Adresse aux salariés, chômeurs, étudiants et précaires d'Europe

Publié le par la Rédaction

 Adresse aux salariés, chômeurs, étudiants et précaires d’Europe

 

Nous sommes un groupe de salariés de différents secteurs (cheminots, enseignants, informaticiens…), de chômeurs et de précaires. Pendant les récentes grèves en France, nous nous sommes réunis en Assemblée Générale Interprofessionnelle — d’abord sur le quai d’une gare (Gare de l’Est, Paris), ensuite dans une salle d’une Bourse du Travail. Nous voulions regrouper plus largement possible des travailleurs d’autres villes de la région parisienne. Parce que nous en avions assez de la collaboration de classe des syndicats qui nous menaient une nouvelle fois à la défaite, nous avons voulu nous organiser par nous-mêmes pour tenter d’unifier les secteurs en grève, étendre la grève et que ce soit les grévistes eux-mêmes qui contrôlent leur lutte.

 

À la guerre sociale des capitalistes les travailleurs doivent opposer une lutte de classe

 

En Grande-Bretagne, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en France… dans tous les pays, nous sommes tous durement attaqués. Nos conditions de vie se dégradent. En GB, le gouvernement Cameron a annoncé la suppression de 500.000 emplois dans la fonction publique, £7 milliards de coupes dans les budgets sociaux, le triplement des droits d’inscription à la fac, etc… En Irlande, le gouvernement Cowen vient de baisser le salaire horaire minimum de plus d’un euro et les retraites de 9%. Au Portugal, les travailleurs font face à un taux de chômage record. En Espagne, le «très socialiste» Zapatero n’arrête pas de faire des coupes claires en tout genre dans les allocations chômages, les aides sociales et médicales… En France, le gouvernement continue la casse de nos conditions de vie. Après les retraites, c’est le tour de la santé. L’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour les travailleurs : toujours plus de médicaments déremboursés, augmentation des mutuelles privées, suppressions de postes dans l’hôpital public. Comme l’ensemble des services publics (Poste, EDF-GDF, TELECOM), l’Hôpital est démantelé et privatisé. Résultat : des millions de familles ouvrières ne peuvent d’ores et déjà plus se soigner !

 

Cette politique est vitale pour les capitalistes. Face au développement de la crise et de l’effondrement de pans entiers de l’économie capitaliste, ces derniers trouvent de moins en moins de marchés sources de profits pour leurs capitaux. Aussi sont-ils d’autant plus pressés de privatiser les services publiques. Cependant, ces nouveaux marchés sont plus restreints en terme de débouchés productifs que ne le sont les piliers de l’économie mondiale tels que le bâtiment, l’automobile, le pétrole… Ils ne permettront pas, même dans le meilleur des cas, un nouvel essor économique salvateur. Aussi, dans ce contexte d’effondrement, la lutte pour les marchés sera des plus acharnée pour les grands trusts internationaux. Autrement dit, ce sera une question de vie ou de mort pour les investisseurs de capitaux. Dans cette lutte, chaque capitaliste se retranchera derrière son État pour se défendre. Au nom de la défense de l’économie nationale, les capitalistes tenteront de nous enchaîner dans leur guerre économique. De cette guerre, les victimes sont… les travailleurs. Car derrière la défense de l’économie nationale, chaque bourgeoisie nationale, chaque État, chaque patron essaie de réduire ses «coûts» pour maintenir sa «compétitivité». Concrètement, ils n’auront de cesse que d’intensifier les attaques contre nos conditions de vie et de travail. Si nous les laissons faire, si nous acceptons de nous serrer encore la ceinture, ces sacrifices ne connaîtront pas de fin. Ils remettront en cause jusqu’à nos conditions d’existence ! Travailleurs, refusons de nous laisser diviser par corporation, secteur ou nationalité. Refusons de nous livrer cette guerre économique de part et d’autre des frontières. Battons-nous ensemble et unissons-nous dans la lutte ! Le cri lancé par Marx est d’autant plus d’actualité : «Prolétaires de tous les pays unissez-vous».

 

C’est à nous les travailleurs de prendre nous-mêmes nos luttes en main

 

Aujourd’hui, ce sont les travailleurs de Grèce, d’Espagne, les étudiants d’Angleterre qui sont en lutte et sont en butte à des gouvernements qui, de gauche comme de droite, sont au service des classes dirigeantes. Et comme nous en France, vous avez à faire à des gouvernements qui répriment violemment les travailleurs et les chômeurs, les étudiants, les lycéens.

 

En France, cet automne, nous avons voulu nous défendre. Nous étions des millions à descendre dans la rue pour refuser purement et simplement cette nouvelle attaque. Nous nous sommes battus contre cette nouvelle loi et contre toutes les mesures d’austérité qui nous touchent de plein fouet. Nous avons dit «Non !» à l’augmentation de la précarité et de la pauvreté. Mais l’intersyndicale nous a menés volontairement à la défaite en combattant l’extension du mouvement gréviste :

— Au lieu de briser les barrières de métier et de corporation pour unir le plus largement les travailleurs, elle a fermé les assemblées générales de chaque entreprise aux autres travailleurs. 
— Elle a fait des actions spectaculaires pour «bloquer l’économie» mais rien fait pour organiser des piquets de grève ou des piquets volants qui auraient pu attirer d’autres travailleurs dans la lutte. Ce que des travailleurs et précaires ont fait. 
— Elle a négocié notre défaite derrière notre dos, derrière les portes fermées des cabinets ministériels.

