Affrontements avec la police à Benghazi (Libye) - nuit du 15 au 16 février

Publié le par la Rédaction

Libye: 38 blessés dans les affrontements de Benghazi

 

Trente-huit personnes ont été blessées dans la nuit de mardi à mercredi dans des affrontements à Benghazi, en Libye, entre des manifestants et les forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP le directeur de l'hôpital Al-Jala de Benghazi.

 

«Trente-huit personnes ont été admises à l'hôpital pour des blessures», a déclaré Abdelkarim Gubeaili, précisant que toutes les blessures étaient légères et résultaient de «bagarres entre manifestants qui en étaient venus aux mains». Un précédent bilan donné par le journal libyen Quryna faisait état de 14 blessés. Les forces de l'ordre étaient intervenues, selon le journal, pour mettre fin à des affrontements entre des partisans du leader libyen Mouammar Kadhafi et des «saboteurs» parmi des manifestants qui s'étaient rassemblés pour réclamer la libération d'un avocat représentant des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d'Abou Salim à Tripoli.

 

Leur presse (Belga), 16 février 2011.

 

 

Benghazi (Lybie) : des affrontements entre police et manifestants se poursuivent à 2 heures, 16 février 2011

 

C’est le tour de la Libye pour se révolter contre le régime du colonel Mouamar Kadhafi, des manifestations et des affrontements se sont déclenché le mardi 15 février et se poursuivent jusqu’à maintenant à l’heure où nous écrivons cet article (02h00 – mercredi 16 février).

 

Des manifestants se sont réuni le soir du mardi 15 février à Benghazi, la deuxième plus grande ville de la Libye. Les Libyens se sont réunis appelant à des réformes sociales et politiques ainsi que le retrait du dirigeant Mouamar Kadhafi.

 

Les forces de l’ordre libyennes ont riposté à ces manifestations avec agressivité, elles ont essayé de disperser les manifestants avec des bombes de gaz lacrymogène et de l’eau chaude.

 

Des manifestants ont été touchés par des balles tirées par les forces de sécurité libyennes et plusieurs ont été transportés rapidement aux hôpitaux de la région.

 

Des opposants au régime Kadhafi ont appelé à une manifestation générale pour le jeudi 17 février, une journée qualifiée de la journée de colère. D’autres opposants vivant à l’étranger ont envoyé une pétition de deux cents signataires à l’AFP. Cette pétition demande «le droit du peuple libyen d’exprimer son opinion dans des manifestations pacifiques, sans aucune forme de harcèlement, provocations ou menaces par le système ou ses éléments».

 

La date du 17 février n’a pas été prise au hasard. Elle correspond à celle de la mort en 2006 de quatorze manifestants lors d’un mouvement contre la publication des caricatures du prophète Mahomet. La police avait alors chargé la foule qui s’en prenait au Consulat d’Italie à Benghazi dans le nord-est de la Libye.

 

Rappelons que Kadhafi a pris depuis quelques semaines des réformes en faveur des citoyens pour calmer la colère et la volonté du peuple libyen à manifester en offrant des maisons nouvellement construites à certaines familles nécessiteuses. Le colonel Mouamar Kadhafi a ordonné la baisse des prix des denrées de premières nécessité (par une suppression des taxes sur les produits alimentaires) mais aussi des crédits gratuits.

 

 

«Benghazi, réveille-toi !»
Manifestation pour la libération
du porte-parole des familles d’Abu Sleem,
Fathi Terbil, suite à son arrestation

 

Une blague lancée par un internaute que nous avons remarqué sur le web, il paraît que le dirigeant Mouamar Kadhafi a décidé d’être solidaire avec son peuple, il pourrait descendre manifester avec eux contre son propre gouvernement.

 

Thala solidaire, 16 février 2011.

 

 

Portrait de Khadafi pris pour cible

 

 

Libye : des émeutes dans la ville de Benghazi

 

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi où plusieurs centaines de personnes ont affronté des policiers renforcés par des partisans pro-gouvernementaux, selon des témoins et des médias locaux.

 

La situation est tendue en Libye, dans la ville de Benghazi. Des témoins et des médias locaux rapportent que des émeutes ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi où plusieurs centaines de personnes ont affronté des policiers renforcés par des partisans pro-gouvernementaux. La télévision publique libyenne fait état pour sa part de rassemblements de soutien au dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, dans différentes villes du pays. La chaîne a diffusé des images d'une manifestation pro-Kadhafi dans les rues de Tripoli.

 

À Benghazi, ville côtière de l'Est libyen, l'arrestation d'un militant des droits de l'homme a servi de déclencheur aux violences. Selon l'édition en ligne du quotidien local Kourina, les émeutiers réclamant sa libération étaient armés de bombes incendiaires et ont jeté des pierres en direction des forces de l'ordre. Le journal précise que le calme est revenu dans la ville, et que les partisans de l'opposition ont repris la place Chajara, où les émeutiers s'étaient regroupés dans la nuit.

 

Le bilan avancé par le quotidien libyen est de 14 blessés, ont dix policiers. Aucun ne serait dans un état grave. D'après un habitant de la ville, 500 à 600 personnes ont manifesté leur colère. «Ils sont allés au comité révolutionnaire (ndlr, cellule de base du pouvoir) dans le quartier de Sabri puis ont tenté de se rendre au comité révolutionnaire central», a-t-il raconté. «Le calme est revenu maintenant», a-t-il confirmé. 

 

Leur presse (TF1 News), 16 février.

 


Publié dans Internationalisme

Commenter cet article