À la SNCF, on ne dit plus "sabotage", on dit "malveillance"

Publié le par la Rédaction

Acte de malveillance : Un TGV Paris-Bordeaux met neuf heures pour arriver

 

Un train à grande vitesse (TGV) Paris-Bordeaux, avec 200 passagers à bord, a mis neuf heures pour arriver à destination, dans la nuit de lundi à mardi, en raison d'un acte de malveillance commis sur la voie au nord de Poitiers, a indiqué la SNCF.

 

Vers 20 heures, lundi soir, un train express régional (TER) a percuté un morceau de rail d'une quarantaine de kilos posé en travers de la voie à Chasseuneuil du Poitou (Vienne), provoquant d'importants dégâts sur les infrastructures et endommageant une partie des installations de signalisation sur plusieurs kilomètres, a rapporté la direction régionale SNCF Aquitaine-Poitou-Charentes.

 

«C'est un acte de malveillance avéré», a ajouté la SNCF, selon laquelle une enquête de police a été ouverte.

 

Les voies ont pu être dégagées vers 22h30, quand un TGV qui se trouvait derrière a poussé au ralenti le TER jusqu'à Poitiers où les passagers du train régional ont débarqué avec deux heures de retard, selon la même source.

 

Le TGV, parti à 18h20 de la gare Paris-Montparnasse, a repris sa route vers Bordeaux mais à cinq km/heure sur dix km en raison de «l'impact du choc sur la signalisation», arrivant en gare de Bordeaux à 3 heures du matin au lieu de 21h30. Une centaine de voyageurs qui devaient se rendre plus au sud ont attendu les correspondances du matin dans une rame couchette chauffée mise à leur disposition.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 26 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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