À Chambéry, les lycéens veulent poursuivre le mouvement contre la réforme des retraites

Publié le par la Rédaction

 

Le Comité lycéen de Vaugelas prépare à sa manière la rentrée, après les vacances de Toussaint, en organisant la suite du mouvement contre la réforme des retraites.

 

«Dans toute la France, les actions se poursuivent tous les jours sans répit. Il est indispensable pour les jeunes de rejoindre, encore plus nombreux qu'avant les vacances, le mouvement social contre la casse des retraites, contre le vol programmé de deux ans de vie des salariés, ceci aux profits des actionnaires qui engrangent des profits colossaux dans un climat de crise», explique un communiqué largement diffusé mardi 2 novembre.

 

Une assemblée générale des élèves du lycées Vaugelas est programmée vendredi 5 novembre à 12h50, dans l'enceinte de l'établissement. D'autres assemblées similaires devraient se tenir dans les autres établissements de l'agglomération.

 

Une manifestation unitaire devrait se dérouler samedi 6 novembre, à partir de 14 heures.

 

Leur presse (La Vie nouvelle), 2 novembre 2010.

 

 

À Cherbourg, les lycéens font la queue devant Pôle emploi

 

Nouvelle action des lycéens dans le prolongement du mouvement sur les retraites. Cet après-midi, grimés, une trentaine d’entre eux a décidé de faire la queue devant les locaux de Pôle emploi, rue François-la Vieille. « Pour bien montrer que les personnes âgées devront bientôt se plier à cet exercice.» Tous les lycées de l’agglomération étaient représentés, principalement Millet et Tocqueville. Malgré les vacances et le vote de la loi, les lycéens entendent rester mobilisés. Ils participeront ainsi à la manifestation intersyndicale prévue samedi prochain.

 

Leur presse (Ouest-France), 2 novembre.

 

 

Millau : Le proviseur du lycée Jean-Jaurès juge le blocage «illégal»

 

Au lendemain du blocage du lycée, du 13 au 21 octobre au soir, le proviseur du lycée Jean-Jaurès, Olivier Leclercq, nous a livré ses sentiments.

 

Comment avez-vous réagi à ce blocage ? Qu'avez-vous fait alors ?

 

J'ai déposé plainte à la gendarmerie pour entrave illégale à la liberté du travail. Celle-ci a été présente pour surveiller et éviter les éventuels débordements. Il n'y a eu aucun souci, car en dehors de l'aspect blocage, les élèves ont été très corrects et je n'ai pas eu de craintes.

 

Les cours ont-ils été arrêtés ?

 

J'ai alors pris la décision de transférer le collège sur le site de Foch, les 4e, 3e et le service administratif. Le maire a mis à disposition deux salles au caveau, ce qui nous a permis de fonctionner correctement. Concernant le lycée, une bonne partie des 1re et terminale a eu cours normalement (16 élèves sur 22 en terminales S, par exemple), avec quelques aménagements. Ainsi, la règle du service public d'éducation a fonctionné.

 

Quels ont été vos rapports avec les parents d'élèves ?

 

J'ai été en contact avec la FCPE et les élections au conseil d'administration du lycée ont eu lieu. La cantine a été assurée tous les jours. Le personnel a joué le jeu pour s'adapter en souplesse. J'ai reçu énormément d'appels des parents qui trouvaient ce blocage anormal. Ce n'était plus de mon ressort, mais celui du préfet qui aurait pu faire appel aux forces de l'ordre.

 

Que va-t-il se passer ce mercredi (demain) ?

 

J'espère que nous pourrons redémarrer ce mercredi (mes informations me le laissent penser), avec quelques aménagements pour rattraper le temps perdu. La place des élèves est dans les salles de cours, sinon ils risquent d'en payer le prix le jour de leurs examens. Une majorité d'entre eux veut travailler. Lors de la dernière manifestation, la gendarmerie a relevé qu'ils étaient quinze, cela représente 5% de mes 400 élèves.

 

C'était votre baptême du feu ?

 

Oui, en Alsace, les élèves estiment que bloquer le lycée ne gêne qu'eux. J'espère que, ce mercredi, ils vont se remettre tous sereinement au travail. Je ferai une explication de texte sur les notions et règles de liberté.

 

Leur presse (Midi Libre), 2 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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