Aimargues (Gard) : Une voiture de la police incendiée

Publié le par la Rédaction

 

À Aimargues, une voiture de la police municipale a été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi vers 3 heures. Le véhicule était stationné dans une cour près des locaux de la police municipale et de la cantine scolaire. La fumée s’est propagée à la cantine scolaire. La communauté de communes a donc décidé, hier, de transférer, au moins pour lundi, l’accueil des enfants se restaurant à la cantine vers la salle Lucienne-Dumas.

 

 

L’hypothèse d’un feu d’origine criminel semble confirmée. Un témoin aurait aperçu deux personnes prendre la fuite. Dans la même nuit, un ou plusieurs malfaiteurs se sont introduits par effraction à la boucherie Vergonnier, rue de l’Horloge, et ont détruit la caméra de surveillance du magasin. Ils ont emporté la caisse enregistreuse qui contenait un peu de monnaie. Ces deux événements font suite à une série d’incendies et de dégradations de voitures qui exaspèrent la population.

 

«Depuis le mois de septembre, c’est l’escalade, déclare Jean-Paul Franc, le maire de la commune. Une baraque a été incendiée au bord de la route puis cela a été le mobile-home de la cave de Vauvert. Trois voitures ont brûlé récemment. Cela aurait pu être dramatique pour les habitants de l’immeuble tout proche car les flammes ont commencé à lécher les murs…» Choqués, les babitants de cet immeuble et les riverains ont signé une pétition. Une partie d’entre eux a été reçue par le colonel Hébert du groupement de la gendarmerie du Gard et Thierry Laurent, directeur de cabinet à la préfecture.

 

À Aimargues, pour venir à bout des ces incidents mais surtout de ces feux qui présentent tout de même pas mal de similitudes avec l’incendie du Mac Do en 2008, «les effectifs de la police municipale ont été renforcés, rappelle le maire. Et nous travaillons bien sûr en collaboration avec la gendarmerie qui multiplie les patrouilles. J’ai l’impression que cela dérange, reprend le maire. Car là, c’est le véhicule de la police municipale qui a été ciblé. C’est un acte criminel qui vise l’autorité.» Il y a quelques semaines, des gamins âgés 12 et 13 ans ont été arrêtés par les gendarmes et mis en cause dans des feux de palettes aux arènes. Cette fois-ci, les faits sont plus graves. À Aimargues, depuis septembre, les gendarmes de la compagnie de Vauvert travaillent sur plusieurs enquêtes et pas uniquement sur ces incendies. Selon la gendarmerie, des interpellations pourraient intervenir dans les prochaines semaines.

 

Leur presse (Cathy Rocher,
Midi Libre), 27 novembre 2010.

 


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