L’intersyndicale n’a jamais rejeté la loi sur les retraites, elle a même répété et répété encore qu’elle était «nécessaire» et «inévitable» ! À l’entendre, nous aurions dû nous contenter de demander à ses côtés «plus de négociations gouvernement-patrons-syndicats», «plus d’aménagements de la loi pour une réforme plus juste et équitable»…

 

Pour lutter contre toutes ces attaques, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. En ce qui nous concerne nous avons défendu dans ce mouvement la nécessité pour les travailleurs de s’organiser sur leurs lieux de travail dans des AG souveraines, de se coordonner à l’échelle nationale pour diriger le mouvement gréviste en élisant des délégués révocables à tout moment. Seule une lutte animée, organisée et contrôlée par l’ensemble des travailleurs, tant dans ses moyens que dans ses objectifs, peut créer les conditions nécessaire afin d’assurer la victoire.

 

Nous savons que ce n’est pas fini, les attaques vont continuer, les conditions de vie vont être de plus en plus difficiles et les conséquences de la crise du capitalisme ne vont qu’empirer. Partout dans le monde, nous devons donc nous battre. Pour cela, nous devons retrouver confiance dans notre propre force :

Nous sommes capables de prendre nos luttes en main et de nous organiser collectivement. 
Nous sommes capables de débattre ouvertement et fraternellement, en «libérant la parole». 
Nous sommes capables de contrôler véritablement la tenue de nos débats et nos décisions.

Les assemblées générales ne doivent pas être dirigées par les syndicats mais par les travailleurs eux-mêmes.

 

Nous allons devoir nous battre pour défendre nos vies et l’avenir de nos enfants ! Les exploités du monde entier sont frères et sœurs d’une seule et même classe ! Seule notre union de par les frontières sera à même de jeter à bas ce système d’exploitation.

 

Des participants de l’AG interpro
«Gare de l’Est et Île de France» (Pour nous contacter)
Indymedia Paris.

 

 

To the workers, unemployed, and students of Europe

 

We are a group of workers from different industries and sectors (railway workers, teachers, tech workers, casuals…), both in work and unemployed. During the recent strikes in France, we came together to form an All Trades General Assembly, first on one of the platforms of the Gare de l’Est (mainline station in Paris), then in a room at the “Bourse du Travail”. Our aim was to bring together as many workers as possible from towns in the Paris region. Because we had had enough of the unions’ class collaboration, leading us yet again to yet another defeat, we wanted to organise by ourselves to try to unify the different sectors on strike, to spread the strike, and to have the strikers themselves control their own movement.

 

Against the capitalists’ social war, the workers must wage a class war

 

In Britain, Ireland, Portugal, Spain, Greece, France… everywhere we are under heavy attack. Our living conditions are getting worse.
In Britain, the Cameron government has announced that 500,000 jobs are to go in the public sector, £7bn of cuts are planned in social budgets, university fees have tripled, etc…
In Ireland, the Cowen government has just lowered the minimum hourly wage by 1 euro (more than 10%), and pensions by 9%.
In Portugal, workers are facing record unemployment. In Spain, the thoroughly “socialist” Zapatero is cutting everywhere: unemployment benefit, social security, health…
In France, the government continues to break up our living conditions. After our pensions, comes the health service. Access to health care is getting more and more difficult and expensive: more and more drugs are no longer reimbursed, health care plans are increasing their charges, hospitals are cutting down on staff. Like all the other public services (the Post Office, gas and electricity, telecoms), the health service is being broken up and privatised. As a result, millions of working class families are unable to get care!

 

This policy is vital for the capitalists. Faced with the development of the crisis and the collapse of whole sectors of the capitalist economy, they find it more and more difficult to find markets where their capital can make a profit. They are therefore all the more in a hurry to privatise public services.
However, these new markets offer fewer productive outlets than do the pillars of the world economy like construction, oil, or the car industry. Even in the most favourable circumstances, they will not allow the economy to take off again.
In this context of general collapse, the fight for markets between the great international trusts will be ever more bitter. It will be a question of life or death for the investors of capital. In this struggle, every capitalist will take refuge behind his state to defend himself. In the name of the defence of the national economy, the capitalists will try to drag us into their economic war.
In this war, the victims are always… the workers. For behind the defence of the national economy, every national ruling class, every state, every boss will try to reduce “costs” in order to maintain their “competitiveness”. Concretely, they will not stop attacking our living and working conditions. If we let them get away with it, if we agree to “tighten our belts”, there will be no end to these sacrifices. They will end up putting our very lives in question!
Workers, let us refuse to let ourselves be divided by trade, by branch, or by nation. Let us refuse to wage this economic war within or across national borders. Let us fight together, and unite in struggle! Never were Marx’s words more urgent: “Workers of all countries, unite!”

 

It is up to us workers to control our own struggles

 

Today, it is the workers in Greece and Spain, the students in Britain, who are in struggle against governments which — whether right or left — are the servants of the ruling classes. And just like us in France, you are up against governments which do not hesitate to use violent repression against the workers, the unemployed, the university and school students.

 

This autumn in France, we tried to defend ourselves. We went into the streets by millions to refuse to accept this new attack. We fought against the new law on pensions, and against all the austerity measures which we are subjected to. We said “No!” to the rise in poverty and casualisation.
But the Intersyndicale (joint committee of the unions at national and local level, translator’s note) intentionally led us to defeat by fighting against any extension of the strike movement:

— Instead of breaking down the barriers between trades and branches to unite workers, it kept the mass meetings in each workplace closed to other workers; 
— It undertook spectacular actions to “block the economy” but did nothing to organise strike pickets or flying pickets which might have drawn other workers into the struggle — which is what some workers and casuals tried to do;
— It negotiated our defeat behind our backs, and behind the closed doors of cabinet ministries.

