au commissariat. Dans la précipitation, une quarantaine de membres de la Maison de la Grève se sont rassemblés devant le lieu. Ils n'ont pu que constater les faits. Les forces de l'ordre avaient déjà embarqué nos camarades tout en nous empêchant de récupérer le matériel et nos effets personnels. À l'heure qu'il est, sous la neige, la Ville de Rennes fait murer ce lieu qui nous réunissait à plusieurs centaines tous les jours.

 

La Maison de la Grève avait été ouverte fin octobre, dans le cadre du mouvement social et à l'initiative de l'Assemblée Générale Interprofessionnelle (AGI). Depuis un mois, s'y organisaient une cantine (au moins 70 couverts quatre fois par semaine), plusieurs ateliers (vélo, informatique, sérigraphie…), de nombreux concerts, des permanences d'organisations (MCPL, Sud Rail…), des discussions, des actions… Ce sont des centaines de personnes de tous âges, de tous horizons, qui tout au long de ce mois ont fait vivre une autre idée de la grève, et qui se retrouvent aujourd'hui spoliées de leur capacité d'organisation.

 

Précisons que de nombreuses demandes avaient été faites auprès de la Mairie pour qu'elle clarifie sa position et que nous puissions entamer un dialogue en vue de pérenniser l'existence de ce lieu. Contre toute attente, celle-ci a préféré nous opposer un projet ad hoc d'accueil des plus démunis, sans hésiter, pour le mener à bien, à nous chasser dans le froid et la neige. Encore une fois le mépris, la violence et l'abus d'autorité sont les seules réponses d'une majorité prétendument de gauche, qui soutenait la mobilisation contre la réforme des retraites, et qui préfère pourtant tuer toute forme d'initiative politique qui n'abonde pas dans sons sens.

 

Qu'adviendra-t-il de la Caisse de Grève (1500 euros), restée sur place, de la vingtaine de vélos en réparation de l'atelier vélo, du matériel informatique, de bricolage, de cantine… ? C'est bien à plusieurs milliers d'euros que s'évaluent les dommages matériels et le préjudice financier de cette opération scélérate menée contre la Maison de la Grève. Cette attaque ne restera pas sans réponse.

 

Forts de nos nombreux soutiens (syndicats, associations, collectifs, partis politiques, institutions culturelles…) nous appelons à un rassemblement ce soir à 17 heures place de la Mairie pour faire part de notre colère et exiger une réponse immédiate.

 

Venez tous et toutes.

 

La Maison de la Grève vivra.

 

 

QUELQUES PRÉCISIONS FACE À QUELQUES DÉCLARATIONS

 

Mensuel de Rennes, le 5 novembre :

«En attendant, la Ville a demandé à un huissier de constater l'occupation du bâtiment. Si les squatteurs ne quittent pas les lieux d'eux-mêmes, la collectivité locale pourrait avoir recours aux voies juridiques. “Cela prendra beaucoup plus de temps”, ajoute Nathalie Appéré. “D'autant plus que la trêve hivernale a commencé et que des gens dorment dans les étages du bâtiment, il y a des règles à respecter. Afin d'éviter d'en arriver là, nous en appelons à la responsabilité de chacun.”»

«Il y a des régles à respecter», nous disait Nathalie Appéré. Apparemment, ces règles n'ont plus cours, parce que 13 personnes dormaient ce matin quand la police est venue déloger la maison de grève. C'est vrai qu'il ne fait que -5° la nuit, c'est pas vraiment l'hiver.

 

«Cela prendra beaucoup plus de temps.» Un mois et demi que ça a pris. Et la mairie a fait une procédure où nous n'avons pas pu nous défendre. C'est la justice sans «contradiction». Ça veut dire que nous ne savions même pas qu'il y avait une procédure. Et que nous n'avons pas été mis au courant que nous étions expulsables. Ça doit pas faire partie des règles à respecter, la justice où l'on peut se défendre. C'est vrai que le résultat est le même, pourquoi s'embêter ?


Mensuel de Rennes, le 2 décembre :

«Ce délogement a été possible suite à l'ordonnance rendue par le tribunal de grande instance de Rennes, il y a une dizaine de jours. Depuis plusieurs semaines, la mairie souhaitait récupérer les anciens locaux du syndicat CFDT afin d'y installer des services sociaux. Nathalie Appéré, première adjointe au maire, avait ainsi imploré les squatteurs de quitter les lieux.»

