Il Molino, Intersquat & le Rhino sur la Tour

Publié le par la Rédaction

Solidarietà del Molino con lo squat «La Tour» di Ginevra
Il Centro Sociale il Molino di Lugano, esprime la sua solidarietà con i compagni e le compagne dello storico squat ginevrino «La Tour» sgomberato brutalmente la mattina del 10 luglio.
    Nello spazio de la Tour erano ospitati, ormai da una quindicina di anni, numerose attività quali dibattiti e concerti, un fornitissimo infokios, una mensa popolare ed un asilo nido autogestito.
    Sono circa una ventina gli squats che nella zona sono minacciati di sgombero, tra i quali citiamo il Rhino, che rischia di essere sgomberato nel corso della prossima settimana. Una lotta quotidiana per garantire delle oasi di socialità in un tessuto urbano sempre più orientato alla speculazione e al profitto.
    In Svizzera, da qualche tempo a questa parte, è in atto una vera e propria ondata repressiva contro gli spazi autogestiti. Questi spazi liberati crediamo siano invece degli elementi indispensabili da proteggere e valorizzare all'interno delle nostre città. Il diritto alla casa deve essere garantito a tutt*. Occupare stabili, lasciati vuoti per cercare di aumentarne il valore immobiliare, è la logica conseguenza di queste scelte scriteriate.
Casa vuota casa mia!
Saluti solidali:
CSOA Il Molino

Solidarité du CSOA il Molino avec la Tour et Rhino

Il Centro Sociale il Molino di Lugano exprime sa solidarité avec les camarades du squat historique «la Tour» de Genève, brutalement évacué le matin du 10 juillet.     Dans l’espace de la Tour étaient hébergés, depuis une quinzaine d’années, de nombreuses activités parmi lesquelles débats et concerts, un infokiosk très fourni, un resto autogéré ainsi qu’une crèche autogérée.
    Dans la région, il y a environ une trentaine de squats qui sont sous la menace d’une évacuation, parmi lesquels nous citons le Rhino, qui risque une évacuation au cours de la semaine prochaine. Une lutte quotidienne pour garantir des oasis de socialité dans un tissu urbain toujours plus orienté vers la spéculation et le profit.
    En Suisse, depuis quelque temps, une véritable vague repressive s’abat sur les espaces autogérés. Nous croyons que ces espaces libérés sont au contraire des éléments indispensables, à protéger et valoriser dans nos villes. Le droit à la maison doit être garanti à toutes et tous. Occuper des immeubles, laissés vides pour en augmenter la valeur immobilière, et la logique conséquence de ces choix inacceptables !

Casa vuota casa mia !
Maison vide maison à moi !

Salutations solidaires,


Communiqué d’Intersquat au sujet de l’évacuation de La Tour

Une fois de plus, nous avons été témoins de la fourberie des entrepreneurs véreux et de leur ami Zappelli la crevure, ainsi que de ses sbires les flics et les juges.


Hier matin, les forces de l’ordre ont pénétré par effraction dans l’immeuble du 4 rue de la Tour, habité depuis 7 ans par une quinzaine de personnes. Jusqu’alors, s’y déroulaient également les activités suivantes : crèche autogérée, bibliothèque-infokiosque, répétitions de musique et de théâtre, concerts, atelier de sérigraphie.


Sous le prétexte fallacieux d’un contrôle d’identité, et prétendant qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation (quelle mascarade !), les poulets ont menotté et enfourgonné 10 habitants. La police a ensuite introduit un huissier sans vergogne dans les lieux afin qu’il constate que l’immeuble était soi-disant vide et abandonné, condition nécessaire pour que le propriétaire commence les travaux sur le champ. C’est alors que cet huissier menteur, rencontrant un habitant sous la douche, a fait semblant de ne pas le voir (sic !) et a demandé à la police de procéder à son arrestation et à son évacuation.


Et que dire des 10 autres occupantes, qui ont été débusquées et arrêtées avec brutalité, des heures plus tard, alors que les ouvriers détruisaient déjà l’intérieur de la maison et déménageaient le contenu des appartements ?


