Manif anti-Loppsi2 du 18 décembre à Toulouse

Publié le par la Rédaction

 1500 personnes ont bloqué le centre toulousain de 13h30 à 18h30.

 

On notait une légère tension : une arrestation d'un manifestant heureusement libérable au bout d'une heure.

 

LA LUTTE CONTINUE.

 

Dans le prolongement de l'action, on note un appel à la création d'un collectif toulousain anti-répression.

 

Mailing, samedi 18 décembre 2010.

 

 

Toulouse/ à 20H /arrestation d’un manifestant à Jaurès ?

 

Vers 20h-20h30, j’ai vu, à Jaures, des baceux emporter un copain qui m’a dit son nom, et son surnom «Lolo». Après l’avoir exhibé devant des CRS en faction plus loin ils l’ont jeté dans leur bagnole.

 

Ce serait bien qu’on sache s’il est sorti, enfin bref qu’on se solidarise… Quelqu’un a des infos ?

 

Un mec est sorti hier de garde à vue avec une convocation au tribunal pour le 31 janvier, mais il est possible qu’il s’agisse d’une autre personne, parce qu’il y aurait eu deux arrestations.

 

Indymedia Toulouse, 19 décembre.

 

 

Le carnaval des «toits de fortune» tourne mal

 

Ambiance de carnaval pour commencer : pétards, charivari, manifestants déguisés. Et des lacrymogènes pour finir. La manifestation contre la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite loi LOPPSI 2 s'est achevée sous un méchant feu d'artifice.

 

Ils étaient 2000 selon les organisateurs, 600 selon la police dans les rues de Toulouse, hier samedi 18 décembre. Pour protester contre l’article 32 de ladite loi examinée cette semaine à l'Assemblée qui prévoit l'évacuation des campements illicites.

 

Loi rédigée au nom de la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique. Mais qui prévoit l'incrimination des squatters, alors passibles d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende. «On n'a plus le droit de vivre comme on, veut», proteste une manifestante.

 

 

Un char encadré par une escouade de miliciens à tête de porcs vêtus de redingote donne le départ de la manifestation, place Saint-Cyprien. «C’est pour montrer le côté fasciste de cette loi, tonne Jean-Michel. Au nom de la lutte contre l’insécurité, l’État renforce son arsenal répressif en stigmatisant les plus mal lotis.»

 

Le cortège traverse le pont des Catalans sous la surveillance d'un important dispositif policier. Une file de camions aménagés ferme la marche. Thomas, 32 ans, vit dans un de ces bus aménagé avec sa femme et ses deux enfants sur un terrain agricole : «Il n'y a pas d'insalubrité chez moi, j'ai des toilettes sèches, je vends mes légumes cultivés sans engrais chimique.»

 

«L’article 32 de la loi LOPPSI criminalise tous ceux qui vivent dans des habitations de fortune, tonne Corentin. Le préfet a désormais le droit de les expulser dans un délai de 48 heures. En dehors des SDF, cela concerne aussi les habitants de roulottes, caravanes, tipis, yourtes. Bref, tous ceux qui sont hors normes.»

 

Plus loin, boulevard de Strasbourg, la foule des achats de Noël lève à peine les yeux au passage de la manifestation. La plupart des passants interrogés ignorent le texte de loi. «Pourtant, il n’y pas que ceux qui vivent dans des yourtes qui sont concernés», déplore Olivier, militant de Droit au Logement (DAL). Renforcement du filtrage Internet, vidéo surveillance, perquisitions informatiques, couvre-feu pour les mineurs, période de sûreté : le tract du DAL, distribué en marge de la manifestation énumère et décrie les principales dispositions de la loi LOPPSI 2.

 

C'est un automobiliste excité tentant un passage en force au milieu du cortège qui déclenche les embrouilles. Des manifestants s'en prennent à son véhicule et la police s'en prend aux manifestants. Brève échauffourée. Les fonctionnaires nerveux lâchent alors une rafale de lacrymos sur le cortège qui se disperse néanmoins dans le calme autour de la place Wilson.

 

Leur presse (LibéToulouse), 19 décembre.

 

 

LOPPSI 2 : Affrontement en fin de manif

 

Hier, à l'issue de la manifestation contre la loi «LOPPSI 2» des heurts se sont produits entre des manifestants et la police. Quelques personnes ont été blessées et plusieurs autres ont été placées en garde à vue.

 

 

Vers 17h30, à la fin de la manifestation contre la nouvelle loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2) qui réunissait à Toulouse près de 500 personnes défendant l'idée de vivre dans des squats, ou des mobile-home faute d'un logement traditionnel, des heurts ont éclaté entre une soixantaine de manifestants et la police.

 

C'est sur les boulevards d'Arcole puis de Strasbourg, en fin de manifestation, que la situation a commencé à se tendre. Plusieurs de ces jeunes manifestants, dont certains avaient à la main des bouteilles et paraissaient quelque peu alcoolisés, se sont mis à invectiver la police et à leur lancer des canettes. L'un d'eux a même volontairement dégradé une voiture. Il a aussitôt été interpellé.

