À Vancouver l'État criminalise les activistes anti-olympiques

Publié le par la Rédaction

Liberté totale et inconditionnelle pour Guillaume !

Via la presse canadienne, on pouvait apprendre il y a trois jours que Guillaume Beaulieau, un activiste opposé aux Jeux olympiques originaire de Rivière-du-Loup, au Québec qui habite maintenant Vancouver, est accusé d’avoir utilisé un «air horn» (sirène à air) pour dire à la foule de se sentir libre de faire du vandalisme et d’avoir été un «leader» dans la formation d’une barricade.

Le camarade avait fait une tournée à travers le Canada pour faire de l’éducation populaire sur les Jeux olympiques de Vancouver, avait déjà rencontré des agents de renseignement qui voulaient qu’il cesse son activisme et s’était même fait arrêter en Ontario, pour empêcher qu’il donne une conférence sur le sujet. C’est totalement ridicule et digne d’un État policier que de lui reprocher les actes de vandalisme qui ont pu être commis durant la manifestation alors qu’il utilisait une sirène que l’on retrouve dans les manifestations syndicales et étudiantes. Il a jusqu’été qualifié de «ring leader» (leader du ring) du black block par la police ! Guillaume n’avait pas besoin de casser une vitre, le simple fait qu’il ait diffusé de l’information et fait des présentations, jusque dans des classes d’écoles, a suffi pour qu’il soit qualifié de Québécois dangereux dans les médias. Il est accusé de méfaits de plus de 5000$ comme si c’était lui qui avait provoqué le vandalisme avec sa sirène.


Les vrais criminels sont nos dirigeant-e-s politiques qui ont instauré un régime de surveillance inutile envers des activistes préoccupé-e-s par des enjeux inquiétants entourant les Jeux olympiques de Vancouver. Le CIO n’aura pas eu le même pouvoir pour taire les critiques de grands journaux internationaux comme The Times, The Guardian et le New York Times. Guillaume n’est pas un criminel.

Collectif Emma Goldman, 19 février 2010.


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