The Intersyndicale never rejected the law on pensions, it even repeated over and over again that it was “necessary” and “inevitable”! To listen to the unions, we should have been satisfied with demanding “more negotiations between government, unions, and employers”, or “more measures to make the law a fairer reform”…

 

To struggle against all these attacks, we can count on nobody but ourselves. As far as we are concerned, we defended in this movement the necessity for workers to organise in their workplaces in sovereign mass meetings (“general assemblies”), to coordinate the strike nationally and to have it run by elected, immediately revocable delegates. Only a struggle led, organised, and controlled by all workers — both in terms of its methods and its aims — can create the conditions necessary for victory.

 

We know that the fight isn’t finished: the attacks will continue, conditions will be more and more difficult, and the consequences of the capitalist crisis will only get worse. Everywhere in the world, we will have to fight. And for that we must once again find confidence in our own strength:

We can take control of our own struggles and organise collectively.
We can discuss together openly and fraternally, we can speak freely with each other.
We can control of our own discussions and our own decisions.

Our mass meetings must be controlled not by the unions, but by the workers themselves.

 

We will have to fight to defend our lives and our children’s future!

The exploited of the whole world are brothers and sisters of one and the same class!

Only our unity across all national borders can overthrown this system of exploitation.

 

Participants of the AG InterPro
“Gare de l’Est et Île de France” (Contact us)
Libcom.

 

 

Aos trabalhadores, desempregados, e estudantes da Europa

 

Somos um grupo de trabalhadores de diferentes indústrias e setores (ferroviários, professores, técnicos, temporários…), tanto trabalhando quanto desempregados. Durante as recentes greves na França, nos juntamos para formar uma Assembléia Geral de Todos os Ofícios (categorias), primeiro em uma das plataformas da Gare de l'Est (uma estação de trem em Paris), depois em uma sala na “Bourse du Travail”. Nosso objetivo era juntar o máximo de trabalhadores possível da reigão de Paris. Porque havíamos cansado da colaboração de classe dos sindicatos, nos levando mais uma vez à mais uma derrota, queríamos nos organizar autonomamente para tentar unificar os diferentes setores em greve, espalhar a greve, e fazer com que os próprios grevistas controlassem o seu movimento.

 

Contra a guerra social dos capitalistas, os trabalhadores devem travar uma guerra de classes

 

Na Inglaterra, Irlanda, Portugal, Espanha, Grécia, França...em todo lugar estamos sob ataque. Nossas condições de vida estão piorando.
Na Inglaterra, o governo de Cameron anunciou que 500.000 empregos vão ser retirados no setor público, um corte de 7 bilhões de libras foi planejado nos orçamentos sociais, a mensalidade universitária triplicou, etc…
Na Irlanda, o governo de Cowen acabou de diminuir o salário minímo por hora em 1 euro (mais de 10%), e pensões em 9%.
Em Portugal, os trabalhadores enfrentam um desemprego recorde. Na Espanha, o grande “socialista” Zapatero está cortando em todo lugar: seguro desemprego, seguridade social, saúde...
Na França, o governo continua a sucatear nossas condições de vida. Depois da nossa aposentodaria, vem a saúde. O acesso à tratamento médico está ficando cada vez mais difícil e caro: cada vez mais remédios não são reimbolsados, planos de saúde estão aumentando o preço, hospitais estão demitindo. Como todos os outros serviços públicos (o correio, gás e eletricidade, telecomunicações), o serviço de saúde está sendo sucateado e privatizado. Como resultado, milhões de famílias de trabalhadores não conseguem mais ser atendidas!

 

Essa política é vital para os capitalistas. Frente o desenvolvimento da crise e o colapso de setores inteiros da economia capitalista, eles acham cada vez mais dificuldade em encontrar mercados onde o seu capital pode gerar lucro. Consequentemente, eles estão com mais pressa ainda de privatizar serviços públicos.
No entanto, esses novo mercados oferece menas válvulas de escape produtivas do que os pilares da economia mundial como construção, petróleo, ou a indústria de carros. Até mesmo na mais favorável das circunstâncias, eles não permitir à economia tomar impulso de novo.
Nesse contexto de colapso generalizado, a luta por mercados entre os grandes trustes internacionais mais se acirrar ainda mais. Vai se tornar uma questão de vida ou morte para os investidores de capital. Nessa luta, cada capitalista vai tentar se refugar atrás de seu Estado para se defender. Em nome da defesa da economia nacional, os capitalistas vão tentar nos arrastar para dentro da sua guerra econômica.
Nessa guerra, as vítimas são sempre… os trabalhadores. Se escondendo por trás da defesa da economia nacional, cada classe dominante nacional, cada Estado e cada patrão vão tentar diminuir “custos” de modo a manter a sua “competitividade”. Concretamente: eles não irão parar de atacar as nossas condições de vida e de trabalho. Se deixarmos eles se safarem com isso, se concordamos em “apertar os cintos”, não haverá fim para esses sacrifícios. Eles irão terminar colocando nossas próprias vidas em questão!
Trabalhadores, nos recusemos a deixar que nos dividam por ofício, categoria ou nação. Nos recusemos a travar essa guerra econômica dentro ou fora das nossas fronteiras nacionais. Lutemos juntos, e vamos nos unir na luta! Nunca as palavras de Marx foram mais urgentes: “Trabalhadores de todos os países, uni-vos!”

 

Depende de nós, trabalhadores, controlar as nossas próprias lutas

 

Hoje em dia, são os trabalhadores na Grécia e na Espanha, os estudantes na Inglaterra, que estão em luta contra governos que — sejam de esquerda ou direita — são os servidores das classes dominantes. E como nós na França, vocês estão contra governos que não hesitam em usar da repressão violenta contra os trabalhadores, desempregados, universitários e estudantes escolares.