 

Puis, la soixantaine de manifestants, refusant de se disperser, s'est regroupée à l'angle du boulevard de Strasbourg et des allées Jean-Jaurès, à la hauteur de la bouche du métro. Pendant près d'une heure, ces jeunes ont fait face aux policiers anti-émeutes. Là encore, de leurs rangs sont partis des objets qui ont atterri sur la tête des forces de l'ordre.

 

Sur le coup de 19h30, il ne restait alors que les plus déterminés. Les policiers ont finalement réussi à les disperser en les chargeant à plusieurs reprises. Des manifestants ont été interpellés et des personnes ont été légèrement blessées.

 

Ces échauffourées n'ont pas manqué de surprendre et d'inquiéter les nombreux chalands qui faisaient leurs courses de Noël. «Je ne sais pas s'ils ont raison ou tort de manifester mais en tout cas un tel déferlement de violence ça fait vraiment peur», s'est inquiétée Marilyne qui faisait des achats avec son fils de 9 ans.

 

Ces heurts ont également perturbé la circulation routière déjà fortement altérée du fait de la tenue de la manifestation.

 

Leur presse (La Dépêche), 19 décembre.

 

 

Toulouse : Des marginaux revendiquent le droit à un habitat alternatif

 

Environ 500 habitants de logements illicites, selon la police, se sont mobilisés samedi à Toulouse pour dénoncer la loi «Loppsi 2» en réclamant le droit de vivre dans des squats, camions, mobile-home ou yourtes, faute d'avoir accès à des logements traditionnels. 
Les manifestants, SDF ou marginaux, étaient essentiellement des jeunes de 20 à 35 ans, parfois une bière à la main, souvent accompagnés de chiens, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Un volet de la Loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure (Loppsi 2), examinée cette semaine à l'Assemblée, prévoit l'évacuation des campements illicites en cas de risques graves pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique, et l'incrimination des squatters (passibles d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende).

 

Au volant du camion dans lequel il vit sur un terrain agricole qu'il a acheté près de Carcassonne, Jean Tison, 31 ans, dénonce une «loi liberticide». «Il n'y a pas d'insalubrité chez moi, j'ai des toilettes sèches, j'ai un potager, des poules et je ne dérange personne, je ne vois pas quel problème sécuritaire je pose», lance-t-il, en se situant dans une «démarche écolo».

 

Caroline Mahous, 25 ans, vient de trouver un travail et de déménager dans un appartement après avoir vécu plusieurs années dans un camion, se déplaçant au gré de petits boulots. Elle soutient le mouvement et, sur une pancarte, dit «Non à la pénalisation et à l'expulsion arbitraire des habitants de logements de fortune».

 

«L'État se fout du monde. Pour la plupart, ils n'ont pas choisi un habitat précaire. On manque de logements disponibles, on menace d'expulser sans avoir de solution de relogement à leur proposer», s'offusque un militant du DAL portant une chasuble au nom de son organisation. Droit au logement soutient ce «mouvement spontané qui a pris par le biais de Facebook», affirme-t-il.

 

La CNT, ATTAC ou l'association Halem (Habitants de logements éphémères ou mobiles) étaient représentés dans le cortège, émaillé de slogans comme «Si tu touches à ma maison, c'est la révolution», «Habitat léger ne signifie pas habitat indigne» ou «SDF, Roms, mal logés, plutôt que de les expulser, aidons-les».

 

Une manifestation similaire avait mobilisé mardi plusieurs centaines de personnes dans le centre de Toulouse.

 

La manifestation de samedi a provoqué d'importants embouteillages dans la ville, à l'occasion du dernier week-end d'achats de Noël.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 18 décembre.

 

 

Toulouse : Ils défilent contre la loi Loppsi 2

 

Environ 500 habitants de logements illicites, selon la police, se sont mobilisés samedi à Toulouse pour dénoncer la loi «Loppsi 2» en réclamant le droit de vivre dans des squats, camions, mobile-home ou yourtes, faute d'avoir accès à des logements traditionnels, relate l'AFP.

 

Un volet de la Loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure (Loppsi 2), examinée cette semaine à l'Assemblée, prévoit l'évacuation des campements illicites en cas de risques graves pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique, et l'incrimination des squatters (passibles d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende).

 

Au volant du camion dans lequel il vit sur un terrain agricole qu'il a acheté près de Carcassonne, Jean Tison, 31 ans, dénonce une «loi liberticide». «Il n'y a pas d'insalubrité chez moi, j'ai des toilettes sèches, j'ai un potager, des poules et je ne dérange personne, je ne vois pas quel problème sécuritaire je pose», lance-t-il, en se situant dans une «démarche écolo».

 

Leur presse (Europe1.fr), 18 décembre.

 


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