Anti-Loppsi 2 à Perpignan, 14 décembre

Publié le par la Rédaction

Perpignan : 50 marginaux manifestent pour préserver leur mode de vie

 

Après une première manifestation spontanée organisée dimanche en fin d'après-midi (!) par des résidents en habitats mobiles de St-Génis-des-Fontaines (L'Indépendant de lundi), d'autres opposants à la loi LOPPSI 2 étaient rassemblés hier devant la préfecture de Perpignan. Plus nombreux, et plus déterminés aussi. Comme un avant-goût de la manifestation, annoncée celle-là, de samedi prochain (le rendez-vous est fixé à 14 heures sur la place de la République), qui devrait rassembler l'ensemble des populations visées par ce projet de loi gouvernemental présenté hier.

 

 

Un choix de vie assumé

 

Le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'ils ne sont pas passés inaperçus derrières leurs banderoles. Avec leurs dégaines de «teufeurs», leurs coupes de cheveux façon «punk», leurs piercings, leurs chiens et leurs démarches pas toujours assurées, une cinquantaine de jeunes gens ont convergé vers Perpignan.

 

L'objet de ce rassemblement lancé via internet : dire leur opposition à cette loi LOPPSI 2 qui autorisera, entre autres dispositions, le préfet ou le maire d'une commune à exiger l'évacuation de squatters mais aussi, et plus largement des occupants des habitats mobiles (camions, tipis, caravanes ou encore yourtes). Une loi qui concerne beaucoup de monde en fin de compte, et notamment ceux qu'il est commun de qualifier de «marginaux». Comme le groupe qui se présentait hier devant la préfecture pour y être entendu. En vain, ce qui ne manqua pas d'envenimer quelque peu la situation, l'affrontement étant évité de justesse au pied du Castillet avec les forces de l'ordre qui suivaient la meute à la trace jusqu'à la dispersion des troupes.

 

«Si on nous expulse, où irons-nous ? Dans la rue ?» interrogeait l'un des manifestants.

 

Leur presse (Jean-Michel Salvador,
L’Indépendant), 15 décembre 2010.

 


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