 

Esse outono na França, nós tentamos nos defender. Fomos para as ruas aos milhões para mostrar nossa recusa em aceitar esse novo ataque. Lutamos contra a nova lei de aposentadoria, e contra toda as medidas de austeridade a que estamos sujeitos. Dizemos “Não!” ao crescimento da pobreza e da precarização.

 

A intersyndicale (comitê conjunto dos sindicatos à nível nacional e local, nota do tradutor) nos levou intencionalmente para a derrota lutando contra qualquer extensão do movimento grevista.

— Em vez de quebrar as barreiras entre categorias e setores para unir trabalhadores, ela manteve as reuniões de assembléia fechadas em cada local de trabalho fechada para outros trabalhadores; 
— Ela realizou ações espetaculares para “bloquear a economia” mas não fez nada para organizar piquetes de greve ou piquetes voadores/volantes que poderiam ter trazido outros trabalhadores para dentro da luta — que é algo que alguns trabalhadores e temporários tentaram fazer; 
— Ela negociou a derrota pelas nossas costas, e sob portas fechadas de gabinetes ministeriais.

A Intersyndicale nunca rejeitou a lei das aposentadorias, ela até repetiu à exaustão que era uma lei “necessária” e “inevitável”! Caso ouvíssemos os sindicatos, deveriamos ter nos satisfeito com a exigência de “mais negociação entre governo, sindicatos e patrões”, ou “mais medidas para fazer a lei mais justa”…

 

Para lutar contra todos esses ataques, não podemos contar com ninguém além de nós mesmos. Defendemos nesse movimento a necessidade dos trabalhadores se organizarem nos seus locais de trabalho em reuniões soberanas de massa (“assembléias gerais”), de coordenarem a greve nacionalmente e dirigí-la por meio de delegados eleitos com mandato imediatamente revogáveis. Só uma luta liderada, organizada, e controlada por todos os trabalhadores — tanto em seus métodos quanto em seus objetivos — pode criar as condições necessárias para a vitória.

 

Sabemos que a luta não terminou: os ataques vão continuar, as condições vão ficar cada vez mais difíceis e as consequẽncias da crise capitalista só vão se agravar. Em todo lugar, no mundo inteiro, teremos que lutar. E para isso temos que encontrar novamente confiança em nossa pŕopria força:

Nós podemos controlar nossas próprias lutas e organizar-nos coletivamento. 
Nós podemos discutir em conjunto de forma fraterna e aberto, e podemos falar livremente uns com os outros. 
Nós podemos controlar nossas próprias discussões e nossas decisões soberanas.

Nossas reuniões de massa não devem ser controladas pelos sindicatos, mas pelos próprios trabalhadores.

 

Teremos que lutar para defender nossas vidas e o futuro de nossas crianças!

Os explorados do mundo inteiro são irmãos e irmãs da mesma classe!

Só a nossa unidade através de todas as fronteiras nacionais pode derrubar esse sistema de exploração.

 

Participantes da AG Interpro
“Gare de l’Est et Île de France” (Nos contate)
Sinal de menos.

 

 

Llamamiento a los asalariados, desempleados, estudiantes y precarios de Europa

 

Somos un grupo de asalariados de diferentes sectores (ferroviarios, enseñantes, informáticos...), de parados y de precarios. Durante las recientes huelgas en Francia, nos hemos reunido en una Asamblea General Interprofesional — al principio en los andenes de una estación de tren (Gare de l'Est, en París), y después en el local de una Oficina de empleo. Queríamos reagrupar lo más ampliamente posible a los trabajadores de otras localidades de la región parisina. Puesto que ya estábamos hartos del colaboracionismo de los sindicatos, que nos llevaba una vez más a la derrota, hemos querido organizarnos por nosotros mismos, para tratar de unificar los sectores en huelga, extender la lucha, y que sean los propios huelguistas los que controlen su lucha

 

A la guerra social de los capitalistas, los trabajadores tienen que oponer una lucha de clases

 

En Gran Bretaña, en Irlanda, en Portugal, en España, en Francia… en todos los países nos atacan duramente. Nuestras condiciones de vida se degradan.

 

En GB, el gobierno Cameron ha anunciado la supresión de 500.000 empleos en la función pública, recortes de 7000 millones £ en los presupuestos sociales, el aumento al triple de las matrículas universitarias, etc…

 

En Irlanda, el gobierno Cowen acaba de reducir el salario mínimo a la hora más de un euro y las jubilaciones el 9%.

 

En Portugal, los trabajadores se confrontan a una tasa de desempleo récord. En España, el “muy socialista” Zapatero, no para de recortar sustancialmente los subsidios de desempleo y las ayudas sociales y sanitarias…

 

En Francia, el gobierno continúa la caza a nuestras condiciones de vida. Tras las jubilaciones, es el turno de la sanidad. El acceso a los servicios sanitarios se hace cada vez más difícil para los trabajadores: cada vez hay que pagar más por los medicamentos, aumenta el costo de los seguros privados, se suprimen puestos de trabajo en los hospitales públicos. Como todos los servicios públicos (Correos, gas, telecomunicaciones), los hospitales se desmantelan y se privatizan. Resultado: millones de familias obreras ya no pueden tratar sus problemas de salud.

 

Esta política es vital para los capitalistas. Frente al desarrollo de la crisis y el hundimiento de sectores enteros de la economía capitalista, aquellos encuentran cada vez menos mercados que sean la fuente de beneficios para sus capitales. Y también por eso se ven presionados a privatizar los servicios públicos.

 

Sin embargo, la capacidad de los nuevos mercados en términos de salidas productivas, es más limitada de lo que exigen los pilares de la economía mundial como la construcción, el automóvil, el petróleo… Y no permitirán, aún en el mejor de los escenarios, un nuevo desarrollo económico salvador.

