Action de blocage économique à Caen - 15 novembre

Publié le par la Rédaction

À l’appel de l’AGIL et de l’AG étudiante, environ 40 personnes se sont retrouvées place Bouchard à partir de 17h30. Elles patientent encore une trentaine de minutes avant d’être prévenues de l’action. Celle-ci se déroule dans un espace proche mais il faut y aller rapidement. C’est donc au pas de course que les manifestants remontent la rue de Strasbourg puis bifurquent rue du Moulin. Ils arrivent derrière les galeries Lafayette. Certains pensent que c’est la cible mais la tête de cortège continue sa route. Elle s’arrête devant l’ancienne CCI. Déjà, une voiture de la BAC s’est garée à l’entrée de la rue du général Giraud.

 

L’objectif est le Monoprix. Les vigiles sont aussi de sortie et bloquent l’entrée située en face de l’arrêt de bus. Une minute plus tard, quatre voitures de la police arrivent sirène hurlante par la place du Théâtre. Des policiers avec des boucliers et matraques en sortent. Les manifestants décident de se replier vers le centre piétonnier par la rue du pont Saint Jacques. Groupés, ils repassent derrière les galeries Lafayette puis se dirigent vers le Mac Donald. La masse de manifestants se met devant l’entrée, empêchant ainsi que des consommateurs puissent y entrer. Ceux qui sont à l’intérieur peuvent en sortir. Seules deux personnes ont été vindicatives et ont forcé l’entrée du Mac Do pour y consommer ; le reste prenait ça avec philosophie.

 

La situation se stabilise pendant une demi-heure puis une dizaine de policiers en tenue, qui étaient garés face au Monoprix, arrivent par le trottoir. Ils portent boucliers et recharges de lacrymogènes. Prévenus, les manifestants décident de quitter les lieux. D’autant plus que des policiers de la BAC rodent non loin. Le cortège s’arrête au début de la rue saint Pierre afin que les manifestants discutent de la suite de l’action. À la majorité, il est décidé de remonter la rue saint Pierre, toujours suivi par une voiture banalisée de la police. Place Bouchard, le cortège se dissout ; c’était un leurre pour les forces de l’ordre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résistances Caen, 15 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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