«Imploré les squatteurs.» Nous n'avons jamais vu Nathalie Appéré, nous avons bien lu la presse, mais à aucun moment elle ne nous a contacté, et encore moins proposé un lieu pour continuer nos activités. Nous avons un mail, un téléphone, et des réunions publiques. Elle doit bien être au courant, c'est ce qu'elle nous reproche. Par ailleurs, nous avons vu l'huissier cette semaine, il nous a déclaré ne pas être au courant d'une quelconque démarche judicaire. Par ailleurs, nous avons rencontré des travailleurs des services sociaux en question. Ils ne nous demandaient pas de partir, comprennaient notre lutte, et espéraient qu'on puisse trouver une solution pour qu'ils aient l'espace dont ils ont besoin, et l'espace dont on a besoin.

 

 

COUVENT DES JACOBINS ET TENTATIVE D'EXPULSION DE LA MAIRIE

 

Ce soir, trois cent personnes ; d’après nos sources ; se sont rassemblées à 17h00 place de la Mairie en soutien à la Maison de la Grève après son expulsion ce matin.

 

Le cortège s’est rendu au Couvent des Jacobins, où il y avait une exposition sur le projet de centre de congrès de la ville de Rennes. Leur future Maison du Capital a été contestée par le décrochage spontané d’une bonne partie de leur publicité à la gloire de celle-ci.

 

Ce que l’on ne manquera pas de nommer saccage répond symétriquement à celui auquel se sont addonnées les forces de l’ordre ce matin à la maison de la grève.

 

Le cortège a continué sa route pour procéder à l’expulsion de la mairie. La porte a été bien secouée mais la police est intervenue avant que la porte ne cède.

 

Nous nous sommes dispersés dans le jeudi soir quelques temps plus tard. A notre connaissance, il n’y a pas eu d’arrestation. (Dans le cas contraire, contacter la maison de la grève au 07 86 14 88 22.)

 

La Maison de la Grève vivra.

 

Rendez-vous demain à 12h00 dans le Hall B de Rennes II.

 

 

COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT DES CHÔMEURS ET PRÉCAIRES EN LUTTE DE RENNES

 

La maison de la grève de Rennes a été expulsée ce matin vers 6h30. Une dizaine de personnes serait au commissariat à l’heure actuelle, et il a été impossible de récupérer le matériel. La mairie dite socialiste de Rennes est l’unique responsable de cette expulsion qui n’a pas été notifiée, et qui intervient malgré les nombreuses signatures récoltées pour la pétition de soutien au lieu. De nombreuses organisations politiques, syndicales, associatives soutenaient ce lieu ouvert au cours du récent mouvement contre la réforme des retraites, et prenaient part à ses multiples activités.

 

Une fois par semaine, s’y réunissait une assemblée générale interprofessionnelle ouverte à toutes les personnes désireuses de continuer à lutter contre les politiques néolibérales et sécuritaires de Sarkozy et de combattre l’arrogance des pouvoirs publics, même «socialistes» qui localement appliquent sa politique.

 

La mairie de Rennes, dénoncée de plus en plus fréquemment pour ses dérives droitières depuis l’élection de Daniel Delaveau, accumule depuis plusieurs mois des mesures incompatibles avec les valeurs dont elle se prétend porteuse : passivité quant à la pénurie de logement et réponse répressive vis à vis des demandeurs d’asile, généralisation de la vidéosurveillance rebaptisée «vidéoprotection», politique urbaine de ségrégation à l’égard des populations indésirables, notamment des sans-abri, multiplication des espaces dédiés à la bourgeoisie d’affaires, centre des congrès, hôtels de luxe…

 

Alors même que des écoles, des maisons de quartiers et des bibliothèques sont fermées pour des raisons soit disant budgétaires.

 

Le Mouvement des Chômeurs et Précaires en lutte de Rennes s’associe pleinement à la protestation contre cette expulsion et appelle tout un chacun à ne pas laisser passer sans réagir cette manoeuvre inadmissible, nouvelle démonstration (s’il le fallait) du mépris dont fait preuve cette municipalité pour tous ceux qui ne font pas partie de sa clientèle.

 

Rendez-vous à 11h dans le hall B de l’université de Rennes 2 pour envisager les suites à donner à cette affaire.

 

Rassemblement ce soir 17h place de mairie pour dire notre indignation ! Exigeons le relogement de la maison de la grève ! Faites circuler l’info partout autour de vous !

 

 

COMMUNIQUÉ D'EUROPE-ÉCOLOGIE - LES VERTS - GROUPE LOCAL DE RENNES

 

L'expulsion manu militari des militants de la maison de la grève sur demande de la Mairie nous laisse consternés quant à la méthode.