 

En ese contexto de hundimiento, la lucha por los mercados será más y más encarnizada entre los grandes trust internacionales. Dicho de otra manera, será una cuestión de vida o muerte para los inversores de capitales. En esa lucha, cada capitalista se refugiará detrás de su Estado para defenderse. En nombre de la defensa de la economía nacional, los capitalistas tratarán de encadenarnos a su guerra económica.

 

En esa guerra, las víctimas son los trabajadores. Puesto que tras la defensa de la economía nacional, cada burguesía nacional, cada Estado, cada empresario, trata de reducir sus “costes” para mantener su “competitividad”. Concretamente no cesarán de intensificar los ataques contra nuestras condiciones de vida y de trabajo. Si les dejamos hacer, si aceptamos apretarnos más el cinturón, esos sacrificios no acabarán nunca y llegarán hasta poner en cuestión nuestras condiciones de existencia.

 

¡Trabajadores!, neguémonos a dejarnos dividir por empresa, sector o nacionalidad. Rechacemos participar en esa guerra económica de una y otra parte de las fronteras. Luchemos juntos y unámonos en la lucha. La consigna que lanzó Marx está plenamente de actualidad: “Proletarios de todos los países, ¡Uníos!”

 

Los trabajadores hemos de tomar la lucha a cargo

 

Hoy los trabajadores de Grecia, de España, los estudiantes de Inglaterra, están en lucha y están en el punto de mira de los gobiernos, de derecha e izquierda, que están al servicio de las clases dirigentes. Y como nosotros en Francia, os tenéis que enfrentar con gobiernos que reprimen violentamente a los trabajadores, a los desempleados, a los estudiantes.

 

En Francia este otoño hemos querido defendernos. Éramos millones en la calle para rechazar pura y simplemente este nuevo ataque. Nos hemos batido contra esa nueva ley de pensiones y contra todas las medidas de austeridad que nos afectan de lleno. Hemos dicho ¡No! Al aumento de la precariedad y la pobreza.

 

Pero lo sindicatos nos han conducido a la derrota, impidiendo activamente la extensión del movimiento huelguista:

— En lugar de romper las barreras de la fábrica u otros lugares de trabajo para unir lo más ampliamente posible a los trabajadores, han cerrado las asambleas generales de cada empresa a los otros trabajadores.
— Han hecho acciones espectaculares para “bloquear la economía”; pero no han hecho nada para organizar piquetes de huelga que habrían podido atraer a otros trabajadores a la lucha; lo que sí han hecho los propios trabajadores y precarios.
— Ha negociado nuestra derrota a nuestras espaldas, tras las puertas cerradas de los gabinetes ministeriales.

La Intersindical no ha rechazado nunca la ley sobre las jubilaciones, al contrario, incluso ha repetido que era “necesaria” e “inevitable”. Según ella habríamos debido contentarnos con pedir a su lado “más negociaciones gobierno-patronal-sindicatos”, “más ajustes de la ley para una reforma más justa y equitativa”…

 

Para luchar contra todos estos ataques, solo podemos contar con nosotros mismos. Por lo que nos concierne, hemos defendido en este movimiento la necesidad de que los trabajadores se organicen en sus lugares de trabajo en asambleas generales soberanas y se coordinen a escala nacional, para dirigir el movimiento huelguista eligiendo delegados revocables en todo momento. Sólo una lucha animada, organizada y controlada por el conjunto de trabajadores, tanto respecto a los medios como a los objetivos, puede crear las condiciones necesarias para la victoria.

 

Sabemos que esto no se ha acabado; los ataques van a continuar; las condiciones de vida van a ser más y más difíciles y las consecuencias de la crisis del capitalismo van a empeorar. Por todo el mundo  se plantea la necesidad de luchar. Para eso hemos de tomar confianza en nuestras propias fuerzas:

Somos capaces de tomar las luchas a cargo y de organizarnos colectivamente. 
Somos capaces de debatir abiertamente y fraternalmente, liberando “la toma de palabra”. 
Somos capaces de controlar verdaderamente el desarrollo de nuestros debates y la toma de decisiones.

Las asambleas generales no deben estar dirigidas por los sindicatos, sino por los mismos trabajadores.

 

Vamos a tener que batirnos para defender nuestras vidas y el futuro de nuestros hijos.

Los explotados del mundo entero son hermanos y hermanas de una sola y única clase.

Solo nuestra unión por encima de las fronteras pondrá las condiciones para destruir este sistema de explotación.

 

Los participantes de la Asamblea General interpro
“Gare de l'Est et Île de France” (Para contactarnos)
Corriente comunista internacional.

 

 

Aufruf an die Beschäftigten, Arbeitslosen, Studenten und prekär Beschäftigten Europas

 

Wir sind eine Gruppe Beschäftigter verschiedener Wirtschaftszweige (Eisenbahnen, Bildungswesen, Informatik usw.), Arbeitsloser und prekär Beschäftigter. Während der jüngsten Streiks in Frankreich haben wir uns als branchenübergreifende Vollversammlung zunächst auf einem Bahnsteig des Pariser Ostbahnhofs, dann in einem Saal in der Arbeitsbörse versammelt. Wir wollten soviel Beschäftige wie möglich aus anderen Städten der Pariser Region zusammenbringen. Weil wir die Schnauze voll hatten von der Klassenzusammenarbeit der Gewerkschaften, die uns erneut in die Niederlage führte, wollten wir uns selbst organisieren, um zu versuchen, die verschiedenen streikenden Branchen zu vereinigen, den Streik auszudehnen und dass die Streikenden selbst den Kampf kontrollieren.

