Appel à rassemblement de soutien le 7 décembre à Toulouse

Publié le par la Rédaction

Un graffito sur le parcours de la manifestation toulousaine du mardi 12 octobre. Qu’est-ce qu’il y avait marqué ? «Grève générale définitive», «on se laissera pas faire» ou quelque chose dans ce goût-là. Un morceau de mobilisation certainement déjà effacé par les agents municipaux. Une action de plus dans un mouvement général de protestation…

 

Le lendemain matin 6h30, à coups de bélier la police rentre dans une maison, arrête deux personnes et les emmène. Le prétexte ? Le graffito, une arrestation ratée et un fonctionnaire contusionné par la solidarité de manifestants outrés.

 

Mise en garde à vue un jour, une nuit et puis encore un jour… Puis un procès.

 

RASSEMBLEMENT MARDI 7 DÉCEMBRE 9h
devant le tribunal correctionnel Métro Palais de «Justice»

 

La machine est rodée, ce n’est pas la première fois qu’elle fonctionne, pour des sans-papierEs, pour des jeunes et des moins jeunes, pour des militantEs ou du tout venant, pour des coupables comme pour des innocentEs. Nous sommes de toute façon tous et toutes un peu coupables.

 

Peu importe ce qui compte, c’est qu’elle fonctionne : qu’elle interpelle et incarcère, qu’elle brise et inspire la crainte, qu’elle expulse et pacifie. La machine s’appelle police, la machine s’appelle justice, administrative froide et bien rodée.

 

De lourdes peines de prison à Saint-Nazaire, à Lyon, à Paris. À Montreuil un lycéen touché par un flashball, à Toulouse deux lycéens arrêtés sur une action de grève, ; et puis «en marge de la manifestation» comme ils disent ; combien ? on ne sait plus bien, c’est dans les marges, les notes de bas de page, les annexes… Et deux de plus que l’on va inscrire dans la longue liste des contentieux. Les portes défoncées à coups de pied, les yeux bandés, les GAV… Une normalité intolérable, une banalité à gerber à laquelle on ne s’habituera jamais.

 

Dans la vie y’a ceux qui ont les armes chargées et ceux qui creusent…

 

Jusqu’à quand… ?

 

 

Pour soutenir financièrement, envoyez vos chèques au CAJ — Comité d’Autodéfense Juridique (contact) — c/o Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 Toulouse. À l’ordre de Maria.

 

 

 Indymedia Grenoble , 24 novembre 2010.

 


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