À propos de l'espace autogéré "Resalto"

Publié le par la Rédaction


Dans la municipalité de Keratsini, la police a raflé le squat anarchiste Resalto avant d’investir de même la mairie occupée (22 arrestations à Resalto et 41 à la mairie). Certains ont été libérés depuis, d’autres demeurent entre les mains des flics. Le Conseil municipal de Keratsini a pris la résolution suivante :
À la suite des tristes incidents qui se sont déroulés dans notre ville, le Conseil municipal de Keratsini déclare à la majorité :
1) Nous déclarons que nous ne tolérons pas dans notre ville la répression de l’État à l’encontre des actions politiques.
2) Nous dénonçons l’attaque menée par la police contre l’espace politique Resalto à Keratsini et la mairie.
3) Le mouvement politique Resalto fonctionne dans notre ville par des événements politiques, artistiques, culturels et autres.
4) Nous demandons la libération des 64 citoyens arrêtés dans notre ville.
5) Nous déclarons qu’aucun outrage ni aucune destruction n’ont eu lieu à la mairie.
6) [L’occupation] de la mairie par les 42 personnes interpellées est évidemment une action politique que nous acceptons comme telle.
7) Nous dénonçons les médias de masse qui ont falsifié les faits consciemment ou non.
8) L’administration municipale organisera une conférence de presse afin de rétablir la vérité, parce que nous considérons comme légitimes les actions politiques menées dans notre ville.
Le Maire, Leontiadis Panagiotos
Résolution adressée au Ministre de la Protection du Citoyen ; au Ministre des Affaires intérieures et de la Décentralisation ; au bureau du Procureur du Pirée ; aux médias.




Dernière minute : Tous ont été libérés !

Les 41 personnes arrêtées à la mairie ont été libérées hier après-midi.

Les 22 personnes arrêtées à Resalto ont été libérées aujourd’hui à 6h30. Ils ont été accueillis par leurs familles et des gens solidaires qui les attendaient devant le tribunal du Pirée. Quatre ont été libérés sans condition, l’un avec une amende de 15'000 euro, deux 5000 euro chacun, six 3000 euro chacun, et le reste sous contrôle judiciaire (interdiction de quitter le pays, doivent pointer au commissariat régulièrement).





About the open selforganized space “Resalto”
Keratsini is the municipality, where the police raided the anarchist space Resalto and then raided the occupied town Hall as well, arresting 22 in Resalto and 41 in the Town Hall. Until now, some are set free and some other remain in the hands of the police. The Municipal Council of Keratsini published the following resolution (the translation is unofficial):
Resolution No 284
After the sad incidents that took place in our city, the Municipal Council of Keratsini with majority (with Mr Dimitrios Moyrikis and Mrs Sophia Thomarei having the opinion that their submitted resolution should be accepted) decided:
1st/ We declare that we do not tolerate in our city the state repression for political actions and acts.
2nd/ We denounce the attack of the police at the political space RESALTO of Keratsini and at the Town Hall.
3rd/ The political movement RESALTO functions and activates itself in our city with political, artistic, cultural and other events.
4th/ We ask that the 64 arrested citizens that were arrested in our city are set free.
5th/ We declare that no offense or destruction did not take place in the town Hall.
6th/ The move of entry in the Town hall by the 42 arrested for us is a clearly political action and we accept it.
7th/ We denounce the mass media that twisted and counterfeited the facts consciously or due to false information.
8th/ The Administration of the Municipality should organizes a press conference in order to restore the truth, because in our city we consider the political actions legitimate.
THE CHAIRMAN
LEONTIADIS PANAGIOTIS

NOTIFICATION
1/ Minister of Protection of Citizen
2/ Minister Internal Affairs and Decentralisation
3/ Attorney’s office of Piraeus
4/ Media

LAST INFORMATION: ALL ARE SET FREE!

The 41 arrested in the Town Hall were set free yesterday afternoon.
The 22 arrested from Resalto were set free today at 6.30 am. They were recieved by people in solidarity and family that were standing outside the court of Piraeus. Four are set free without conditions, one has to pay a bail of 15000 euro, two have to pay 5000 euro each, six have to pay 3000 euro each, and the rest with other restrictions (can’t leave the country, have to be present at a police station every some days).
After The Greek Riots, 8 décembre 2009.

Publié dans Grèce générale

Commenter cet article