 

Dem gesellschaftlichen Krieg der Kapitalisten müssen wir den Klassenkampf entgegenstellen

 

In Großbritannien, Irland, Portugal, Spanien, Frankreich, in allen Ländern werden wir mit harten Angriffen konfrontiert. Unsere Lebensbedingungen verschlechtern sich immer mehr. In Großbritannien hat die Regierung Cameron angekündigt, 500.000 Stellen im öffentlichen Dienst zu streichen. Milliarden sollen im Sozialhaushalt gestrichen werden, die Uni-Einschreibegebühr wurde verdreifacht. Usw. In Irland hat Premierminister Cowen den Mindeststundenlohn um mehr als einen Euro sowie die Renten um 9% gesenkt. In Portugal ist die Arbeitslosigkeit auf ein Rekordniveau angestiegen. In Spanien kürzt der sehr sozialistische Premierminister Zapatero rücksichtslos Arbeitslosenzahlungen, Sozialhilfe und im Gesundheitsbereich. In Frankreich untergräbt die Regierung weiterhin unsere Lebensbedingungen. Nach den Renten ist jetzt der Gesundheitsbereich an der Reihe. Für die Beschäftigten wird es immer schwieriger, medizinische Leistungen zu erhalten, mehr und mehr Medikamente müssen aus eigener Tasche bezahlt werden, private Zusatzversicherungen werden immer teurer, in den öffentlichen Krankenhäusern werden Stellen gestrichen. Im gesamten öffentlichen Dienst (Post, EDG-GDF, Telekom) werden Krankenhäuser geschlossen oder privatisiert. Die Folge : Für Millionen Arbeiterfamilien werden medizinische Leistungen zu teuer, sie können sie sich nicht mehr leisten.

 

Diese Politik ist für die Kapitalisten lebenswichtig. In Anbetracht der Zuspitzung der Krise und des Zusammenbruchs ganzer Bereiche der kapitalistischen Wirtschaft finden diese immer weniger Märkte, auf denen sie Profite für ihr Kapital erwirtschaften können. Und sie sind umso mehr bestrebt, die öffentlichen Dienste zu privatisieren. Aber diese neuen Märkte sind als produktive Absatzmärkte für die großen Stützpfeiler der Weltwirtschaft wie die Bauindustrie, die Automobilindustrie, Ölindustrie zu beschränkt. Sie werden auf keinen Fall einen neuen Rettungsanker für die Weltwirtschaft darstellen. So wird in Anbetracht von Zusammenbrüchen ganzer Bereiche der Wirtschaft der Kampf um die Märkte für die Multis umso heftiger. Mit anderen Worten — für die Kapitalinvestoren geht es um Leben und Tod. In diesem Kampf wird sich jeder Kapitalist hinter seinem Staat verschanzen um sich zu verteidigen. Im Namen der Verteidigung der Volkswirtschaft werden die Kapitalisten versuchen, uns für ihren Wirtschaftskrieg einzuspannen. In diesem Krieg sind die Arbeiter die Hauptopfer. Denn im Namen der „Verteidigung der nationalen Wirtschaft“ versucht jede nationale Bourgeoisie, jeder Nationalstaat, jeder Arbeitgeber die Kosten zu senken, um seine Wettbewerbsfähigkeit aufrecht zu halten. Konkret verschärfen sie unaufhörlich die Angriffe auf unsere Lebens- und Arbeitsbedingungen. Wenn wir sie walten lassen, wenn wir den Gürtel noch enger schnallen sollen, werden diese Opfer grenzenlos sein. Sie werden dann schließlich unsere Existenzbedingungen infragestellen ! ArbeiterInnen ! Wir dürfen uns nicht nach Branchen, Berufen oder Nationalität spalten lassen. Wir dürfen uns nicht für den Wirtschaftskrieg einspannen lassen. Wir müssen gemeinsam kämpfen und uns im Kampf zusammenschließen. Der alte Kriegsschrei von Karl Marx ist heute mehr als je gültig : „Arbeiter aller Länder, vereinigt Euch !“

 

Wir müssen unsere Kämpfe in die eigene Hand nehmen

 

Heute kämpfen die Arbeiter in Griechenland, Spanien, die Studenten in England. Sie sind den Angriffen ihrer Regierungen ausgesetzt, die egal ob Rechts oder Links, im Dienst der herrschenden Klasse stehen. Und wie wir in Frankreich steht Ihr Regierungen gegenüber, die gewaltsam gegen die Arbeiter, die Arbeitslosen, die Studenten, und Gymnasiasten vorgehen. In Frankreich haben wir uns diesen Herbst verteidigen wollen. Unsere Aktionen : zu Millionen auf die Straße gehen, um diesen neuen Angriff abzuwehren. Wir haben gegen dieses neue Gesetz gekämpft und gegen all die anderen Sparmaßnahmen, die uns sehr schmerzen. Wir haben „nein“ gesagt zur Verschärfung der prekären Bedingungen und der Verarmung. Aber der Zusammenschluss der Gewerkschaften (Intersyndicale) hat uns absichtlich eine Niederlage beigefügt, indem sie sich gegen die Ausdehnung der Streikbewegung gestellt haben :

1) Anstatt die Berufsschranken und die Branchenhürden zu überwinden, um die größtmögliche Zahl Arbeiter zusammenzuschließen, wurde die Beteiligung der anderen Beschäftigten an den Vollversammlungen verhindert. 
2) Spektakuläre Aktionen zur Blockierung der Wirtschaft wurden durchgeführt. Aber nichts wurde unternommen, um Streikposten vor Ort oder fliegende Streikposten zu organisieren, die andere Arbeiter zur Beteiligung am Kampf ermuntert hätten. Arbeiter und prekär Beschäftigte haben diesen Schritt vollzogen. 
3) Sie haben hinter unserem Rücken, hinter den verschlossenen Türen der Ministerien unsere Niederlage ausgehandelt.

