À Besançon et partout : feu aux prisons !

Publié le par la Rédaction


Le 19 janvier 2010 ont été tirés des feux d’artifice pour les détenus de la maison d’arrêt de Besançon La Butte.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la semaine de solidarité avec les inculpés de Vincennes et a été menée contre la politique sécuritaire qui enferme ceux qui luttent, ceux qui misèrent…

Le 19 janvier 2008 Ivan et Bruno (puis Isa, Farid et Juan) étaient arrêtés à Vincennes puis incarcérés pour leur participation à la lutte contre la déportation des sans-papiers. Cette affaire n’est toujours pas jugée, ils le paient encore.

Le 19 janvier 2009, à Bordeaux, brûlait le Centre de Rétention Administrative (CRA…) où étaient stockés arbitrairement des humains de passage en l’attente de leur déportation.

Le 19 janvier 2010, un camarade a été condamné à un an de prison pour avoir tenté d’apporter un soutien matériel (sous forme de viande, et de moyen de communication et de divertissement) aux détenus de la Maison d’arrêt ; il y croupit désormais.

D’un côté ou de l’autre du mur, le système qui nous broie est le même, par la solidarité nous le ferons tomber.

Feu aux prisons !

Indymedia Auvergne, 22 janvier 2010.


N.B. : À propos du «camarade [qui] a été condamné à un an de prison pour avoir tenté d’apporter un soutien matériel», voilà la version trouvée dans la presse :

Le «livreur» de la maison d’arrêt écope d’un an ferme
Il s’apprêtait à balancer un colis par-dessus les hauts murs lorsque les policiers l’ont arrêté.
Le jet de «colis» dans la cour de promenade de la maison d’arrêt de Besançon est devenu un exercice rituel depuis quelques années. Guère de semaines sans que des produits divers ne soient expédiés ainsi par la voie des airs.
Les policiers le savent et ont multiplié les rondes pour dissuader les lanceurs.
Le 15 août dernier un homme de 31 ans en a fait les frais alors qu’il préparait près du mur d’enceinte un projectile constitué d’une cinquantaine de grammes de cannabis, d’un téléphone portable et de viande. De l’autre côté, un détenu devait récupérer la livraison après son coup de sifflet.
Il n’en a pas eu l’opportunité car une patrouille a intercepté son complice jugé cette semaine en correctionnelle.
Rien d’altruiste, assure-t-il, dans cette livraison.
C’est pour gagner 20 euros qu’il aurait accepté de transmettre le colis.
Dubitatif le procureur relève surtout qu’il a déjà une douzaine de condamnations à son actif notamment pour stupéfiants et qu’il encourt, de ce fait, quatre ans de prison.
Les juges ne sont pas allés jusque-là.
Ils se sont contentés de lui infliger une année de prison ferme en délivrant un mandat d’arrêt car le prévenu a préféré s’esquiver durant le délibéré.
Leur presse (Le Progrès de Lyon), 19 janvier.

Brèves du désordre, 22 janvier.

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