Un été meurtrier pour nos droits sociaux

Publié le par la Rédaction

Ils ont décidé de nous terminer de nous achever, de nous crever.

Cet été, pendant que les couches populaires vont se dorer la pilule sur les plages polluées et que les plus pauvres restent chez eux à affronter la canicule ou les inondations, le gouvernement se dépêche de faire passer plusieurs projets de loi.

    La tendance générale des mesures qu’ils nous ont concoctées, ce n’est pas une révélation, est à l’antisociale.
    Ce gouvernement est d’autant plus dangereux que lui aussi raisonne en termes de classes : Toujours plus pour les riches et encore moins pour les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches en prenant aux pauvres.

Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le service public et particulièrement dans les transports. Pourtant des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc…). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946.

    Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leur revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des femmes et des hommes sans craindre une réaction, elle reste donc l’arme que nous privilégions pour imposer nos revendications.
    Cette réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le service public. Ainsi quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en s’attaquant au droit de grève. Sans compter qu’en France, par la grève, les cheminots ont souvent été à la pointe de la défense des intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1995, les retraites en 2003).

    De plus le gouvernement ne cache pas sa volonté d’étendre le service minimum aux autres services publics. Sont particulièrement visées, La Poste et l’Éducation Nationale.

L’embuscade se referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour défendre les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si nous ne réagissons pas, c’est à terme le droit de grève dans le public comme dans le privé qui sera remis en cause.


Le choix est clair : se soumettre ou résister.

PAS DE SERVICE MINIMUM…
POUR LA LUTTE DES CLASSES !

PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS

RASSEMBLEMENT MARDI 31 JUILLET À 14h30
DEVANT LA PRÉFECTURE
(106 rue Pierre Corneille - Lyon 6)


Il est possible de s’organiser autrement et de gagner. La CNT, syndicat autogestionnaire et autogéré, sans permanent, refusant les élections aux organismes de cogestion, agit et intervient grâce au travail de ses militants et adhérents sans «aides» ni «subventions» patronales.


CNT PTT du Rhône
BP 2600, 69218 LYON CEDEX 02 - Tél. 04 78 27 05 80 - Courriel
Permanences les jeudis de 15h à 17h au 44 rue Burdeau, 69001 LYON


Le MEDEF en rêvait, La Poste l’a fait

La Direction du Courrier de La Poste vient de déclarer irrégulier le préavis de SUD pour la nuit du vendredi 20 au 21 juillet ainsi que le préavis illimité d’une heure pour les salariés de droit privé, au prétexte que les revendications ont été satisfaites et qu’un accord a été signé avec deux organisations syndicales ultra minoritaires (CGC et UNSA).
    Les personnels consultés ont jugé cet accord insuffisant. Il est donc légitime aux grévistes de continuer la lutte.
    À Saint-Priest CTC, le personnel est parti très majoritairement en grève.
Aujourd’hui, la direction du courrier les menace de sanctions. La CNT, très engagée dans l’action, reste plus que jamais aux côtés des travailleurs en lutte pour la défense de leurs revendications et du droit de grève.

Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article