Der gewerkschaftliche Zusammenschluss hat nie das Gesetz zur Rentenreform verworfen ; im Gegenteil sie haben immer wieder wiederholt, dass diese Reform notwendig und vermeidbar sei. Ihnen zufolge hätten wir uns damit zufrieden geben müssen, mehr „Verhandlungen zwischen Regierung-Arbeitgebern-Gewerkschaften“, „mehr Änderungen des Gesetzes, um eine gerechtere Reform zu erreichen“, zu fordern.

 

Um gegen all diese Angriffe zu kämpfen, können wir nur auf unsere eigenen Kräfte bauen. Wir haben in dieser Bewegung die Notwendigkeit vertreten, dass die Arbeiter sich selbst in den Betrieben in unabhängigen Vollversammlungen organisieren, ihre Aktionen landesweit abstimmen, um die Streikbewegung zu kontrollieren ; dazu sollen gewählte und jederzeit abwählbare Delegierte gewählt werden. Nur ein Kampf, der von allen Arbeitern getragen, organisiert und kontrolliert wird, und dessen Mittel und Ziele von ihnen selbst bestimmt wird, kann die erforderlichen Bedingungen für einen Sieg schaffen.

 

Wir wissen, dass der Kampf nicht vorüber ist, die Angriffe werden an Schärfe zunehmen ; unsere Lebensbedingungen werden sich noch weiter verschlechtern, die Folgen der Wirtschaftskrise werden noch stärker spürbar. Überall auf der Welt müssen wir uns zur Wehr setzen. Dazu müssen wir wieder Vertrauen in unsere eigene Kraft entwickeln.

Wir sind dazu in der Lage, die Kämpfe in die eigene Hand zu nehmen und uns gemeinsam zu organisieren. 
Wir sind dazu in der Lage, offen und brüderlich miteinander zu diskutieren, indem wir selbst das Wort ergreifen. 
Wir sind dazu in der Lage, den Verlauf unserer Debatten und unsere Entscheidungen selbst zu kontrollieren.

Die Durchführung von Vollversammlungen darf nicht in den Händen der Gewerkschaften liegen, sondern muss von den Arbeitern selbst in die Hand genommen werden.

 

Wir werden darum kämpfen müssen, unser Leben und die Zukunft unserer Kinder zu schützen. Die Ausgebeuteten dieser Erde sind unsere Klassenbrüder- und -schwestern, die ein- und derselben Klasse angehören. Nur unser Zusammenschluss über alle Grenzen hinweg wird dieses Ausbeutungssystem überwinden können.

 

Teilnehmer der branchenübergreifenden Vollversammlung
des Pariser Ostbahnhofs und Ile de France (Nehmt mit uns Kontakt auf)
 Indymedia Paris.

 

 

Adres aan de loontrekkers, werklozen, studenten en ‘precairen’ van Europa

 

Wij zijn een groep loontrekkers van verschillende sectoren (spoorwegen, onderwijs, informatica…), van werklozen en van iedereen met een precaire baan. Tijdens de stakingen in Frankrijk, die onlangs plaatsvonden, zijn we ons bijeengekomen in een Interprofessionele Algemene Vergadering — eerst op het perron van een station (Station Oost in Parijs), daarna in een zaal van een Arbeidsbureau. Wij willen op zo’n groot mogelijk schaal de arbeiders van andere steden van de regio Parijs groeperen. Want wij hebben genoeg van de klassensamenwerking van de vakbonden, die ons opnieuw naar de nederlaag hebben geleid. Wij wilden ons zelf organiseren om te proberen de stakende sectoren bijeen te brengen, de staking uit te breiden en dat het de stakers zouden zijn die hun strijd zelf controleren.

 

Tegenover de sociale oorlog van de kapitalisten moeten de arbeiders een klassestrijd stellen

 

In Groot-Brittannië, in Ierland, in Portugal, in Spanje, In Frankrijk … In alle landen worden we hard aangevallen. Onze levensomstandigheden worden slechter. In Groot-Brittannië heeft de regering Cameron de opheffing aangekondigd 500.000 banen in de openbare sector, 7 miljard pond bezuiniging in de begroting voor sociale zaken, de verdrievoudiging van het inschrijvingsgeld voor de universiteit, enzovoort … In Ierland gaat de regering Cowen het minimumsalaris per uur met een euro en de pensioenen met 9% verlagen. In Portugal worden de arbeiders geconfronteerd een recordcijfer aan werkloosheid. In Spanje, houdt de “zeer socialistische” Zapatero maar niet op flink te korten op allerlei soorten werkloosheidsuitkeringen, sociale en medische voorzieningen ... In Frankrijk gaat de regering maar door onze levensomstandigheden stuk te maken. Na de gepensioneerden, is de gezondheidszorg aan de beurt. De toegang tot de zorg wordt voor de arbeiders steeds moeilijker : steeds meer medicijnen moeten zelf betaald worden, verhoging van de privé-zorgverzekering, vermindering van ligplaatsen in de openbare ziekenhuizen. Zoals de hele openbare sector (de posterijen, de gas en elektriciteitmaatschappij, de telefoonmaatschappijen), worden de ziekenhuizen ontmanteld en geprivatiseerd. Het resultaat is : miljoenen arbeidersgezinnen kunnen zich van nu af aan niet meer laten verzorgen.