 

Si une partie de la jeunesse de cette ville a choisi d'occuper des lieux vides, au passé syndical, c'est bien pour construire une opposition durable aux politiques du gouvernement Sarkozy et notamment sa réforme des retraites. Ce sont ces même jeunes qui grossissaient les manifestations et leur apportaient souffle et énergie. Ce sont ces mêmes jeunes qui allaient soutenir tel ou tel mouvement de grève dans les entreprises et ce parfois à 4h du matin. Ce sont ces mêmes jeunes qui mettaient en place une cantine bon marché, des ateliers gratuits pour apprendre l'informatique, aider à réparer des vélos, des permanences pour aider les chômeurs à faire valoir leurs droits. Ce sont ces mêmes jeunes finalement expulsés qui construisaient jour après jour une solidarité active, non marchande, à la recherche d'une société plus juste.

 

Si l'occupation du bâtiment de la Barbotière n'était pas tenable de façon durable du fait de l'installation de la CAO, l'expulsion malgré le froid de la Maison de la grève nous laisse consterné quant à la méthode. Nous aurions souhaité qu'à l'occasion de l'ouverture de la Maison de la grève,
la Mairie ouvre le débat concernant les infrastructures associatives et syndicales, au lieu de cela elle aura préférer la force au dialogue.

 

Nous espérons que la colère de ces jeunes se transforme en formidable énergie créatrice et que ces expériences solidaires renaissent.

 

 

SOUTIEN DU SYNDICAT DES TRAVAILLEURS DE BRETAGNE

 

GIPN, gendarmerie mobile, brigade d’intervention de la gendarmerie, etc… Ah ! Bernadette Malgorn, ex préfette encartée à l’UMP serait elle revenue à Rennes ? Non, la mairie de Rennes «««PS»»» a décidé d’expulser la Maison de la Grève.

Cette municipalité dite de gauche, livre chaque jour batîments et terrains à la bourgeoisie, mène de nombreux projets faisant grimper les loyers par la spéculation de Rennes en flèche, comme l’installation d’un centre des congrès pour les touristes bourgeois d’affaires, la construction d’hôtel quatre étoiles, etc… mais lorsque, pour la nécessité d’organiser les travailleurs et travailleuses, un lieu s’ouvre, qu’il vit au travers d’AG interpro, de concerts, de conférence, la municipalité oublie très vite son étiquette et sert ses amis de la classe dirigeante en faisant intervenir les «forces de l’ordre» et ce sans avoir prévenu à un seul moment les occupants de la maison.

 

Face à cette politique répressive, nous appelons à se joindre au rassemblement de soutien à la Maison de la Grève à 17h00 place de la mairie à Rennes.

 

SLB Skol-veur et SLB Bro Roazhon.

 

 

PÉTITION CONTRE L'EXPULSION DE LA MAISON DE LA GRÈVE (novembre 2010)

 

L’Assemblée Générale Interprofessionnelle de Rennes a occupé mercredi 27 octobre un lieu appelé «maison de la grève» pour faire perdurer l’expérience antagoniste de grève et de blocage économique visant à s’opposer à la réforme du régime des retraites. Pour permettre au plus grand nombre de participer à la lutte, pour tisser des solidarités, conquérir de nouveaux droits, nous avons réquisitionné ce lieu et le voulons au service des luttes populaires. Ce lieu appartient à la municipalité rennaise, donc aux Rennais. Nous pensons que dans une ville où la majorité municipale est préoccupée de livrer la ville aux spéculateurs, aux hôteliers de luxe et autres adorateurs de centre des congrès d’affaires, nous n’avons fait qu’équilibrer un peu le balancier. Par le passé la municipalité a répondu par le mépris ou la répression aux revendications d’attribution de lieux au service des luttes populaires. Nous invitons les Rennais et les Rennaises, singulièrement ceux investis dans les collectifs, partis, syndicats, associations prenant part aux luttes contre les régressions sociales dont la réforme des retraites, à se positionner et à faire savoir à la municipalité leur souhait de voir perdurer notre lieu et leur refus de toute réponse répressive à notre initiative. Aux plus motivés d’entre eux nous souhaitons redire que la lutte, les grèves et les actions de blocage continuent et que notre porte est grande ouverte.

 

Maison de la grève, Rue de la Barbotière, arrêt de bus Paul Bert, lignes 4, 6 et 11. à Rennes Tél. : 07.86.14.88.22 mail.

 

 

Agi-rennes-diffusion mailing list (contact), 3 décembre.

 


Commenter cet article