Affrontements du 3 janvier en Tunisie

Publié le par la Rédaction

En Tunisie, la contestation sociale continue

 

En Tunisie, le mouvement entamé mi-décembre s'est poursuivi hier, lundi 3 janvier 2010, dans certaines villes du pays avec les lycéens un appel à la grève et à la désobéissance civile avait été lancé sur Facebook, à plus de 10'000 jeunes. La contestation n'a pas été massive, mais plusieurs établissements ont cependant été concernés par le mouvement. Les avocats ont de leur côté décidé de se mettre en grève jeudi 6 janvier.

 

Les lycéens ont fait parler d'eux hier dans plusieurs villes à Sfax, à Sidi Bouzid, à Tunis, à Grombalia non loin de la capitale et à Bizerte. À Jbeniana deux jeunes auraient été interpellés. À Sousse il y aurait eu des heurts entre les étudiants et les forces de l'ordre. Dans la ville de Thala, la contestation a été plus large et des incidents auraient impliqué des diplômés chômeurs.

 

De leur côté, les avocats ont décidé d'une journée de grève générale, le 6 janvier, après une réunion du conseil de l'ordre. Une grève, pour dénoncer l'attitude des autorités à leur égard. En fin de semaine dernière ils avaient exprimé leur solidarité avec le mouvement social en portant un ruban rouge, ils ont été pris à parti et malmenés. Quelques jours plus tôt, deux d'entre eux avaient été interpellés toute une nuit et brutalisés.

 

La grogne est toujours là également dans le bassin minier de Gafsa où des émeutes sur fond de chômage avaient éclaté, il y a trois ans. Les anciens prisonniers arrêtés après ces événements, puis relâchés un an plus tard, ont lancé lundi un sitting illimité au siège de l'Union générale des travailleurs tunisiens, de Redeyef. Ils réclament leur réintégration dans la fonction publique, des solutions aux problèmes du chômage et surtout dans l'immédiat, la libération des jeunes de la ville arrêtés ces derniers jours.

 

Leur presse (RFI), 4 janvier 2011.

 

 

Tunisie/Sidi Bouzid : affrontements entre lycéens et la police à Thala

 

Des affrontements ont opposé lundi des manifestants et des agents des forces de l'ordre à Thala à 250 km au centre-ouest de Tunis, a-t-on appris lundi de source syndicale.

 

Environ 250 manifestants, des lycéens pour la plupart, ont participé à partir de 18h30 locales à une marche pacifique pour exprimer leur soutien aux mouvements de protestation contre le chômage et la cherté de la vie dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), a indiqué à l'AFP une source syndicale qui a requis l'anonymat.

 

Cette marche pacifique a dégénéré lorsque la police a essayé de contenir les manifestants en tirant des bombes lacrymogènes dont l'une est tombée dans une mosquée, a raconté ce témoin oculaire.

 

Furieux, les manifestants ont mis le feu à des pneumatiques et au local du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), selon la même source.

 

Aucune information sur ces incidents n'était immédiatement disponible de source officielle.

 

 

Par ailleurs, des lycéens ont pu manifester sans problème dans la ville de Sidi Bouzid à 265 km de Tunis, en proie à des troubles sociaux sur fond de chômage et de cherté de la vie, depuis le 17 décembre à la suite d'une tentative de suicide d'un jeune vendeur ambulant de fruits et de légumes.

 

Ces manifestations de lycéens coïncidaient lundi avec la reprise des cours après les vacances de fin d'année.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 3 janvier.

 

 

 

 

Quatre jeunes poursuivis en justice suite aux événements de protestation

 

Quatre jeunes de la ville de Oum Larayes ont été déférés devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Gafsa, pour avoir incendié une voiture et pour tentative de destruction des biens publics, suite à l’élan de solidarité qui a suivi les évènements de Sidi Bouzid.

 

Les accusés étaient en détention à la prison civile de Gafsa depuis la semaine passée. Ils ont refusé de répondre à toute question sans la présence de leur défense composée des avocats Issaoui, Raddaoui et Tijani.

 

 

Amar Amrouissa écroué à la prison de Gafsa

 

Ammar Amrouissa, correspondant d’Al Badil online, organe du PCOT, a été arrêté à Gafsa le mardi 28 décembre suite à la marche de solidarité avec les habitants de sidi Bouzid, il a été écroué vendredi 31 décembre à la prison civile de Gafsa.

 

Selon sa famille, Amrouissa a été violemment agressé au commissariat de Gafsa durant sa détention.

 

Radio Kalima, 3 janvier.

 


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