 

Deze politiek is vitaal voor het kapitalisme. Ten opzichte van de crisis en de ineenstorting van hele delen van de kapitalistische economie, vinden de laatsten steeds mindere markten die een bron van winst voor hun kapitaal kan vormen. Ook zijn ze steeds meer gedwongen de openbare diensten te privatiseren. Maar deze markten zijn beperkter in termen van productieve afzetmarkten zoals de pijlers van de wereldeconomie waren zoals de bouw, de automobiel, de olie… Ze zullen, zelf in het beste geval, geen nieuw economische opleving meebrengen, die redding brengt. Ook zal de strijd om de markten. tegen de achtergrond van de ineenstorting, voor de grote internationale trusts steeds meer verbeten worden. Met andere woorden, het zal een kwestie van leven of dood worden voor de investeerders van kapitaal. Om zich te verdedigen verschanst ieder kapitalist zich in deze strijd achter zijn staat. In naam van de verdediging van de nationale economie, zullen de kapitalisten proberen ons mee te slepen in hun economische oorlog. De slachtoffers van deze oorlog zullen …. de arbeiders zijn. Want achter de verdediging van de nationale economie, iedere nationale bourgeoisie, iedere staat, iedere baas probeert zijn “kosten” terug te brengen om zijn “concurrentiepositie” te behouden. Concreet zullen ze niet ophouden de aanvallen op te voeren tegen onze levens- en werkomstandigheden. Als we dat laten gebeuren, als we aanvaarden dat ze de broekriem nog strakker aanhalen, zullen de opofferingen nooit een einde kennen. Ze zullen uiteindelijk onze bestaansvoorwaarden in vraag stellen. Arbeiders, laten we weigeren ons te verdelen in sectoren, corporaties, of nationaliteiten. Laten we weigeren om ons over te leveren aan deze economische oorlog aan deze of gene kant van de grens. Laten we samen strijden en ons in de strijd verenigen ! De oproep, gelanceerd door Marx, is meer dan ooit actueel : “Proletariers aller landen, verenigt u”.

 

Het is aan ons, arbeiders, om de strijd zelf in handen te nemen

 

Momenteel zijn het de arbeiders van Griekenland, Spanje, de studenten uit Engeland die strijden en die onderworpen zijn aan de regeringen die, of zij nu rechts of links is, in dienst van de heersende klasse staan. En net als in Frankrijk, hebben we te maken met een regering die de werkenden en werklozen, de studenten en scholieren gewelddadig onderdrukt. In Frankrijk hebben we ons deze herfst willen verdedigen. We waren met miljoenen de straat op gegaan om deze nieuwe aanval eenvoudigweg te weigeren. We hebben gestreden tegen de nieuwe wet en tegen alle bezuinigingsmaatregelen die ons volop raken. We hebben gezegd : “Nee !” tegen de verergering van de precaire werksituatie en de armoede. Maar de Intersyndicale heeft ons moedwillig naar de nederlaag gevoerd door de uitbreiding van de stakingsbeweging tegen te gaan :

— In plaats van de obstakels van de beroepen en de corporaties te doorbreken om de arbeiders zoveel mogelijk te verenigen, heeft ze de algemene vergaderingen van iedere onderneming uitgesloten voor de arbeiders van elders.
— Ze heeft spectaculaire acties ondernomen om de “economie te blokkeren”, maar niets gedaan om stakingspiketten of vliegende piketten te organiseren die andere arbeiders hadden kunnen overhalen aan de strijd mee te doen. Het zijn de arbeiders en degenen met een precaire baan, die dat gedaan hebben.
— Ze heeft achter onze rug onderhandelt over onze nederlaag, achter de gesloten deuren van de ministeries.

De Intersyndicale heeft de wet op de pensioenen nooit afgewezen, ze heeft zelfs steeds maar weer herhaald dat ze “nodig” en “onvermijdelijk” was. Zo te horen zouden we ons tevreden hebben moeten stellen om naast haar te vragen om “meer onderhandelingen tussen de regering, bazen en vakbonden”, “meer aanpassing van de wet voor een rechtvaardige en billijke hervorming…”

 

In de strijd tegen alle aanvallen kunnen we alleen maag op onszelf vertrouwen. En wat ons betreft hebben wij in deze beweging de noodzaak verdedigd van de arbeiders om zich te organiseren op hun werkplaats in onafhankelijke algemene vergaderingen, om zich op nationale schaal te verenigen om de stakingsbeweging richting te geven door afgevaardigden te kiezen die op ieder moment teruggeroepen kunnen worden. Alleen een geanimeerde, georganiseerde en gecontroleerde strijd door het geheel van de arbeiders, zowel wat betreft de middelen als betreft de doeleinden, kan de noodzakelijke voorwaarden scheppen om de overwinning te verzekeren.

 

Wij weten dat het nog niet afgelopen is, de aanvallen zullen blijven doorgaan, de levensomstandigheden zullen steeds moeilijker worden en de gevolgen van de crisis van het kapitalisme zullen alleen maar erger worden. Overal in de wereld moeten we dus de strijd opnemen. Daarvoor moeten we vertrouwen herwinnen in onze eigen kracht :

Wij zijn in staat de strijd in eigen hand te nemen en ons collectief te organiseren.
Wij zijn in staat om openlijk en kameraadschappelijk te debatteren door middel van het vrije woord.
Wij zijn in staat het verloop van onze debatten en beslissingen te controleren.

De algemene vergaderingen moeten niet door de vakbonden geleid worden, maar door de arbeiders zelf.

Wij zullen moeten vechten om ons leven en de toekomst van onze kinderen te verdedigen ! De uitgebuiten van de hele wereld zijn broeders en zusters van één en dezelfde klasse. Alleen onze eenheid, over de grenzen haan, zal in staat zijn dit systeem van uitbuiting te verslaan.

 

De deelnemers aan de Algemene Interprofessionele Vergadering
“Gare de l’Est et Île de France” (Als je contact met ons wilt opnemen)
 Indymedia Paris.

 


Publié dans Colère ouvrière

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