Apéro de rue à Normale Sup' - lundi 15 novembre

Publié le par la Rédaction

À la suite du mouvement des retraites, qui a pris au mois d’octobre l’ampleur d’une révolte sociale contre l’exploitation au travail, un collectif de lutte rassemblant personnels, étudiants et professeurs a vu le jour à l’École Normale Supérieure. Les blocages successifs de certains secteurs clés (Cantine, Bibliothèque, Entretien, Jardin, Atelier, Logistique), ont permis la tenue d’Assemblées Générales communes et la formulation d’un ensemble de revendications locales que nous avons porté à la direction :

1) Titularisation de tous les précaires, et au minimum un CDI pour tous. 
2) Augmentation de salaire de 300 euros et au minimum l’alignement du plus bas salaire sur celui des normaliens (1300 euros). 
3) Augmentation du personnel pour faire face aux surcharges de travail. 
4) Accès à un logement pour tous à proximité du lieu de travail.

 

Le mépris répété de la direction, qui promet un précaire de plus pour la cantine et une commission de réflexion, nous a conduit à bloquer de nouveau les différents secteurs de l’École, les lundi 8, mardi 9 et mercredi 10. Lors de l’Assemblée Générale du mercredi 10, nous avons reçu un certain nombre de soutien de collectifs en lutte, des facs, ainsi que de délégués syndicaux et d’élus. Néanmoins, la présence massive de vigiles privés et parfois de policiers en civil dans l’École reste un obstacle majeur à l’extension des luttes et à nos rencontres.

 

 

C’est pourquoi nous convions tous ceux qui le souhaitent à venir partager un apéro de rue, devant l’École Normale Supérieure, au 45 rue d’Ulm, 5e arr., lundi 15 novembre 2010 à 17h30.

 

 

Ce sera l’occasion de boire un coup et de faire résonner nos combats les uns avec les autres pour leur donner davantage de force. L’occasion aussi de commencer à défaire les partages policiers qui tendent à nous isoler pour mieux proclamer la fin du mouvement, alors même que, peut-être, les choses ne font que commencer. 

 

Indymedia Paris, 14 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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