Action anti-vidéosurveillance à Aurillac - La police travaille

Publié le par la Rédaction

Aurillac : Une trentaine d'armes à feu saisies

 

Un important déploiement des forces de l'ordre a eu lieu, hier matin, sur l'aire d'accueil des gens du voyage de Tronquières, à Aurillac. Lors des perquisitions, réalisées suite à une série de dégradations sur des caméras de vidéosurveillance non loin, plus d'une trentaine d'armes à feu ont été découvertes.

 

Six heures du matin, heure légale pour l'intervention. À bord de huit fourgons, soixante-cinq gendarmes de l'escadron de gendarmerie mobile de Bron (Rhône) arrivent sur l'aire d'accueil des gens du voyage de Tronquières, à la sortie sud de la ville.

 

Avec eux, douze officiers de police judiciaire — dont le directeur départemental de la sûreté publique, Emmanuel Allabatre — et sept policiers, également venus du commissariat d'Aurillac.

 

Le périmètre est rapidement bouclé, le chemin d'accès au campement fermé à toute circulation. Alors que tout est endormi, la fouille, qui s'annonce longue, débute dans chacune des caravanes.

 

Une perquisition demandée par le procureur de la République, Jean-Pascal Violet, dans le cadre d'une enquête concernant une série de dégradations opérées sur des caméras de vidéosurveillance situées non loin, à proximité de l'aéroport.

 

Dans la nuit du 12 au 13 décembre, plusieurs équipements installés par la Communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac (Caba) sur des réverbères avaient été vandalisés par des tirs d'armes à feu.

 

D'après les premiers témoignages recueillis, précise le parquet, des menaces avaient été proférées par des jeunes de la communauté des gens du voyage à l'un des installateurs mandaté par la Caba, lui indiquant que les caméras seraient dégradées durant la nuit. Ces mêmes personnes avaient également été aperçues en train de chasser des oiseaux au moyen de fusils, ce qui avait orienté les enquêteurs vers la proche communauté. C'est dans ce cadre que les forces de l'ordre sont intervenues hier, afin de rechercher les armes et les auteurs des tirs. Et leurs efforts ont été fructueux.

 

Jusqu'à 10h30, chacune des caravanes stationnées sur l'aire a été méticuleusement fouillée avec l'appui d'une équipe cynophile spécialisée dans la recherche de stupéfiants.

 

Au terme de l'opération, 36 armes à feu ont été saisies, «principalement des fusils de chasse et quelques armes de loisir», indique le procureur.

 

Cette opération s'est déroulée dans le calme, sans qu'aucune échauffourée n'ait été constatée, comme le confirme le commissariat d'Aurillac : «Nous avons expliqué aux habitants les raisons de notre présence. Outre quelques discussions, tout s'est passé dans le calme.»

 

La suite de l'enquête de flagrance devrait permettre de vérifier la légalité de la détention de ces armes et s'attachera également à l'identification des auteurs des dégradations.

 

Leur presse (Julien Bachellerie,
La Montagne), 21 décembre 2010.

 


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