Zappelli continue à roder sa méthode de ripou à la solde de la bourgeoisie affairiste et spéculatrice. Il a promis aux propriétaires d’éradiquer les squats : désespéré de ne trouver aucun moyen légal pour tenir cette promesse, il choisit d’agir en dehors des lois. Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas la loi que l’on ne peut pas trouver un peu bizarre que le Procureur général ne la respecte pas et cherche par tous les moyens à la contourner.


La menace de généraliser ces méthodes de vilains plane sur la ville… Après la Maison Blardone et la Tour, c’est maintenant Rhino et bien d’autres maisons qui sont sur la sellette. Leurs habitants risquent de se voir jeter demain dans la rue et la précarité.


Face à cette situation, le Conseil d’État, complice, reste muet, prétendument sans contrôle sur son Procureur et sa police. Il se ridiculise. Messieurs, si vous n’avez aucun pouvoir, songez à vous engager comme GPA (agent de sécurité), vous pourrez ainsi vous soumettre directement aux ordres !


Vous qui êtes descendus spontanément hier dans la rue pour manifester votre soutien et votre colère légitime face à ceux qui piétinent votre quotidien, vous qui vous saignez pour payer un loyer à votre riche et gras propriétaire, vous ne vous êtes pas trompé d’ennemi. Unissons-nous contre ce qui nous opprime ! Ce matin, les ouvriers monteurs d’échafaudages ont refusé de travailler sous blocus policier. Nous les encourageons à abandonner définitivement ce chantier d’anéantissement et nous exhortons les autres corps de métiers à ne pas s’abaisser à une si vile besogne.


Nous ne nous laissons pas terroriser ! Nous continuerons notre combat avec panache, courage et détermination !!! Libérez nos camarades encore séquestrés!


Mort au capital,
Intersquat



Communiqué de presse RHINO
Le collectif RHINO exprime son profond dégoût devant l’expulsion illicite des habitants du 4, rue de la Tour. Les méthodes que nous dénoncions la semaine dernière ont été mises en œuvre, dans le dédain le plus profond de la dignité humaine, pour mettre 11 personnes de plus à la rue, sans solution de relogement.
   
En Suisse, selon le Tribunal Fédéral, nul ne peut être expulsé de son logement sans jugement, et Daniel Zappelli n’est pas un juge. Le Procureur Général a donc ordonné une opération illégale, c’est pourquoi nous réclamons sa démission : le garant de l’État de Droit de notre canton ne saurait trahir sa fonction en passant outre les compétences des tribunaux.
   
Genève, capitale mondiale des Droits Humains, de la Justice et de la Paix ? Cette appellation vient de lui être retirée pour longtemps par les agissements irresponsables du Procureur Daniel Zappelli. Parlons de Genève capitale de la spéculation, du mépris des personnes, et de la compromission des garants de l’État de Droit.
   
Nous demandons au Conseil d’État de se prononcer formellement et sans ambiguïté sur l’illégalité de telles expulsions.
   
Nous lui demandons également de prendre une position claire sur le futur proche des habitants de RHINO et des autres squatts, et de ne pas se cantonner dans un silence inadmissible.
   
Le Conseil d’État permettra-t-il oui ou non l’évacuation illégale des 80 personnes résidant à RHINO, en toute connaissance de cause ?
   
Dans l’affirmative, nous pensons qu’un tel déni de justice jetterait un discrédit irréparable sur les institutions de notre canton.
   
Alors que la crise du logement n’a jamais été aussi grave qu’à présent, nous demandons au Conseil d’État de surseoir à toute évacuation sans offre de relogement.
    Nous appelons également les partis politiques à exposer leur avis sur la situation.
   
Les évènements de ce jour doivent servir d’avertissement à la population entière : Aujourd’hui les squatteurs, demain les mauvais payeurs, pourquoi se gêner lorsqu’on a l’impunité ? Pourquoi ne pas fermer les tribunaux si leur travail est méprisé ?
    G
enève se doit de réagir envers la situation présente, sans délai.
   
En dédaignant la justice, Daniel Zappelli a brisé la paix des squatts.
    Les troubles de l’ordre public et les déprédations de cette journée et de cette nuit n’ont rien à voir ni avec le Collectif RHINO, ni avec son mode d’action, et nous regrettons, comme tous, ces réactions excessives. Leur cause, cependant doit être clairement attribuée à la politique du Procureur Général.

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