Action directe contre un chantier de renouvellement urbain à Angoulême - nuit du 2 au 3 novembre

Publié le par la Rédaction

Grand-Angoulême : Incendies et tags au Champ-de-Manœuvre de Soyaux

 

À Soyaux, la tension ne retombe pas autour du chantier de l'Opération de renouvellement urbain qui doit donner un nouveau visage au Champ-de-Manœuvre.

 

 

Hier soir, la pelleteuse qui, depuis maintenant une semaine, grignote l'ancien Flep, a été incendiée. Un incendie criminel. Le troisième visant des engins des entreprises œuvrant à l'ORU. En seulement deux mois.

 

Hier soir, c'est vers 22 heures qu'une ou plusieurs personnes ont mis le feu à cette pelleteuse. Sous l'effet de la chaleur, les pneus de la pelleteuse ont explosé. Un vacarme impressionnant qui a fait craindre une explosion à de nombreux habitants. Les pompiers d'Angoulême sont intervenus pour venir à bout du sinistre. Début août, un premier incendie avait détruit plusieurs engins de chantier. Bis repetita il y a deux semaines. Et encore hier soir.

 

Bombes de peintures volées

 

Ce dernier incendie fait suite à un week-end marqué par des actes de vandalisme. Dans les nuits de vendredi, samedi et dimanche, une bande de vandales a d'abord forcé les cabanes de chantier installées dans la cité dans le cadre de l'ORU.

 

À l'intérieur, ils ont volé des bombes de peinture, puis ont tagué le quartier. Sur les abri-bus, les murs des bâtiments, sur les boîtes aux lettres des immeubles, mais surtout sur la façade de la nouvelle école maternelle Julie-Victoire-Daubié et de la Maison des solidarités.

 

C'est avec des slogans orange fluo que des insultes contre les policiers, signés «Soyo 168sang» et à l'effigie du drapeau algérien, ont dégradé la nouvelle image que veut se donner le quartier.

 

«C'est lamentable, se plaignent les riverains du boulevard Auriol. Ces nouveaux bâtiments sont à peine terminés que quelques voyous nous les foutent en l'air. Ils mériteraient qu'on les fasse frotter jusqu'à ce que toutes les lettres aient disparu.» Même sentiment de colère du côté de la mairie, qui, comme Logélia et la STGA, a porté plainte pour dégradations.

 

«Il faudrait que certains, toujours les mêmes d'ailleurs, comprennent que ce que nous faisons dans ce quartier, c'est pour les habitants», se désole François Nebout, le maire de la commune, qui fait les comptes. Avec les incendies successifs des quatre engins de chantier depuis juillet, les entreprises de l'ORU en sont à 250.000 € de dégâts. Un calcul établi avant la nouvelle ronde incendiaire de la soirée d'hier.

 

 

Incendies : Nuit chaude à Soyaux

 

La nuit avait commencé chaudement au Champ-de-Manœuvre. 22h, hier soir : la pelleteuse qui, depuis une semaine, grignote l'ancien Flep dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain a été incendiée. Victime d'un incendie criminel. Le troisième en deux mois visant des engins engagés sur ce vaste chantier prévu pour durer de longues années.

 

 

Vers 2h30, le quartier a été secoué par une autre vague d'incendies criminels. Sur un parking, sept véhicules ont été incendiés. Gratuitement apparemment. «Dans cet incendie, j'ai perdu le fourgon de mon entreprise avec tout mon stock à l'intérieur ainsi que ma voiture personnelle. Pour moi, c'est une catastrophe. Mes enfants ont tout vu brûler, ils sont traumatisés», décrit et dénonce un habitant du Champ-de-Manœuvre.

 

Des habitants pris en otage depuis maintenant de longues semaines. Cette nuit d'incendies ponctue plusieurs mois de fortes tensions dans le quartier. Depuis début août notamment. Ce week-end, trois nuits consécutivement, des tags insultants ont aussi recouverts les murs du quartier.

 

Leur presse (Charente libre), 3 novembre 2010.

 


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